Historique des activités 2010-2015

~ Automne 2015 ~

Programmation Hiver-Printemps 2015 (Dépliants des Dimanches philo)

26 avril 2015 ~ Ciné-Philo        [Affichette avec tous les détails]

Film : Décalogue 6 : Tu ne seras pas luxurieux, film de Krzysztof Kieslowski (1988)
N. B. Film polonais avec sous-titres français

« Inspiré des dix Commandements [de La Bible] le Décalogue est la base de notre morale. Dans cette série de dix films moraux, les premiers concernent les rapports entre Dieu et l’homme, les suivants traitent de problèmes plus concrets et prosaïques. L’histoire du Décalogue 6  : Tu ne seras pas luxurieux :  « Tomek observe sa voisine, Magda, à l’aide d’une longue-vue. Il réussit à vaincre sa timidité et finit par la rencontrer. C’est un fiasco. Il tente de se suicider. Magda vient alors vers lui. “Le vrai sujet de ce film, c’est la solitude. Il y a beaucoup de vitres entre les personnages. Chacun souffre dans son coin, puis souffre encore pour parvenir à rencontrer l’autre vraiment. Avant d’être face à face, il y a un prix à payer: celui de la vitre cassée. »

Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5189.html

En la bonne compagnie de M. Yves Vaillancourt qui publiait en 2014 aux Presses de l’Université Laval, Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. L’auteur y analyse les films du Décalogue à partir de la théorie du désir mimétique de René Girard.  M. Vaillancourt nous suggère quelques questions fort intéressantes pour la période d’échanges qui suisuit la projection du film. Séance de signature : Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski.

13 h à 16 h 30 – Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil

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12 avril ~ Dimanche philo  : « Mots de passe pour grandir en humanité… »

Conférence-entretien avec Jean Proulx, philosophe et écrivain qui travaille au confluent de la philosophie, de la science et de la spiritualité. Jean Proulx présentera les idées phares de l’ouvrage qu’il a écrit en 2013 avec l’entrepreneur et directeur de La Maison des leaders, Rémi Tremblay, ancien PDG d’ADECCO Canada. Une invitation à revisiter des mots présentés comme essentiels au devenir humain. Quels mots ?

Silence / Contemplation / Discernement / Vocation / Dépouillement / Bien commun / Foi / Sacré / Gratitude
… Mots de passe, ou mots d’impasse ?

-> Animation : Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Séance de signature :

Proulx, Jean et Rémi Tremblay (2013) Mots de passe. Petit lexique pour la joie de vivre. Montréal, Médiaspaul, 191p.

Proulx, Jean (2014) Écoute en toi cette sublime musique. Lettres sur l’art de vivre. (Préface de Benoît Lacroix), Montréal, Médiaspaul, 160p.

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29 mars ~ Dimanche philo : « Littérature et philosophie : entretien avec Hélène Dorion » [Affichette + informations]

Hélène Dorion est écrivaine et philosophe. Selon Jean-Claude Ravet, ses écrits permettent de : « Rester en éveil. Restituer le mystère, le pouvoir du rêve. Secouer les fondations du tel quel, l’indolence de l’âme, l’apathie du coeur. Faire ressentir la sensation d’exister, d’habiter cette terre fragilisée. Faire de nous des veilleurs du monde, des gardiens d’humanité, dans notre coin de planète qui nous est imparti. »

L’entretien, mené par Jacques J. Perron,  philosophe, portera sur le plus récent livre d’Hélène Dorion, Recommencements (Druide, 2014), et nous engagera vers son ouvrage  précédent, Sous l’arche du temps (Typo, 2013).

L’événement comprendra une séance de signature.

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15 mars 2015 ~ Ciné-philo

Film : Décalogue 1 : Un seul Dieu tu adoreras de Krzysztof Kieslowski (1988)
N. B. Film polonais avec sous-titres français

13 h à 16 h 30, dans les locaux de l’Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil, Rez-de-chaussée, Salle 016 – Coût de l’activité : 20 $ (projection , léger goûter, animation philosophique, document d’accompagnement, discussion en bonne compagnie)

« Inspiré des dix Commandements [de La Bible] le Décalogue est la base de notre morale. Dans cette série de dix films moraux, les premiers concernent les rapports entre Dieu et l’homme, les suivants traitent de problèmes plus concrets et prosaïques. L’histoire du Décalogue 1 : Un seul Dieu tu adoreras est celle de Pavel, onze ans, qui meurt brusquement. Sa tante, catholique fervente, prie tandis que son père, universitaire spécialiste d’informatique, fou de douleur, brise l’autel d’une église en construction. »
Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5189.html

« Dans ce premier moyen-métrage du gigantesque Décalogue, Krzysztof Kieslowski nous offre une vision douce, poétique et affreusement tragique des idoles. Un plateau d’acteurs extraordinaires, mention spéciale à Wojciech Klata, qui est vraiment magistral de sincérité et de justesse. Une expérience à vivre. »
Source : http://www.allocine.fr/membre-Z20130822231620260359358/movie/5189

-> Nous sommes heureux d’annoncer la participation de M. Yves Vaillancourt…

Pour ce ciné-philo (et pour celui du 26 avril) nous serons en la bonne compagnie de M. Yves Vaillancourt qui publiait en 2014 aux Presses de l’Université Laval, Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. L’auteur y analyse les films du Décalogue à partir de la théorie du désir mimétique de René Girard.  M. Vaillancourt nous suggère quelques questions fort intéressantes pour la période d’échanges qui suivra la projection du film. On pourra se procurer (et faire signer) l’ouvrage sur place.

Réservation obligatoire : 450.670.8775 ou philosophes@me.com

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1er mars 2015 ~ Dimanche philo  : « La nation québécoise et ses nombreux ‘orphelins politiques’… » [Affichette]

Invité : Paul St-Pierre Plamondon, avocat et chroniqueur

Paul St-Pierre Plamondon est avocat, vice-président de Delegatus services juridiques, cofondateur de Génération d’idées et chroniqueur politique dans les médias. En 2014, il publiait chez Boréal Les orphelins politiques. Plaidoyer pour un renouveau du paysage politique québécois. Dans le cadre de notre thème « Du souci de soi, au souci de l’autre et de la nature », il accepte de partager avec nous le fruit de ses réflexions pour un meilleur vivre ensemble au Québec.

Séance de signature : Paul St-Pierre Plamondon (2014) Les orphelins politiques. Plaidoyer pour un renouveau du paysage politique québécois. Montréal, Boréal, 256p.

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15 février 2015 ~ Dimanche philo : « Vol libre sur les ailes du désir. Initiation à la théorie du « désir mimétique » du philosophe français René Girard » [Affichette]

Invité : Yves Vaillancourt, philosophe

Yves Vaillancourt est écrivain, photographe, professeur de philosophie et auteur de romans et d’ouvrages philosophiques. En 2014, il publiait aux Presses de l’Université Laval, Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. La rencontre servira d’introduction à la pensée de René Girard (1923 – ), permettra d’aborder l’ouvrage de notre conférencier tout en préparant les ciné-philo de l’hiver 2015 où l’on présentera deux films de la série du Décalogue du cinéaste polonais, Kieslowski.

Thèmes développés -> Le fameux “système Girard” construit sur le désir mimétique. Le bouc-émissaire et la violence sacrificielle. La genèse du sacré et la singularité du christianisme. Monde moderne, sécularisation, égalité: voies ouvertes pour une concurrence effrénée des désirs de chacun? Girard et les réseaux sociaux. Autant de pistes de réflexion suscitées par la recherche pluridisciplinaire d’un des grands penseurs de notre temps.

Séance de signature : Vaillancourt, Yves (2014)  Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. Québec, PUL, 130p.

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1er février 2015 ~ Dimanche philo

« La philosophie et la liberté du regard… » [Affichette]

Invité : Pierre Bertrand, philosophe

Conférence-entretien avec Pierre Bertrand, philosophe québécois, ami de longue date de La Compagnie des philosophes. Il est écrivain, professeur de philosophie et conférencier. Ses thèmes de prédilection depuis toujours : la réalité, la vie et la création. L’entretien de ce dimanche philo portera sur son dernier ouvrage paru chez Liber en 2014 La liberté du regard.

Extrait de quatrième de couverture : « […] La philosophie entretient une prétention à l’universalité. Elle tente de s’ouvrir le plus largement possible à la réalité telle qu’elle est. Ce faisant, elle doit être consciente de ses limites. Si elle s’ouvre, c’est aussi en se fermant. Si elle voit certaines choses, elle est aveugle à d’autres. Ces limites se font sentir avec force quand il s’agit de mettre en parole la vision […] »

-> Animation : Jacques J. Perron, Ph. D. (Philosophie)

Séance de signature : Bertrand, Pierre (2014) La liberté du regard. Montréal, Liber, 128p.

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~ Automne 2014 ~

Programmation des Dimanches philo (Dépliants des Dimanches philo)

7 décembre 2014 ~ Ciné-philo       [Affichette]
[Événement #209, Université de Montréal (Campus Longueuil) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil]

Le Démantèlement, film de Sébastien Pilote (2013)

« Gaby élève depuis toujours des agneaux sur sa petite ferme familiale. Solitaire et indépendant, il aimerait que ses deux filles, qui habitent à Montréal, viennent le voir plus souvent. Lorsque sa fille aînée Marie lui annonce qu’elle souhaite divorcer de son mari et qu’elle a besoin d’argent pour conserver sa maison, Gaby cherche un moyen de l’aider. Il envisage alors de démanteler sa ferme, de tout vendre, du troupeau à la maison, et d’aller habiter dans un petit appartement, en ville. À la veille de la vente aux enchères, son autre fille, Frédérique, une actrice émergente, vient aussi le voir. »
Source : http://www.cinoche.com/films/le-demantlement/index.html

« Gaby a une ferme sur laquelle il élève des agneaux : la ferme Gagnon et fils. Il a deux filles qu’il a élevées comme des princesses et qui habitent loin dans la grande ville. Un jour, l’aînée lui demande de l’aider financièrement pour éviter de perdre sa maison. Gaby, chez qui le sentiment de paternité s’est développé jusqu’à la déraison, décide de démanteler la ferme. Il vend tout – la maison, le troupeau et la terre familiale – pour s’en aller vivre dans la petite ville d’à côté dans un petit appartement. »
«Le Démantèlement» a remporté l’un des trois prix décernés dans le cadre de la Semaine de la critique à Cannes. »
Source : http://www.acf-film.com/fr/index.php?page=accueil

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30 novembre 2014 ~ Cinquième dimanche philo        [Affichette]
[Événement #208b, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]
? En remplacement de l’événement 208a annulé pour cause de décès dans la famille de la conférencière.

