Historique des activités 2010-2020

 

Les dimanches 9 février, 1er mars, 15 mars, 5 avril, 19 avril 2020

(De 09h30 à 13h, selon la formule habituelle en quatre étapes : conférence, goûter, ateliers de discussion sur les propos entendus, retour en plénière)

Au programme… [Formulaire d’inscription]

Dimanche 15 mars 2020 – [Affichette et détails] → Événement annulé

Conférencier : Damien Hallegatte (professeur, département des sciences économiques et administratives de l’Université du Québec à Chicoutimi)

Sur son essai : Damien Hallegatte (2019) Le piège de la société de consommation, Montréal, Liber, 127p.

Quatrième de couverture : « La société de consommation a enfanté une véritable culture de consommation dont les valeurs cardinales sont la liberté de choix, le confort, le plaisir et l’expression de soi. Cette culture nous autorise et nous encourage à sublimer nos pulsions, nos frustrations et notre anxiété en acte d’achat qu’elle transforme en exercice quotidien de liberté. Bien sûr, elle n’a pas été créée de toutes pièces. Elle prend au contraire solidement appui sur nos mouvements primaires et notre tendance à la comparaison sociale, mais elle table aussi sur notre apathie et notre aveuglement volontaire. Nous désirons tellement croire en notre libre arbitre que nous n’attribuons nos décisions d’achat qu’à nous-mêmes, et non à notre inconscient ni aux techniques de marketing, et encore moins à la culture de consommation. Ce faisant, nous entérinons l’idée de l’achat comme un acte délibéré et donc chargé de significations. Ainsi, certes instaurée par les entreprises commerciales, la culture de consommation est coproduite par nous, consommateurs. Nous sommes tous les artisans de notre enfermement dans la société de consommation. En prendre conscience est déjà sans doute un premier pas pour s’en affranchir. »

Dimanche 5 avril 2020. → Événement annulé

Conférencière : Anne-Marie Voisard

~responsable des affaires juridiques d’Écosociété de 2008 à 2013, professeure au Département de sciences humaines du Cégep de Saint-Laurent, détentrice d’une maîtrise sur la répression judiciaire de la liberté d’expression~

Sur son essai : Anne-Marie Voisard (2018) Le droit du plus fort. Nos dommages, leurs intérêts. Montréal, Écosociété : Collection Hors série, 341p.

~Gagnant du Prix littéraire du Gouverneur général 2019, catégorie Essais~

Quatrième de couverture : « Cet essai est né d’une expérience vécue. Il ne prend pas pour autant la forme d’un témoignage. Il ne s’agit pas non plus de rouvrir, par les voies détournées de l’écriture, deux procès que des règlements hors cour auraient laissé inachevés. Si l’affaire Noir Canada mérite d’être soumise à l’analyse, c’est en tant qu’elle est symptomatique de la violence sociale qui s’exerce par le dispositif judiciaire et qu’elle nous donne à voir, sous une forme paradigmatique, le rôle stratégique joué par le droit dans la cartographie contemporaine des rapports de pouvoir et de domination. Elle fonde ici la genèse d’une réflexion sur les perversions et les torsions d’un droit organisant la suspension de la justice au service des fins les moins irréprochables, d’un droit de la sortie du droit, d’un droit du plus fort. »

« Dans cet ouvrage, Anne-Marie Voisard nous plonge dans une ambitieuse décon­struction du droit, de ses procédures et de ses appareils. Elle rappelle que si la violence et le pouvoir sont des choses qui se révèlent dans l’expérience, dans le vécu, elles n’échappent pas à l’analyse critique rigoureuse. Ce livre est tout à la fois une synthèse, un récit et un puissant essai sur la pratique contemporaine du droit. » (Normand Landry, professeur en communications à la TÉLUQ)