 Jacques J. Perron, Ph. D. (Philosophie), D.G. de La Compagnie des philosophes

« Quête de sagesse et besoin d’une philosophie populaire »

   « Cette dernière rencontre de la saison se voudra le prolongement et le complément de la programmation de l’automne 2014. On se souviendra des différents thèmes abordés jusqu’ici: « Comment articuler le souci de soi au souci de l’autre? » (avec le mathématicien et philosophe Marco Bélanger); « S’indigner oui, mais agir! » (avec Serge Mongeau, pionnier de la simplicité volontaire); «La philosophie comme mode de vie! Prendre la philosophie au sérieux» (avec le philosophe Daniel Desroches); «L’humour comme outil de réflexion» (avec l’historien Robert Aird et le philosophe Yves Trottier, directeur pédagogique de L’École nationale de l’humour).

   Je propose de poursuivre le mouvement de ces réflexions en partant du philosopher de quelques Anciens, puis de classiques comme Descartes et Diderot, et de contemporains comme André Comte-Sponville, Luc Ferry et d’autres. J’examinerai la quête de sagesse et le besoin d’une philosophie populaire proposés par ces penseurs à la lumière de l’expérience conduite à La Compagnie des philosophes depuis maintenant 16 ans. Je poserai aussi la question de la pertinence de poursuivre cette expérience, tout en explorant, le cas échéant, la possibilité de sa bonification.

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30 novembre 2014 ~ Cinquième dimanche philo        [Affichette]
[Événement #208a, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]
? Événement annulé pour cause de décès dans la famille de la conférencière – Événement remplacé par 208b.

Hélène Dorion (poète, essayiste, romancière…)

« Littérature et philosophie : entretien avec Hélène Dorion »

Hélène Dorion est écrivaine et philosophe. Selon Jean-Claude Ravet, ses écrits permettent de : « Rester en éveil. Restituer le mystère, le pouvoir du rêve. Secouer les fondations du tel quel, l’indolence de l’âme, l’apathie du coeur. Faire ressentir la sensation d’exister, d’habiter cette terre fragilisée. Faire de nous des veilleurs du monde, des gardiens d’humanité, dans notre coin de planète qui nous est imparti. » [Extrait de la quatrième de couverture de Sous l’arche du temps (Typo, 2013)]

L’entretien, mené par Jacques J. Perron,  philosophe, portera sur le plus récent livre d’Hélène Dorion, Recommencements (Druide, 2014), et nous engagera vers son ouvrage précédent, Sous l’arche du temps (Typo, 2013).

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16 novembre 2014 ~ Quatrième dimanche philo         [Affichette]
[Événement #207, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Robert Aird (historien, professeur à l’École nationale de l’humour, chercheur) et Yves Trottier (M.A. sciences politiques et philosophie)

« L’humour comme outil de réflexion »

Dans notre ouvrage Qu’en dis-tu, Socrate?, l’ironie socratique sert de point d’ancrage et de méthode à notre réflexion. Nous reprenons la forme des dialogues platoniciens pour plonger dans les débats qui ont marqué la vie politique québécoise des dernières années. Par conséquent, nous prenons un malin plaisir à démonter les arguments fallacieux de nos rhéteurs contemporains.

L’humour nous apparaît à la fois comme un objet et un outil de réflexion. De fait, la philosophie entretient un lien étroit avec l’humour. Au cœur de toute réflexion philosophique réside le désir de l’être humain de comprendre sa condition. L’humoriste, à sa manière, se pose les mêmes questions que le philosophe, mais plutôt que d’emprunter la voie de la rationalité, il préfère le chemin de la dérision et du rire.

Dans cette conférence, nous remonterons jusqu’à l’Antiquité afin d’examiner la place que les philosophes accordaient au rire. Nous nous attaquerons également à l’origine du préjugé dont souffre l’humour et qui en fait un soi-disant art mineur.

Enfin, nous aborderons la fonction du rire comme arme politique et sociale. Est-ce que le rire permet de changer les choses? Comme pourrait dire Yvon Deschamps : le rire, quossa donne?

Séance de signature : Robert Aird et Yves Trottier Qu’en dis-tu, socrate ? (VLB éditeur, 2014)

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2 novembre 2014 ~ Troisième dimanche philo      [Affichette]
[Événement #206, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Daniel Desroches (professeur au collège Lionel-Groulx et conférencier aux Belles soirées de l’Université de Montréal)

« Prendre la philosophie au sérieux »

La philosophie antique n’était pas une théorie abstraite ni une matière scolaire… Et si la philosophie avait été un jeu beaucoup plus sérieux ? Cette formule aurait le mérite de nous rappeler que la philosophie, du moins dans l’Antiquité, ne se trouvait pas dans les livres ! Dans cette conférence, il s’agira plutôt de mettre l’accent sur les pratiques qui faisaient de la philosophie un mode de vie à part entière, un style de vie distinct de celui du commun des mortels. Nous verrons, pour tout dire, que la philosophie fut d’abord une manière de vivre. Daniel Desroches animera cette matinée philosophique grand public en présentant quelques idées phares de son ouvrage La philosophie comme mode de vie (PUL, 2014).

Séance de signature : Daniel Desroches, La philosophie comme mode de vie (PUL, 2014)

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19 octobre 2014 ~ Deuxième dimanche philo       [Affichette]
[Événement #205, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Serge Mongeau (auteur engagé…)

« S’indigner, oui, mais agir! »                    

Serge Mongeau a étudié la médecine, l’organisation communautaire et les sciences politiques. Il est connu pour ses écrits sur la simplicité volontaire. Pour lui, nous sommes tous de plus en plus conscients que l’avenir de l’humanité est menacé: crise financière majeure, bouleversements climatiques, guerres… Mais l’ampleur des problèmes nous écrase, nous ne savons que faire pour empêcher les désastres annoncés, alors nous continuons à nous contenter de vivre. Or nous pourrions agir; nous devons même le faire. Chacun de son côté, mais aussi collectivement. Dès aujourd’hui!

Séance de signature : Serge Mongeau,  S’indigner, oui, mais agir (Écosociété, 2014)

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5 octobre 2014 ~ Ciné-philo       [Affichette]
[Événement #204, Université de Montréal (Campus Longueuil) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil]

Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines), film de Arnaud Desplechin (2013)

« Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition… En l’absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s’impose est la schizophrénie. La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux.
  JIMMY P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) est le récit de la rencontre et de l’amitié entre ces deux hommes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, et qui n’ont apparemment rien en commun. L’exploration des souvenirs et des rêves de Jimmy est une expérience qu’ils mènent ensemble, avec une complicité grandissante, à la manière d’un couple d’enquêteurs. »
Source : Allocine

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28 septembre 2014 ~ Premier dimanche philo         [Affichette]
[Événement #203, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Marco Bélanger (mathématicien et philosophe)

« Exister et coexister : comment articuler le souci de soi au souci d’autrui ? »

Comme l’on reconnaît à chacun la liberté de trouver sa propre voie, ses propres sources d’épanouissement, il importe de s’approprier une éthique véritablement compatible avec des existences faites sur mesure. Autrement dit, il s’agit de trouver des réponses aux questions suivantes : Où est le droit chemin quand tant de parcours différents sont possibles ? Comment juger moralement ses semblables quand ils se comportent de manière si dissemblable ? Quelles valeurs transmettre à ses enfants quand le rythme de changement dépasse celui des générations?

Séance de signature : Marco Bélanger, Pour une éthique de la coexistence (Liber, 2013)

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~ Hiver 2014 ~

DÉPLIANT COMPLET DES DIMANCHES PHILO [ HIVER-PRINTEMPS 2014 ] AVEC LES DESCRIPTIFS OFFICIELS, LES FORMULAIRES, FRAIS D’INSCRIPTION ET LES ADRESSES EXACTES OÙ SE TENAIENT LES ACTIVITÉS DANS LE VIEUX-LONGUEUIL (QUÉBEC, CANADA). BONNE VISITE…

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27 avril 2014 ~ Dimanche philo        [Affichette]

Conférencier : Christian Nadeau (professeur de philosophie à l’Université de Montréal)

  « La solidarité et l’action collective. Quel rôle pour les corps intermédiaires ?» (*c.-à-d., les groupes sociaux indépendants et autonomes situés entre l’individu et l’État : partis politiques, entreprises et syndicats, associations, groupes de pression… )

Pour une partie de la classe politique, tout comme pour la nomenklatura des affaires, les prérogatives du pouvoir appartiennent aux seuls élus. Ces deux élites, politique et économique, ont toutefois un ennemi commun: les corps intermédiaires. Les corps intermédiaires forment un ensemble d’organisations officielles, et aussi non officielles, qui agissent comme des contre-pouvoirs, c’est-à-dire comme des instances permettant d’équilibrer les forces en présence et d’empêcher une hypertrophie artificielle d’une partie de la société au détriment des autres. En ce sens, les corps intermédiaires incarnent les garants de la vitalité démocratique et les gardiens de la solidarité.

(Séance de signature : Christian Nadeau, Liberté, égalité, solidarité. Refonder la démocratie et la justice sociale.Boréal, 2013, 272p.)

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13 avril 2014 ~ Ciné-philo        [Affichette avec synopsis]

Michael Kohlhaas, film de Arnaud des Pallières (2013)

Dans les locaux de l’Université de Montréal (Campus Longueuil) :
Édifice Port-de-mer (rez-de-chaussée, Salle 016) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil de 13h à 16h30

Attention – Attention – Attention! Arriver tôt…
1. Remarque importante pour les gens qui voudraient se rendre en empruntant le métro :
La ligne jaune du métro (Longueuil-Montréal) sera fermée du 8 mars au 25 mai, les samedis et les dimanches.  Pour le service de navettes, prière de consulter :
http://www.stm.info/fr/infos/etat-du-service/travaux/ligne-jaune
2. Stationnement :
(a) parfois payant, parfois gratuit à l’arrière de l’édifice Port-de-mer, accessible par la rue D’Assigny;
(b) stationnement intérieur payant à proximité sous l’édifice de l’Université de Sherbrooke (campus Longueuil) – accessible par la rue Saint-Charles Ouest;
(c) Stationnement gratuit sur la rue De la Barre et la rue D’Assigny.
Le coût de l’activité «Ciné-philo» (20 $) comprend : la projection du film, un léger goûter, une animation philosophique de qualité, un document d’accompagnement substantiel permettant de discuter du film sur place, en bonne compagnie, et de continuer la réflexion une fois l’événement terminé.
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30 mars 2014        [Affichette]

Conférencier : Jacques T. Godbout (sociologue, professeur émérite à l’INRS)

« L’appât du don : de l’homo oeconomicus à l’homo donator »

Le don est une des façons de faire circuler les choses entre nous. Comment se distingue-t-il? Le don est-il vraiment gratuit ? Qu’y a-t-il de commun entre la philanthropie et le cadeau de Noël ? « Qu’avons-nous que nous n’ayons pas reçu ? » (St-Augustin) : le don comme système de dette qui affecte l’identité des partenaires. Le côté sombre du don. Le don peut-il être une solution à la crise actuelle, crise économique, mais aussi crise des valeurs ? L’expérience du don : être dépassé par ce qui passe par nous.

(Séance de signature : Ce qui circule entre nous : donner, recevoir, rendre. Seuil, 2007; et, Le don, la dette et l’identité. Homo donator vs. Homo oeconomicus, Le Bord de l’eau, 2013, 160 p., éd. revue et augmentée.)

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 16 mars 2014 ~ Ciné-philo        [Affichette avec synopsis]

Hannah Arendt, film de Margarethe von Trotta (2013) ~ (Sous-titres français)

Dans les locaux de l’Université de Montréal (Campus Longueuil) : Édifice Port-de-mer (rez-de-chaussée, Salle 016) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil de 13h à 16h30 [Accessible par le métro. Accessible aux personnes à mobilité réduite. Stationnement payant à l’arrière de l’édifice. Stationnement gratuit à proximité pour les gens qui veulent marcher un peu…]
Le coût de l’activité (20 $) comprend : la projection du film, un léger goûter, une animation philosophique de qualité, un document d’accompagnement substantiel permettant de discuter du film sur place, en bonne compagnie, et de continuer la réflexion une fois l’événement terminé.

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2 mars 2014 ~ Dimanche philo         [Affichette]

Conférencier : Claude Vaillancourt (romancier, essayiste, professeur de littérature, militant altermondialiste) « 

L’uniformisation du monde. Pourquoi n’aime-t-on pas la différence? »

Alors que nous sommes partagés entre l’envie de nous distinguer et le désir de nous conformer, il devient souvent plus convenable de nous mouler aux autres. Les individus trop dissemblables sont vus tantôt comme des menaces, tantôt comme des êtres dont il ne faut pas tenir compte. Les pouvoirs politique et économique ont toujours bien compris les avantages à contrôler les différences.

(Séance de signature : Claude Vaillancourt, Différence et contrôle social. Le syndrome de Procuste. Tryptique, 2013, 235p. )
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16 février 2014 ~ Dimanche philo      [Affichette]

Conférencier : Mathieu Scraire (professeur de philosophie au Collège Édouard-Montpetit)

«Le monde est un miracle : pour une philosophie du réenchantement du monde »

Il s’agira ici de penser une philosophie du réenchantement du monde, ses promesses et ses écueils possibles. Nous porterons un regard privilégié sur l’enfance, « terre de l’humain » (T. De Koninck), comme sur une manière d’idéal, et par là sur la question du sens de l’existence. Une philosophie du réenchantement ouvre sur la vie comme aventure exaltante, passionnante, sensée et donc remplie d’espoir, comme dans ces contes pour enfants qui jadis faisaient notre joie.

(Séance de signature : Mathieu Scraire (dir.), Le Monde est un miracle. Enfance, réenchantement du monde et sens de la vie, Liber, 2013, 190p.)
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2 février 2014 ~ Dimanche philo      [Affichette]

Conférencier : Michel Métayer, philosophe et auteur « Ces paradoxes qui nous habitent »                   

Dans son ouvrage Ces paradoxes qui nous habitent (PUL, 2013), Michel Métayer cherche à nous faire prendre con-science du caractère profondément paradoxal de l’être humain. L’humain bute en effet sur des paradoxes tenaces dans toutes les sphères importantes de son existence : dans sa manière de penser et d’agir, dans son rapport avec lui-même et avec autrui, dans sa quête du bonheur, dans sa vie morale, dans ses idéaux politiques et religieux. L’analyse de ces paradoxes mène à une série de conclusions provocantes qui mettent en cause certaines de nos convictions les plus profondes: il serait impossible d’agir de manière irrationnelle, pour trouver le bonheur il ne faudrait pas le chercher, la liberté de choix serait une fiction, la démocratie serait une forme de tyrannie, Dieu serait incompréhensible pour l’humain. Ces paradoxes découlent de traits inhérents à l’expérience humaine, notamment la coexistence de tendances rationnelles et irrationnelles, l’aptitude à la réflexivité et la tendance à idéaliser. L’auteur voit en eux une occasion d’explorer, sur un mode ludique, la difficulté d’être humain.

(Séance de signature : Michel Métayer, Ces paradoxes qui nous habitent.  PUL, 2013, 290p.)

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~ Automne 2013 ~

29 septembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : André Beauchamp, théologien, ex-président du BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement)

Titre : Pour une conversion écologique des mentalités…

André Beauchamp considère que nous vivons actuellement une grande crise écologique qui résulte de la convergence de quatre bombes » : la démographie, la pollution, la consommation abusive et les injustices concomitantes. Dans Regards critiques sur la consommation (Novalis, 2012) il se penche essentiellement sur les deux derniers enjeux dans une perspective philosophique et spirituelle. Dans son essai Changer la société, Essai sur l’échec en cours (Novalis, 2013), il présente la crise écologique comme le défi éthique de notre époque et cherche des avenues possibles pour une conversion des mentalités. (Séance de signature pour les deux ouvrages mentionnés)

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6 octobre ~ Ciné-philo (13h à 16h30)

Présentation de Sarabande, film de Bergman (2003).

Sarabande, sorti en 2004, est le dernier grand film d’Ingmar Bergman. Dans cette œuvre, le cinéaste livre un constat lucide sur ses thèmes préférés que sont la difficulté des rapports humains et surtout familiaux, ainsi que l’extrême complexité de l’univers des passions humaines. Le film est en version originale avec sous-titres français et en couleur. Il dure 107 minutes.

Lieu: Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil dans la salle 016

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20 octobre 2013 Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : Stéphane Bastien, Ph. D. (philosophie), professeur de philosophie au collège de l’Outaouais.

Titre : Poétique de l’expérience : esthétique, éthique et qualité de vie…

Stéphane Bastien s’intéresse particulièrement aux questions de la nature de l’expérience et des finalités de la vie humaine. Il présentera certaines des idées maîtresses de son ouvrage Poétique de l’expérience. Variations sur l’esthétique, l’éthique et la qualité de vie (Liber, 2013). Il développera principalement le thème de la relation entre l’expérience esthétique et l’éthique, de même que la question de l’application de l’éthique à l’art. Il abordera aussi la problématique du soi et d’autrui.

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3 novembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)           

Conférencière : Julie Tremblay, M. A (philosophie), formation en philosophie pour les enfants

Titre : La philosophie face au mal de vivre…

La souffrance fait partie de la vie, mais elle prend tout son sens quand elle invite à l’éveil. C’est le constat de Julie Tremblay, une jeune femme qui revient de loin et dont la vie a été transformée par la philosophie. Dans son livre La philosophie comme solution au mal de vivre (Presses de l’Université Laval,  2013), elle raconte sa quête de bonheur. « Citant les philosophes, elle éclaire les conditions essentielles qui mènent à la liberté et au sentiment de plénitude : intériorité, connaissance de soi, acceptation des limites et des possibles, relations authentiques à l’Autre.» Le Fil (Le journal de la communauté universitaire, Université Laval)

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17 novembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)  

Conférencier : Jean Bédard, Ph. D. (philosophie), écrivain, fondateur de Sageterre

Titre : L’écologie de la conscience

Le mouvement  de la société civile en faveur de l’écologie n’est pas un simple effet de mode, mais l’effet d’une conscience en marche qui constitue la vie même. Jean Bédard, présentera les idées maîtresses de son essai L’écologie de la conscience (Liber, 2013). L’auteur s’appuie sur la science contemporaine et l’histoire de la pensée pour construire une métaphysique qui ouvre sur l’espérance en invitant à un changement des mentalités et à l’adoption d’un mode de vie participatif en accord avec la vie elle-même.  (Séance de signature)

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1er décembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)      

Conférenciers : Yvon R. Théroux (religiologue) et Jacques J. Perron (philosophe)

Titre: Philosopher avec les Évangiles

Dans un monde où la spiritualité se cherche des voies de plus en plus laïques, l’inculture religieuse risque de nous couper de nos racines intellectuelles et spirituelles. Comprendre, par exemple, que nos Chartes des droits et libertés prennent leurs racines dans la plus humaine des traditions religieuses, le christianisme, nous invite à revisiter les fondements judéo-chrétiens de l’Occident pour mieux nous connaître comme individus et comme civilisation.

Réflexions à partir de l’ouvrage d’Éric Oudin Philosopher avec les Évangiles (Préface d’André Comte-Sponville), Eyrolles, 2013. (On peut consulter la table des matières de l’ouvrage en ligne.)

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8 décembre ~ Ciné-philo

Présentation de Voyage à Tokyo, film de Yasujiro Ozu (1953)

Un couple âgé vivant loin de Tokyo rend visite à ses enfants. À partir de ce fait banal, le cinéaste construit avec minutie et lenteur, à l’aide d’une mise en scène soignée, une histoire ou il fait ressentir à travers l’évolution des parents et des enfants, les effets de la vieillesse, de l’éloignement, et de la perte des repères traditionnels. Il termine avec une réflexion sur la mort.

Le film en noir et blanc est en version originale avec sous-titre français. La durée est de 135 minutes.

Ozu est avec Kurosawa (Rashomon) et Mizoguchi (Les contes de la lune vague après la pluie) un très important réalisateur japonais du milieu du vingtième siècle. Il a contribué avec les deux autres à la réputation d’excellence du cinéma japonais.

Lieu : Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil dans la salle 016

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~ Hiver-printemps 2013 ~

27 janvier 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : Alain Deneault

Communication: Lire la Philosophie de l’argent de Georg Simmel à l’ère des paradis fiscaux

Titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII, spécialiste de la pensée du philosophe Georg Simmel, Alain Deneault enseigne la « pensée critique » au département de science politique de l’Université de Montréal. Il a publié chez Écosociété Noir Canada. Pillage , corruption et criminalité en Afrique (2008), de Offshore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010), Faire l’économie de la haine. Douze essai pour une pensée politique (2011), Paradis sous terre. Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale (2012) et chez Lux, en 2013, «Gouvernance» ou le management totalitaire.

Le résumé : Qu’est-ce que la Philosophie de l’argent de Georg Simmel peut nous apprendre sur notre organisation économique ? La pensée de Simmel consiste à rappeler que l’économie n’est en rien l’apanage des sciences éponymes, soit « l’économie politique », mais qu’elle concerne toutes les sphères de la pensée, du savoir et de la culture. Elle propose de surcroît une réflexion sur les perversions relatives au champ économique en raison de l’ascendant que le symbole de l’argent acquiert sur les esprits. Situons-la dans le monde contemporain. Aujourd’hui, 50% des flux financiers mondiaux circulent dans les paradis fiscaux. Ces fonds ne sont pas seulement dissimulés aux autorités des États traditionnels aux fins de l’évitement fiscal. Ils sont à l’origine d’opérations industrielles et commerciales menées hors la loi. Nous faisons collectivement les frais, à l’échelle mondiale, de ces pratiques dites « offshore ». En vertu d’une approche philosophique du phénomène, on en vient à mesurer à quel point les mots mêmes de notre lexique politique se trouvent désormais altérés par le phénomène. Des termes aussi usités que ceux d’État, de droit, de frontière, de loi, de souveraineté ou de crime perdent le sens qu’on leur connaît. La pensée de Simmel favorise un éclaircissement de tous ces enjeux.

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10 février 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier: Yvon Rivard

Titre : Entretien sur Aimer, enseigner (publié par Yvon Rivard chez Boréal en 2012)
[prix du Gouverneur général, 2013]

Romancier, poète, essayiste et scénariste, Yvon Rivard a été professeur de création littéraire, de littérature française et québécoise à l’Université McGill et est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages.

Quatrième de couverture de cet essai: Après trente-cinq ans d’enseignement de la littérature, Yvon Rivard réfléchit sur ce métier, qui est idéalement un métier de partage et d’éveil du désir. Si l’enseignement est une histoire d’amour, c’est que la connaissance et l’amour obéissent au même désir inconscient d’échapper à la mort en laissant le mystère du monde, la beauté et l’étrangeté des êtres et des choses, élargir le regard et la pensée : « Plus le professeur éveille ce désir, plus il s’expose à être pris et à se prendre pour Dieu. » L’auteur aborde ici la question risquée de l’éros pédagogique en s’appuyant sur des œuvres qui, toutes, se posent, au fond, la question du bien et du mal.

[Dans cet essai, Yvon Rivard se réfère aux romanciers Woolf, Roth, Coetzee, Huston et Gabrielle Roy, et à des penseurs  comme Nietzsche, Rilke, Bataille, Steiner, Broch, et Pierre Vadeboncoeur.]

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24 février 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : Pierre Bertrand

Titre : Entretien sur Cette vie en nous (publié par Pierre Bertrand chez Liber en 2012)  

Pierre Bertrand enseigne la philosophie au collège Édouard-Montpetit. Il est l’auteur d’une œuvre philosophique considérable, qui ne cesse d’approfondir et de reformuler les thèmes de la «vie» et de la «création».

Quatrième de couverture de cet essai: «Nous sommes des êtres fragiles et la réalité sociale dans laquelle nous nous trouvons en tient fort peu compte, nous proposant au contraire un idéal de performance ou d’excellence. Une part de ce qu’il y a en nous d’humain est oubliée, comme si nous avions honte de notre humanité et des imperfections qui lui sont inhérentes, et que nous nous rêvions surhumains, dieu ou machine. Il en a d’ailleurs toujours été ainsi sur le plan collectif. L’idéal de sainteté puis celui de sagesse ont précédé l’idéal d’excellence, l’idéal d’aujourd’hui. Toujours l’humanité de l’humain est déniée, telle une tare. Ces idéaux détruisent l’être humain, loin de l’aider à se développer et à réaliser la puissance de son être vivant. En fait, il s’agit d’abord et avant tout de voir la réalité telle qu’elle est. C’est grâce à la vision qu’une solution allant dans le sens de la puissance de vivre peut concrètement se trouver ou  s’inventer au sein de la réalité telle qu’elle est. L’important est que la vision, même au sein de la répression, que celle-ci soit brutale ou douce, absurde ou  argumentée, demeure intacte, que, mieux encore, elle soit rendue plus vive, plus aiguisée par le défi ou l’épreuve. La vision de la réalité est plus puissante que toute injonction émanant de l’idéal.» P. B.

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10 mars 2013 (9 h 30 à 13 h) ~ Ciné-philo

Film: Rois et reine ~ un film d’Arnaud Desplechin (2004)

« Soit l’itinéraire croisé et entremêlé d’Ismael et de Nora. Le premier, altiste de profession, a vécu longtemps avec la seconde, et a élevé l’enfant, Élias, qu’elle a eu d’une première union. Ismael existe en un rapport distendu et volage au réel : interné en hôpital psychiatrique, il semble y trouver une forme d’équilibre, et y rencontrera peut-être même l’amour, en la personne de « la chinoise », jeune femme aussi névrosée que lui. Face à ce bouillonnement de vitalité désordonnée, Nora opaque, paraissant en permanence lutter contre une douleur rentrée, elle tente de reconstruire sa vie, à la veille d’épouser Jean-Jacques, un homme riche qu’elle n’est pas sure d’aimer. Portant encore la douleur et la culpabilité de la mort de Pierre, le père d’Élias, elle va devoir affronter tout à la fois la maladie puis la mort de son père, et la rancoeur tenace de celui-ci à son égard, révélée en une lettre d’amour et de haine, d’amour haineux. Nora demande à Ismael d’adopter Élias, il refuse, et l’explique au garçon, en un long monologue final. Ismael est libéré, Nora est peut-être née pour de bon, le film laissant les deux personnages, antagoniques en leur manière d’être au monde, à la fois guéris et confortés dans leur opposition. » Source: Olivier Dekens (2007) La philosophie sur grand écran publié aux Éditions Ellipses.

Ce film a reçu au neuf récompenses majeures dont le prix Louis-Delluc 2004 du meilleur film, quatre Étoiles d’or du cinéma français dans différentes catégories et le César du meilleur acteur 2005 pour Mathieu Amalric.

Lieu : Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30
Grand public (20 $) Comprend : Film – Discussion – Goûter – Documentation
Réservations : Tél.:450-670-8775 Courriel : philosophes@me.com
Affichette avec itinéraire :Ici

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24 mars 2013 (9 h 30 à 13 h) ~ Dimanche philo

Conférencier: Richard Bergeron

Titre  «Le couple comme nouveau lieu spirituel »

Richard Bergeron a été professeur à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal pendant de nombreuses années. Spécialiste des nouvelles religions, il a publié dernièrement plusieurs ouvrages portant sur les façons de redécouvrir une spiritualité authentique dans une société séculière.

Quatrième de couverture de l’essai de Richard Bergeron Le couple comme nouveau lieu spirituel (Novalis, 2012):

«Si le couple humain est la plus vieille institution du monde, comment se fait-il que l’Église ait tardé si longtemps à le considérer comme un lieu spirituel à l’instar des deux lieux spirituels traditionnels qu’elle a tant valorisés, à savoir le célibat consacré et la communauté religieuse? De fait, le couple humain comme tel a pratiquement été oublié, d’une part, au profit de l’institution familiale considérée comme le moyen de propager la vie, d’accroître le patrimoine et d’augmenter le membership de l’Église; et, d’autre part, au profit du sacrement de mariage compris comme source de grâce et signe de l’union du Christ et de l’Église. La valorisation de la famille et du sacrement de mariage a eu comme effet de voiler la réalité du couple et d’en taire les potentialités spirituelles. On a pratiquement perdu de vue le couple comme grandeur autonome distincte de la famille et du mariage. Alors qu’on ne pouvait imaginer cette cellule sans union civile et/ou religieuse, la modernité a mis le couple lui-même en évidence. Autrefois, on se mariait principalement pour des raisons familiale, économique, sociale, politique; aujourd’hui on se met davantage en couple par amour. Et c’est cette évolution que ce livre cherche à retracer à travers l’exploration de diverses pistes.»

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14 avril 2013 (13 h  à 16 h 45) ~ Ciné-philo

 Tout ce que tu possèdes ~ un film de Bernard Émond (2012) 

« Dans Tout ce que tu possèdes, Pierre Leduc fait une chose devenue presque incompréhensible en ce début de XXIe : il refuse par sens moral la fortune mal acquise léguée en héritage par son père. Mais on découvre vite qu’il n’est pas si vertueux : c’est un homme qui a abandonné une femme enceinte, qui refuse de reconnaître sa paternité et qui cherche à s’isoler du monde. Puis un jour, Pierre voit cogner à sa porte sa fille adolescente. Paradoxalement, ce film qui part des idées de renonciation et de dépouillement abouti à celles de charge et de lien. C’est en portant le poids de ses origines et en assumant sa paternité que Pierre reviendra à l’humanité. Fable du bon et du mauvais héritage, Tout ce que tu possèdes est une méditation sur l’isolement contemporain et la nécessité de la transmission. » Bernard Émond poursuit ainsi la réflexion amorcée avec sa trilogie des vertus théologales : La neuvaineContre toute espérance et La donation. Source : Tout ce que tu possèdes, Scénario et regards croisés. Bernard Émond, Lux Éditeur, 2012

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8 avril 2013 (9 h 30 à 13 h) ~ Dimanche philo

Conférencier : Mathieu Gagnon

Titre : « De la philosophie pour enfants, à la philosophie pour tous : la communauté de recherche philosophique »

Le professeur et chercheur Mathieu Gagnon (U. de Sherbrooke), qui a codirigé avec Michel Sasseville la publication de l’ouvrage collectif La communauté de recherche philosophique. Applications et enjeux (Presses de l’Université Laval, 2011), nous présentera l’approche de la «communauté de recherche philosophique», son apparition avec la philosophie pour enfants, différents contextes dans lesquelles elle a été utilisée et finalement, quelques voies d’avenir prometteuses…

Quatrième de couverture de La communauté de recherche philosophique. Applications et enjeux:

Ce livre présente, dans un premier temps, quelques-unes des applications de la communauté de recherche philosophique (CRP) dans des contextes différents de celui qu’avait imaginé M. Lipman, créateur du programme Philosophie pour les enfants, à la fin des années 1960. Ces applications sont l’œuvre de 24 créateurs soucieux d’utiliser la CRP de manière novatrice en étant guidés par les particularités contextuelles avec lesquelles ils devaient composer. Il y est notamment question de l’utilisation de la CRP en milieu carcéral, dans la formation à distance, dans la formation des maîtres, en alphabétisation populaire, en maison de retraite, dans l’enseignement religieux et l’éducation éthique… Dans un deuxième temps, quelques enjeux de la CRP sont examinés : son éventuelle utilisation dans le programme d’éthique et culture religieuse au Québec, les rapports entre la CRP et l’éveil à la dignité humaine, la promotion de la santé, l’éducation du citoyen, la CRP et le développement de la pensée critique des adolescents, l’apprentissage du jugement et la dimension esthétique de la CRP. Chaque chapitre pose une série de questions touchant les fondements de la CRP.
Ce livre devrait amener le lecteur à entrevoir l’énorme potentiel de la CRP, à l’intérieur d’une grande variété de contextes. De plus, le caractère émergent de ces applications pave la voie à un large éventail de projets de recherche impliquant non seulement des philosophes, mais aussi des psychologues, des pédagogues, des sociologues, des intervenants en milieu communautaire, des linguistes, des artistes, des littéraires, des scientifiques… Autant de perspectives nouvelles qui, au demeurant, s’inscrivent tout à fait dans les axes de la CRP : rencontre de la diversité, questionnement, recherche, collaboration…

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~ Automne 2012 ~

 30 septembre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Yves St-Arnaud (Professeur émérite – Psychologie, Faculté des lettres et sciences humaines – Université de Sherbrooke) 

« Vivre sans savoir. Invitation au dialogue entre croyants et non-croyants »

Un dialogue fécond entre croyants et non-croyants, bien que difficile, est possible et souhaitable, car au-delà des différends, chacun à sa façon œuvre à la progression de l’humanité. L’expérience montre néanmoins que ce dialogue présuppose quelques conditions préalables et quelques balises que l’auteur, en écho à son credo athée  – Je crois sans Dieu (Fides, 2010) -, examine dans son ouvrage Vivre sans savoir, en invitant chacun à « apporter ses convictions ».

Séance de signature : Y. St-Arnaud (2012) Vivre sans savoir. Invitation au dialogue entre croyants et non-croyants, Fides.

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14 octobre  – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Guy Durand (Juriste, théologien spécialisé en éthique biomédicale)

«Pour une éthique de la dissidence»

M. Guy Durand, professeur émérite de l’Université de Montréal, présentera, dans le contexte actuel, les idées maîtresses de son ouvrage Pour une éthique de la dissidence. Liberté de conscience, objection de conscience et désobéissance civile, Liber (2004). « En son fond, l’objection de conscience [y compris dans sa forme radicale de désobéissance civile] n’est pas négative; elle n’est ni abstention ni passivité; elle doit, par sa force d’interpellation, témoigner des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu’il est, l’objecteur devient ainsi un éveilleur de conscience. » (G. Durand)

On pourra se procurer et faire dédicacer : G. Durand (2004) Pour une éthique de la dissidence. Liberté de conscience, objection de conscience et désobéissance civile, 160p.

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28 octobre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Daniel D. Jacques  (Ph.D. – Université de Montréal, professeur de philosophie, membre fondateur de la revue Argument)

« La mesure de l’Homme – Quelle humanité pour l’avenir? »

«Trop d’information, trop de technologie, des activités et des masses humaines toujours plus imposantes font que notre monde nous paraît «démesuré». Mais à quelle aune jaugeons-nous cette démesure? Quelle est donc cette «mesure» de l’être humain qui est à l’origine de ce sentiment?» Daniel D. Jacques présentera les idées maîtresses de son dernier ouvrage qui parcoure les différents systèmes de mesure que l’Occident a successivement mis en place dans l’histoire pour définir ce qui constitue au fond l’être humain. Nos sociétés modernes sont-elles vraiment en perte d’humanité? Une mesure optimiste est-elle encore envisageable?

Plus précisément, « Il s’agira, lors de cette rencontre, d’examiner quelle conception de l’humanité nous permettra d’assumer les défis qui se profilent devant nous, notamment ceux que suscitent les développements de la technique. J’entends montrer que l’examen d’une telle question, ouverte sur l’avenir, nécessite paradoxalement un retour sur le passé, plus spécifiquement sur l’histoire de l’humanisme. » Daniel D. Jacques

Séance de signature : D. D. Jacques (2012) La Mesure de l’homme. Montréal, Boréal, 720 pages

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Ciné-philo (dimanche 4 novembre)

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11 novembre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Claude Vaillancourt (Romancier, essayiste, conférencier, musicien, professeur de littérature, militant altermondialiste et cinéphile…)

« Cinéma américain et esprit critique »

En illustrant ses propos à l’aide du multimédia, Claude Vaillancourt présentera son essai Hollywood et la politique comme une méthode d’autodéfense intellectuelle à la Normand Baillargeon, mais appliquée au cinéma. « En proposant une sorte de guide pour interpréter les films et leurs messages politiques, l’essayiste ne veut pas détourner ses lecteurs du cinéma hollywoodien, mais les inviter à combiner le plaisir avec l’esprit critique. » (L. Cornellier, Le Devoir)

Séance de signature : C. Vaillancourt (2012) Hollywood et la politique, Montréal, Écosociété, 164p.

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25 novembre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Martine Béland (Ph.D. Philosophie, professeure)

« Deviens celui que tu es! » Ou comment, selon Nietzsche, quitter son métier par vocation

Deux espaces marquent l’œuvre de Friedrich Nietzsche (1844-1900) : l’université (il fut professeur de philologie classique à l’Université de Bâle, en Suisse, pendant dix ans) et l’itinérance (après sa retraite très anticipée, il a voyagé dix ans sur les routes de l’Europe). De professeur universitaire, il est devenu volontairement un philosophe « itinérant ». En soutenant une conception de la philosophie qui exclut d’emblée la possibilité d’une pratique philosophique professionnelle, Nietzsche a incarné l’idée de la philosophie comme mode de vie. Son parcours intellectuel se présente ainsi comme une illustration de la tension entre le métier de savant et la vocation de penseur.

Séance de signature : M. Béland (2012) Kulturkritik et philosophie thérapeutique chez le jeune Nietzsche, PUM.

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 9 décembre ~ Ciné-philo

Paris, Texas (un film de Wim Wenders)

Palme d’Or du Festival de Cannes en 1984 ( Langue de projection: français )

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~ Hiver-printemps 2012 ~

20 mai – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Jean Bédard (philosophe, romancier)

« Professeurs d’espérance »

Le 19 février 2012, Jean Bédard publiait Marguerite Porète, l’inspiration de Maître Eckhart,
chez VLB.  Le 20 mai nous lancerons du même auteur : Professeurs d’espérance :
1. Maître Eckhart, le mystique  2. Nicolas de Cues, l’homme de paix
3. Komensky, l’éducateur
(Typo poche)
(réécriture des trois romans en 160 pages chacun).

Alors, en quatre romans, nous traverserons le Moyen Âge, la Renaissance et le Baroque, occasion unique de voir naître une espérance qui illumine encore aujourd’hui nos racines. L’aventure de Marguerite Porète révèle un féminisme célébrant la vie et amorce la démarche de la liberté. Maître Eckhart  fonde notre conscience personnelle, Nicolas de Cues éclaire les fondements de notre fraternité, Komensky nous appelle à la démocratie universelle (plutôt que seulement nationale).

Nous suivrons avec eux le parcours qui pointe vers la société de l’avenir, libre, universelle et véritablement démocratique pour un devenir écologique et sensé. (Séance de signature) 

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil
Grand public (25 $) – Étudiants avec carte (15 $)
Comprend : Conférence – Ateliers – Échanges – Goûter – Documentation (+/- 20 pages) Réservations : Tél.:450-670-8775 Courriel : philosophes@me.com

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15 AVRIL – CINÉ-CLUB PHILOSOPHIQUE (13 H À 16 H 30)


TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D’ANNA

Un film québécois de Catherine Martin sorti en août 2010.  (Affichette donnant tous les détails)

Comment vivre après cela ? C’est la fin de l’hiver. Une jeune violoniste est assassinée par un inconnu dans son appartement. Dévastée par la mort violente d’Anna, sa fille unique, Françoise quitte Montréal et se réfugie seule, en Kamouraska, dans la maison héritée de ses ancêtres maternels. Là-bas, elle tente de reconstruire sa vie intérieure en reprenant contact avec le fleuve, la nature, la maison et quelques objets qui lui rappellent sa fille. Mais son deuil est profond : elle ne veut plus vivre. Dans la forêt, elle est sauvée par un homme alors qu’elle se laissait mourir de froid. Ils se reconnaissent : ils se sont connus adolescents. Édouard est peintre et, depuis quelque temps, il est revenu habiter la maison où il a grandi.

Peu à peu, le sentiment amoureux de leur jeunesse refait surface, malgré eux. La présence de cet homme et celles, bienveillantes, de sa grand-mère, de sa mère et de sa fille, toutes trois disparues, aident Françoise à retrouver le désir de vivre.

Lieu : Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30
Grand public (20 $) Comprend : Film – Discussion – Goûter – Documentation
Réservations : Tél.:450-670-8775 Courriel : philosophes@me.com

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25 MARS – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)


JEAN PROULX
 (PHILOSOPHE INTÉRESSÉ AUX SCIENCES,  THÉOLOGIEN, PHOTOGRAPHE…)


« Nos sciences montrent un univers dont la beauté et l’harmonie pointent vers une transcendance porteuse de sens »

Entretien autour de son ouvrage En Quête de sens. Sur les traces du dieu cosmique. (2011) Montréal, Le Jour, 297 p. (Préface de Jacques Languirand)

«Réconciliant science, philosophie et spiritualité, cet ouvrage propose une vision du Divin qui transcende les représentations religieuses traditionnelles. L’existence du Dieu cosmique se révèle dans l’harmonie du cosmos, dans les créations de la vie, dans la grandeur de l’esprit humain, dans la profondeur des détresses et des enchantements. Tous ces signes de sens et de beauté sont autant d’invitations à éveiller sa conscience, à développer ses talents d’artiste de la vie et à se forger artisan de la beauté du monde. Voici un livre qui s’aventure bien au-delà des apparences pour ouvrir la voie d’une spiritualité nouvelle.» [Quatrième de couverture]

Séance de signature : Jean Proulx (2011) En Quête de sens. Sur les traces du dieu cosmique. Montréal, Le Jour, 297 p.

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil

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11 MARS – CINÉ-CLUB PHILOSOPHIQUE (13 H À 16 H 30)

RASHÔMON

…un film d’Akira Kurosawa de 1950, en japonais avec des sous-titres en français.

« Kyoto au 11ème siècle. Sous le portique d’un vieux temple en ruines, Rashômon, trois hommes s’abritent de la pluie. Les guerres et les famines font rage. Pourtant un jeune moine et un vieux bûcheron sont plus terrifiés encore par le procès auquel ils viennent d’assister. Ils sont si troublés qu’ils vont obliger le troisième voyageur à écouter le récit de ce procès : celui d’un célèbre bandit accusé d’avoir violé une jeune femme et tué son mari, un samouraï. Le drame a eu lieu dans la forêt à l’orée de laquelle est situé le portique de Rashômon.

L’histoire est simple : Qui a tué le mari ? Le bandit Tajomaru, la femme, un bûcheron qui passait ou le mari lui-même qui se serait suicidé ? Autant d’hypothèses vraisemblables. Mais les dépositions des témoins devant le tribunal apportent à chaque fois une version différente du drame, et la vérité ne percera qu’après de nouvelles révélations surprenantes…

Lion d’Or au Festival de Venise, Oscar du Meilleur Film étranger, Rashômon est le film qui révéla Akira Kurosawa et le cinéma japonais au monde entier. Bénéficiant d’un montage novateur et d’une interprétation hors pair, le récit labyrinthique de Rashômon, illustré par une caméra virtuose, entraîne le spectateur dans un dédale d’ombre et de lumière où témoignages et suspicions, informations contradictoires et vérités partielles font vaciller la réalité toute entière. Face aux ténèbres de l’âme humaine, Kurosawa garde cependant une foi inébranlable en l’homme et conclut son film d’une lueur d’espoir qui baignera toute son œuvre.

Film phare du cinéma japonais qui a révolutionné le langage cinématographique, Rashômon demeure l’un des rares chefs-d’oeuvre incontestables du 7ème Art. »

Source : http://www.films-sans-frontieres.fr/rashomon/

Lieu : Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30

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26 FÉVRIER – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)

CHANTALE PROULX (MP S PSYCHOLOGIE CLINIQUE)

« APHRODITE ET L’HYPERSEXUALISATION
QUI EST À LA SOURCE DE LA SEXUALISATION MASSIVE DE NOTRE SOCIÉTÉ ? »

L’épopée féministe de la deuxième moitié du XXe siècle montre un triste constat avec l’hypersexualisation et les conduites sexuelles excessives.  La banalisation de ces souffrances vécues en lien avec la sexualité montre bien la crise des valeurs actuelles qui entourent Éros, et notre difficulté à émerger du relativisme pour pointer et comprendre ces comportements extrêmes. S’indigner équivaut à se faire traiter de moralisateur.

Pourtant, la vie sexuelle ne peut se priver du développement des valeurs. Celles qui sont liées à l’ouverture sensuelle et à la quête d’intimité ont été perçues comme faisant partie d’une « religion » féminine qui est difficile à mettre en scène dans une société où l’Être n’existe à peu près pas. À ce manque de vie intérieure, en l’absence d’une réelle éducation, et en réaction au féminisme, s’opposent la consommation sexuelle et l’objectivation des rapports humains.

Comment peut-on offrir une riposte à cette aliénation et sacraliser Éros? Une partie de la solution se trouve dans la compréhension et l’accueil des besoins des hommes et des femmes. Nous sommes peut-être victimes de l’Ombre d’un archétype. De qui s’agit-il? Je vous propose de poursuivre la réflexion dans le but de cerner les motivations d’une telle exagération du plaire à l’autre qui se trouve dans l’hypersexualisation.

Chantale Proulx a publiés aux Éditions GGC :  Filles de Déméter : le pouvoir initiatique de la maternité (2005) et Un monde sans enfance (2009)

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil

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12 FÉVRIER – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)

Jonathan Durand Folco (doctorant en philosophie à l’Université Laval)
[Événement #168, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

« Pourquoi  André Gorz (philosophe cofondateur du Nouvel Observateur) militerait-il contre les gaz de schiste ?  »

Jonathan Durand Folco, doctorant en philosophie à l’Université Laval, s’intéresse aux connexions entre l’ontologie sociale, l’écologie politique et l’économie solidaire. Il explicitera la réflexion entamée dans son article du Devoir du 7 janvier 2012 (Devoir de philo  : « André Gorz militerait contre les gaz de schiste »). Il alimentera notre réflexion en présentant le personnage et la pensée de Gorz, les rapports que celui-ci analyse entre science et société, notamment à travers le prisme de l’écologie politique et sa critique des stratégies de consultation publique. Une réflexion incontournable menée dans le cadre de la problématique actuelle des gaz de schistes. 

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil

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29 JANVIER 2012 – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)

Yvon R. Théroux (Religiologue) Et Jacques J. Perron (Philosophe)
[Événement #168, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

« De la philosophie du christianisme à la spiritualité laïque… »

Se comprendre et se connaître soi-même comme occidentaux nécessitent qu’on examine nos racines culturelles profondément ancrées dans le christianisme. À partir des écrits du philosophe et historien des religions Frédéric Lenoir, Yvon R.Théroux (religiologue) et Jacques J. Perron (philosophe) nous invitent à revisiter ces racines qui sont, dès l’origine, tout à la fois religieuses et philosophiques. Le déploiement philosophique de ces racines explique l’Occident d’aujourd’hui.

Référence
 principale : Lenoir, Frédéric (2007). Le Christ philosophe. Paris, Plon, 306p.
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Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil
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~ Saison Automne 2011 ~

Ciné-club philosophique – 4 décembre 2011 (13 h à 16 h 30)
[Événement #167, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Film : Cris et chuchotements        Cinéaste : Ingmar Bergman (1972)

À la fin du XIXe siècle, Agnès se meurt d’un cancer dans le manoir familial. Ses deux sœurs, Karin et Maria, sont venues l’assister, mais seule la chambrière Anna parvient à l’aider. Karin, l’aînée, est mariée à un homme rigide qu’elle n’aime pas. Elle va même jusqu’à se mutiler pour éviter tout rapport. Maria aussi est mariée à un homme sans importance. Elle avoue elle-même être superficielle et insouciante. Les sœurs se succèdent au chevet de la malade. Après le décès de celle-ci, outre les problèmes de la succession, Karin et Maria essaient de se parler, de se connaître, difficilement, les non-dits masquent la haine. Anna, la chambrière, est autorisée à prendre un objet ayant appartenu à la défunte avant de partir. Elle choisit de ne rien prendre, mais dérobe son journal intime.
(Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30)

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Dimanche philo – 27 novembre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #166, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Jean-François Lessard, Docteur (Science politique – École des hautes études en sciences sociales de Paris – Professeur de philosophie – Cégep André-Laurendeau; chargé de cours en pensée politique – Université du Québec à Montréal)

« Le nazisme et nous. La modernité et ses dérapages »

« Le régime nazi et la solution finale ne peuvent être réduits à une explication nationale. Nous soutiendrons pour notre part que le nazisme constitue une clé importante pour comprendre la modernité. Loin d’être en opposition avec les forces du progrès et les grandes dynamiques de la civilisation dans laquelle nous nous situons, le nazisme est un aboutissement de la modernité elle-même. L’inclure dans l’étude de la modernité ne peut dès lors qu’être bénéfique, non seulement pour la compréhension du passé, mais également pour la lumière que cela jette sur cette période qui est encore la nôtre. »
Lessard, Jean-François (2010) Le Nazisme et nous. La modernité et ses dérapages. Montréal, Liber, 212p.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière + séance de signature)

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Dimanche philo – 13 novembre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #165, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Alexandra Pleshoyano
(Professeure associée au département de théologie de l’Université de Sherbrooke, auteure)

« Etty Hillesum : « Quand on n’a que l’amour à offrir en prière » (Brel) »

Sans entrer ici dans tous les débats autour de l’éthique en temps de guerre, nous évoquerons la « seule solution » qui a permis à Etty Hillesum – cette jeune femme juive décédée à Auschwitz en 1943 – de résister au mal au coeur de la Shoah. Le combat d’Hillesum ne se limitait pas seulement à contrer la haine, mais à la transformer en amour. Selon Tzvetan Todorov: « Tout se passe comme si, pour Hillesum, la lutte contre le mal intérieur venait à la place de celle contre le mal extérieur, au lieu que l’une serve de préparation à l’autre » D’autres comme André Comte-Sponville perçoivent plutôt chez Hillesum une intégration du processus de deuil selon Sigmund Freud qui consiste à accepter l’inéluctable afin de s’en libérer. Il ne s’agit pas d’un renoncement à la vie, mais d’une acceptation de la finitude. Comment Hillesum justifie-t-elle son comportement? Qu’entend-elle par l’amour comme « seule solution »? Comment cette jeune femme qui semblait si égocentrique dans les débuts de son journal en est-elle arrivée à un amour aussi altruiste, voire déraisonnable, à un amour qui s’offre pour unique prière? Ce ne sont là que quelques-unes des questions auxquelles nous réfléchirons ensemble. Un cheminement inspirant pour les quêtes spirituelles du XXIe siècle.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière)

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Ciné-club philosophique – 6 novembre 2011 (13 h à 16 h 30)
[Événement #164, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Film : Contre toute espérance – Cinéaste : Bernard Émond (2007)

Téléphoniste depuis vingt ans, Réjeanne perd son travail lorsque la multinationale qui l’emploie effectue un licenciement massif. Cette année-là, le président de l’entreprise se verse un salaire de treize millions de dollars. Peu de temps après, le mari de Réjeanne est victime d’un AVC qui le laisse invalide et aphasique. Gilles et Réjeanne n’arrivent plus à joindre les deux bouts et doivent vendre leur jolie maison de banlieue. Ils reviennent en ville et s’installent dans un petit logement d’un quartier populaire. Réjeanne doit faire vivre son mari et accepte des emplois précaires et mal payés. Malgré l’amour et le dévouement de Réjeanne, Gilles s’isole et sombre peu à peu dans la dépression. Et puis un jour, tout bascule.
(Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30

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Dimanche philo – 30 octobre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #163, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Daniel Desroches, Ph.D. (Philosophie – Université Laval)
(professeur au collège Lionel-Groulx, conférencier aux Belles soirées de l’Université de Montréal)

« Qu’est-ce que le réel de la philosophie ? La réponse de la philosophie comme mode de vie. »

Qu’est-ce que «la philosophie comme mode de vie»? Une façon ancienne de concevoir la philosophie ou une tâche inédite qui se présente à nous aujourd’hui?  Dans la perspective ouverte par l’helléniste Pierre Hadot et reprise par le philosophe Foucault, nous aborderons les questions suivantes : quel est le sens premier du mot «philosophie»? Comment étudier les écoles antiques? Existe-t-il un réel de la philosophie? Nous examinerons ces questions à l’aide des témoignages et des actes se rapportant à Socrate, Diogène le cynique, Platon et les stoïciens. Finalement, nous interrogerons l’actualité de la philosophie comme mode de vie.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière)

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Dimanche philo – 16 octobre 2011  (9 h 30 à 13 h)
[Événement #162, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Yvon Rivard (professeur, romancier, essayiste, poète, scénariste)

« Entretien avec Yvon Rivard sur son essai de 2010 Une Idée simple (Boréal) »

Extrait de la quatrième de couverture : « A l’entrée de son livre, Yvon Rivard inscrit cette phrase de Camus: «J’ai toujours pensé que l’art n’était rien si finalement il ne faisait pas de bien, s’il n’aidait pas.» Aider, porter assistance à autrui, se soucier de la réalité de l’être et du bonheur des hommes, telles sont aujourd’hui, à ses yeux, la vocation ultime et l’unique justification de l’art, de la littérature, de la pensée. »

Cette idée simple implique que « […] l’artiste ou le penseur accepte en quelque sorte d’ordonner, voire d’immoler son art ou sa pensée au «souci de l’autre », c’est-à-dire à l’écoute et à la consolation de sa souffrance. »

Rivard, Yvon (2010). Une Idée simple. Montréal, Boréal (Papiers collés), 243p.
(Entretien + ateliers de discussion + retour en plénière + séance de signature)

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Café-philo dans le cadre des Journées de la culture – 2 octobre 2011
[Événement #161, Bibliothèque Georges-Dor, salle Jean-Marc-Desgent]

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Dimanche philo – 25 septembre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #160, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Michel Métayer (philosophe et auteur)

« Pour une éthique de la discussion éthique »

Le but essentiel de toute discussion se résume en un mot : convaincre. Pour atteindre ce but, nous employons une variété de moyens qui prennent la forme de stratégies et de procédés argumentatifs. Certains de ces moyens peuvent être fallacieux et poser problème sur le plan éthique. Tout dépend de l’objectif ultime qui anime les interlocuteurs : défendre sa position avec acharnement, remporter la victoire, arriver à une entente ou à une meilleure compréhension mutuelle ? Ce problème éthique prend encore plus d’acuité lorsque l’objet de la discussion est lui-même de nature éthique, car l’éthique est un domaine où les désaccords sont particuliè-rement profonds et intenses. En définitive, qu’est-il permis d’espérer de nos discussions éthiques?

Michel Métayer  (2011) Guide d’argumentation éthique. (2e éd.), Presses de l’Université Laval (Coll. Quand la philosophie fait pop!), 155p.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière + séance de signature)

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~ Hiver 2011 ~

Dimanche philo (17 avril 2011, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #159, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Jean Laberge (professeur, auteur)

« Plaidoyer pour une éthique de la vertu »

Jean Laberge soutient que le malaise moral et social de l’Occident libéral (dont fait partie le Québec) a sa source dans une éthique «libérale» (au sens philosophique du terme) qui repose sur les «droits de la personne». Sans rejeter ces derniers, il voudra rappeler qu’un droit n’est pas une vertu, mais une protection ou une assurance qui vise au mieux la coexistence et la cohésion sociale. L’éthique des droits, en d’autres termes, ne vise pas le bonheur ou le bien-vivre ensemble. De là découle ce que le Québec connaît comme débats lancinants de société: accommodements raisonnables, laïcité de l’État, euthanasie, etc. Dans tous ces débats, l’enjeu se résume à la portée et la limite des droits.

Il nous faut impérativement sortir du cadre libéral de l’éthique des droits et opter courageusement pour une éthique de la vertu, déjà mise de l’avant il y a fort longtemps par le philosophe grec Aristote qui n’a rien perdu de sa pertinence aujourd’hui. Si la liberté est la valeur suprême de l’éthique libérale, le courage est toutefois préalable à la liberté, car les timorés ne seront jamais libres même si la Charte leur attribue d’office le droit à cette liberté. On ne naît pas libre, on le devient, en apprenant à être courageux. Il ne suffit pas d’être «bon» citoyen; il faut surtout devenir des hommes et des femmes excellents.

L’ouvrage de Jean Laberge, Plaidoyer pour une morale du bien (Liber, printemps 2011) servira de guide dans cet appel à une éthique de la vertu. Séance de signature.

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Ciné-club philosophique (10 avril 2011)
[Événement #158, Bibliothèque Georges-Dor, Longueuil]

Mort à Venise – Un film de Luchino Visconti (1971)

Ce film raconte l’histoire de la déchéance et de la mort d’un homme obsédé par la recherche de la beauté idéale. Cet homme, le musicien Gustav Von Aschenbach, vieillissant et malade, venu se reposer dans un hôtel de grand luxe à Venise, est fasciné et troublé par la grâce et la  beauté d’un jeune adolescent polonais.  Mais la beauté de Tadzio trouble le musicien, qui voit peu à peu ses certitudes morales et esthétiques de même que son existence toute entière remises en question par le désir qu’il ressent. Il tente de fuir ce désir en quittant Venise, mais un événement fortuit lui sert de prétexte pour revenir à son hôtel. Il refuse de quitter Venise malgré l’épidémie de choléra et il meurt seul sur la plage en contemplant une dernière fois l’inaccessible objet d’un amour impossible.

« Un compositeur vieillissant vient chercher à Venise une atmosphère propice à l’épanouissement de son art. N’y trouvant aucune inspiration, sa passion se réveille à la vue d’un jeune adolescent.  Adaptation austère et contemplative de la grandiose nouvelle « la Mort à Venise » de Thomas Mann, Mort à Venise (Prix du 25ème Anniversaire du Festival de Cannes) figure bien souvent comme le testament de Luchino Visconti puisqu’il laisse transparaître toutes les obsessions et préoccupations, développées de façon très aboutie, de ce cinéaste, véritable artiste de génie, personnage de fascination et de scandale pour ses moeurs et son goût raffiné de la décadence. […]»

http://critiquescinema.canalblog.com/archives/2007/03/04/4197990.html

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo (27 mars 2011 , de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #157, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Alain Noël, Ph. D.
(professeur titulaire en Science politique – Université de Montréal, spécialiste de la politique comparée)

 La « Gauche » et la « Droite » : des catégories politiques dépassées ? »

Alain Noël et Jean-Philippe Thérien publiaient aux Presses de l’Université de Montréal, en 2010, La gauche et la droite. Un débat sans frontières. Alain Noël présentera cet ouvrage qui cherche à démontrer que le clivage gauche-droite « est universel et parfaitement contemporain » et qu’il « aide les citoyens partout dans le monde à articuler leurs opinions en fonction de leurs valeurs et, ce faisant, à penser et à agir de façon cohérente dans un environnement politique complexe ».

Séance de signature.

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Dimanche philo (13 mars 2011 , de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #156, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Thomas de Koninck,
(Ph. D., professeur de philosophie à l’Université Laval, titulaire de la Chaire La philosophie dans le monde actuel)

Entretien sur deux ouvrages de Thomas de Koninck. Le premier, Aristote, l’intelligence et Dieu, a été publié en 2008 chez PUF (Chaire Etienne Gilson). Le second, Philosophie de l’éducation pour l’avenir, paraissait aux Presses de l’Université Laval (Kairos) en 2010.

Entretien avec  Jacques J. Perron, Ph.D.
Séance de signature.

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Ciné-club philosophique (27 février  2011)
[Événement #155, Bibliothèque Georges-Dor, Longueuil]

Nocturne indien – Un film d’Alain Corneau (1989)

Nocturne Indien, un parcours initiatique très particulier. Un homme part à la recherche d’un ami d’enfance qui ne tient pas vraiment à ce qu’on le trouve. L’action se situe en Inde, un pays étrange et fascinant pour un Occidental. Un pays fait expressément pour se perdre et … finalement se retrouver. Dans ce décor, tout est contraste : l’ombre et la lumière, l’illusion et la réalité, l’infinie diversité des dieux, la vie dont on rêve et celle que l’on vit. On accompagne le personnage principal qui suit un long chemin non balisé, où il convient de laisser sur le bord de la route beaucoup de certitudes, d’évidences et d’idées préconçues. On se donne beaucoup de mal pour atteindre un objectif et lorsqu’on y est presque arrivé, on réalise que c’est devenu sans intérêt parce que le cheminement nous a changés et qu’il est temps de passer à une autre étape de sa vie.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo (13 février 2011, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #154, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Georges Leroux, Ph. D.
(philosophe, professeur émérite de l’Université du Québec à Montréal, auteur de
Éthique, culture religieuse, dialogue. Arguments en faveur d’un programme, Fides, 2007)

« L’éducation au pluralisme dans le Québec actuel: enjeux et défis »

Après une brève présentation du programme éthique et culture religieuse (ÉCR), le philosophe discutera des enjeux de l’éducation au pluralisme dans le nouveau contexte de la déconfessionnalisation. Il poursuivra la réflexion en ouvrant sur les trois grands débats: liberté de conscience, laïcité et nationalisme.

Séance de signature.

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Dimanche philo (30 janvier 2011, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #153, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Pierre Bertrand, Ph. D.
(philosophe, professeur, président de la NAPAC, et auteur) 

Entretien sur son dernier essai La part d’ombre. publié chez Liber en 2010.

« Qu’est-ce donc que la réalité ?  […] Nous pouvons modifier notre perception et notre connaissance des autres et de nous-mêmes, mais une part irréductible de la réalité demeure intrinsèquement hors de portée. C’est la part d’ombre… »

Entretien avec Jacques J. Perron, Ph. D. (Philosophie).
Séance de signature.

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~ Hiver-printemps 2010 ~

Ciné-club philosophique (2 mai 2010)
[Événement #144, Bibliothèque Georges-Dor, Longueuil]

Ma Nuit chez Maud– Un film d’Éric Rohmer (1969)

Catholique pratiquant âgé d’une trentaine d’années, Jean-Louis mène une existence paisible à Clermont-Ferrand. Il pense être amoureux d’une jolie blonde, Françoise,  qu’il croise à l’église, mais est trop réservé pour l’aborder. Rencontrant par hasard Vidal, un ancien ami de lycée, Jean-Louis est invité à dîner chez Maud, maîtresse occasionnelle et amie de Vidal. La soirée se passe en longues discussions sur le mariage, sur la morale, sur la religion, sur Pascal, à trois, puis à deux, mariant également sincérité et séduction. Quelque temps après, Maud va travailler à Toulouse et Jean-Louis épouse Françoise. Cinq ans plus tard, sur la plage, Maud, Françoise et l’ingénieur se croisent, échangent des banalités avant que quelques vérités ne se mettent en place.

Troisième volet des Six Contes moraux, Ma nuit chez Maudest un grand Rohmer, une subtile comédie de caractères qui joue de l’opposition entre l’ascétisme de Jean-Louis et la légèreté contagieuse de la sensuelle Maud.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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~ Automne 2010 ~

Ciné-club philosophique (5 décembre 2010)
[Événement #152, Bibliothèque Georges-Dor, salle Jean-Marc- Desgent Longueuil]

Agora – Un film de Alejandro Amenábar (2009)
(Film à grand déploiement dont l’histoire se déroule dans l’Antiquité)

Ce film raconte la vie et la fin tragique d’Hypatie une philosophe, astronome et mathématicienne. Elle est un personnage historique qui a vécu à Alexandrie entre 355 et 415. Le cinéaste veut montrer que le monde actuel n’est pas à l’abri des perturbations qui ont profondément marqué l’époque ou se déroule l’action. Avec de très belles images et un scénario bien construit, le film présente plusieurs thèses pour exposer les dangers qui, selon Amenabar, menacent la civilisation. Afin de résister à tout groupe qui essaie d’imposer ses idées par la force en laissant la raison de côte, il faut utiliser, entre autres, la raison contre l’aveuglement idéologique, l’ouverture et la tolérance contre les intégrismes de toutes sortes, la passion pour la connaissance contre l’obscurantisme, la philosophie pour éviter de sombrer dans la barbarie et que s’éteignent les lumières de la civilisation.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo (28 novembre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #151, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Pierre Mouterde
(Sociologue, professeur de philosophie au Cégep de Limoilou et auteur)

«À la recherche d’une philosophie pour les vivants des temps présents…»

À l’encontre d’une philosophie bien à la mode, mais sans grandeur, débarrassée de toute perspective émancipatrice, ne pensant pas l’action pratique ou alors seulement en termes étroitement individuels, il s’agira de chercher à esquisser les bases d’une philosophie s’adressant aux vivants des temps présents, «holistique», prométhéenne, enlacée à la vie,  soucieuse d’être à la hauteur des grands défis contemporains…

Séance de signature :
Mouterde, P. (2009). Pour une philosophie de l’action et de l’émancipationMontréal, Écosociété.

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Dimanche philo (14 novembre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #150, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Yvon Gauthier, Ph. D.
(Professeur émérite en psychiatrie, Université de Montréal, Hôpital Sainte-Justine, auteur)

« L’avenir de l’enfant. Génétique et pharmacologie ou sécurité de l’attachement »

« Le message est très clair et diffusé de façon souvent implicite: le développement de l’enfant est contrôlé par un programme génétique inscrit dès sa naissance dans son être, et la pharmacolo-gie est la solution aux problèmes qui peuvent survenir tout au long de son devenir. On parle beaucoup moins des connaissances que nous avons maintenant sur le rôle de l’environnement, et particulièrement de l’attachement, dans la construction du psychisme de l’enfant. L’importance du « relationnel » aussi bien dans le développement précoce de l’enfant que dans son devenir ultérieur, particulièrement dans les milieux à haut risque, sera un élément essentiel de ma discussion de la polarisation actuelle entre l’organique et le psychique. » Le Dr Yvon Gauthier travaille avec les enfants depuis 1960. Aujourd’hui, il se dit inquiet devant l’évolution de la psy-chiatrie de l’enfant, où l’on privilégie maintenant le courant pharmacologique au détriment du rôle que joue l’environnement et la famille dans le développement de l’enfant.

Séance de signature :
Gauthier, Y. (2009). L’Avenir de la psychiatrie de l’enfant. Le parcours d’un psychiatre d’enfant. Toulouse, Erès.
Gauthier, Y., G. Fortin, et al. (2009). L’attachement, un départ pour la vie. Montréal. Editions de l’Hôpital Sainte-Justine.

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Ciné-club philosophique (7 novembre 2010)
[Événement #149, Bibliothèque Georges-Dor, salle Jean-Marc- Desgent Longueuil]

La Donation– Un film de Bernard Émond (2009)

Du questionnement sur le sens de l’existence et du souci de l’autre…

« Le docteur Rainville, un médecin de campagne âgé en fin de carrière cherchant un remplaçant, publie une annonce afin de trouver quelqu’un qui s’occuperait de ses malades pendant un mois et peut-être prendrait la relève. Jeanne, médecin de la grande ville, qui tente de retrouver l’aspect humain de la médecine, accepte de venir passer un mois en Abitibi dans le village de Normétal. Elle se retrouve au bout du monde. Ce grand film d’auteur, soutenu par un jeu très sobre et très juste des comédiens, est tourné dans des paysages abitibiens austères, mais pas arides, qu’il faut apprendre à connaître et à aimer. L’atmosphère d’austérité et de retenue contribue à mettre en valeur les thèmes suivants : le devoir universel du don de soi, la création de liens avec les autres, l’importance du lien avec le territoire, du lien entre le passé et l’avenir ainsi que du besoin d’être utile et d’être à sa place. Le film se termine sur une séquence qui représente, selon Bernard Émond, «…La plus forte image d’espoir que j’ai jamais filmée».

Ce film est le dernier volet de la trilogie (La NeuvaineContre toute espéranceLa Donation) illustrant  les vertus théologales la Foi, l’Espérance et la Charité.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo 31 octobre  2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #148, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Jean Bédard, Ph. D.

(Philosophe, essayiste, romancier, fondateur avec Marie-Hélène Langlais de la ferme Sageterre)

Voir : http://www.jeanbedard.com et http://www.sageterre.com

« Marguerite Porète, source de Maître Eckhart »

L’aventure de Marguerite Porète révèle un féminisme célébrant la vie, sans doute le premier féminisme organisé et militant d’Occident. Cette femme du Moyen Âge a été l’inspiration directe de Maître Eckhart. Si elle est peu con-nue (Christian Bobin en fait la louange dans Le Très-Bas), elle ne peut laisser indifférent: sa pensée et surtout ses actions nous aiguisent et nous poussent à des changements qui pourraient bien contribuer à rendre notre monde « durable ».

Séance de signature

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Dimanche philo (17 octobre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #147, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Mathieu Bock-Côté
(Diplômé en philosophie, doctorant en sociologie)

« De la caricature du passé au fantasme de l’avenir: retour sur la crise du ‘nous’ québécois »

Mathieu Bock Côté est un commentateur critique de la vie politique québécoise qui réfléchit de manière critique sur le conservatisme occidental, le progressisme con-temporain et le multiculturalisme. L’auteur engagé prolongera la réflexion entreprise dans son ouvrage Bock-Côté, M. (2007). La dénationalisation tranquille. Mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire publié chez Boréal en 2007.

Séance de signature

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Café-philo (26 septembre 2010, de 13 h 30 à 14 h 30)
[Événement #146, Bibliothèque Georges-Dor]

Animation : Jacques J. Perron, Ph. D.
Directeur général de La Compagnie des philosophes

Thème : « Philosophie et humour… »

Dans le cadre des Journées de la culture – Une invitation à rencontrer des gens qui veulent réfléchir et échanger sur des questions de sens en compagnie d’un animateur philosophe.

On présentera La Compagnie des philosophes et les activités qu’elle organise dans le Vieux-Longueuil.  On expliquera comment la  philosophie peut être vue comme l’effort de mieux penser pour vivre mieux, individuellement et collectivement, grâce à la réflexion et au dialogue.

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Dimanche philo (19 septembre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #145, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Loyola Leroux
(Professeur de philosophie, responsable de la présentation et des notes de l’Éthique à Nicomaque. Aristote, publié aux Éditions CEC en 2010)

« Le bonheur selon les anciens Grecs et Aristote »

Les Grecs ont inventé la philosophie qui consiste surtout à réfléchir sur le bonheur ou la vie bonne.Pour celui que Saint Thomas d’Aquin appelait « le philosophe », les humains désirent connaître les moyens pour vivre heureux. « Tous les humains ont par nature le désir de savoir ». Pour Dante, Aristote est « Le maître de ceux qui savent ». Pour les philosophes actuels comme Charles Taylor ou pour Karl Marx, Aristote est « un génie ».

Aristote se pose les questions suivantes : quelle est la place de l’amitié, du plaisir, de l’argent, de la responsabilité individuelle, de la justice dans la recherche du bonheur. Il suggère des pistes pour nous aider à être heureux au XXIe siècle. Il est traduit dans plusieurs langues et est l’outil privilégié des gentilshommes qui depuis 2000 ans s’en servent pour réfléchir au bonheur. »

Séance de signature :
Éthique à Nicomaque.  Aristote (2010) Les Éditions CEC. D’après la traduction de Soeur Pascale-Dominique Nau, OP (2007)Présentation et notes : Loyola Leroux