« Pour que le droit ne se sclérose pas, il doit toujours progresser. Il faut alors sans cesse mesurer l’écart qui le sépare de la justice. Cet important ouvrage d’Anne-Marie Voisard arrive à point nommé. Il offre le plus bel exemple d’une réflexion sur la justice pouvant aider à faire progresser le droit. » (Michel Seymour, professeur de philosophie à l’Université de Montréal)

Dimanche 19 avril 2020  → Événement annulé

    En attente d’une dernière confirmation…

Nous préparons un événement spécial pour souligner
le vingtième anniversaire de La Compagnie des philosophes,
OBNL fondé en avril 1999…

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Événements passés : 

Dimanche 1er mars 2020 [Affichette et détails]

Conférencier : Yves-Marie Abraham (professeur HEC, Montréal)

Sur son essai : Yves-Marie Abraham (2019) Guérir du mal de l’infini. Produire moins, partager plus, décider ensemble, Écosociété (Polémos), 280p.

Quatrième de couverture : « Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu’il n’y aura pas de « développement durable » et à envisager la « décroissance » comme seule manière d’arrêter la catastrophe en cours. Mais que porte ce mouvement et courant de pensée aux visages multiples? Synthèse claire et originale des réflexions qui s’inscrivent dans cette perspective, Guérir du mal de l’infini est aussi un convaincant plaidoyer pour refuser la croissance et envisager la transition d’un monde essentiellement basé sur l’entreprise vers un monde fondé sur les communs. Car le problème que pose la course à la croissance illimitée n’est pas seulement qu’elle détruit ce qui rend nos vies possibles, c’est aussi qu’elle nous éloigne sans cesse davantage de la liberté et de l’égalité qui nous ont été promises. Tel est le « mal de l’infini ». Pour en guérir, les prières aux gouvernements et les incantations vertueuses ne suffiront pas. Une vraie bataille est à mener, sur plusieurs fronts, et ce livre offre un moyen de s’armer pour avancer sur celui des idées. »

Dimanche 9 février 2020 [Affichette et détails]

Conférencier : Pierre Bertrand (philosophe)

Sur son essai : Pierre Bertrand (2019) La Lumière monte de l’obscurité. Variations sur les thèmes de la vision et de la création, Montréal, Liber, 184p.

Il sera question de la Vie, de notre vie d’être humain, de la réalité en perpétuel mouvement, des contradictions et des bouleversements de nos existences, de la nécessité d’unifier le corps-esprit pour développer une vision juste et créer du sens. Comment faire de notre vie une oeuvre de beauté et de joie ? Comment permettre à la lumière de faire son chemin, malgré et avec certains côtés sombres de l’existence ?

Quatrième de couverture : « L’acte de créer accompagne les autres aspects de la vie. Il les éclaire au sein de leur obscurité. Ainsi leur donne-t-il une visibilité. L’accompagnement est d’abord thérapeutique. L’acte de créer aide effectivement à dénouer plusieurs impasses. Il aide à vivre celui qui se prête à son mouvement. Il met en avant ce qui se dérobe, la part maudite, gratuite, apparemment inutile, souffrante, qui nous hante secrètement, et qui se manifeste lorsque les barrières ou les masques tombent, dans des moments de remise en question et de crise. L’acte de créer joue le rôle d’un confident ou d’un thérapeute, avec quelque chose en plus, car il s’adresse lui-même aux autres et pas seulement à celui qui s’y prête. » P. B.

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Les Dimanches philo de l’automne 2019

(Le dimanche, de 09h30 à 13h, selon la formule habituelle en quatre étapes :

conférence, goûter, ateliers de discussion sur les propos entendus, retour en plénière)

~ Thème général de la saison : La Transmission ~

→ Dépliant avec le formulaire d’inscription téléchargeable ←

Voici les dates à inscrire dans votre agenda pour les Dimanches philo
avec la liste des conférencières et conférenciers invités :

Dimanche 1er décembre 2019 [Affichette]

Conférencière : Katy Roy 


« La littérature, ou le salut par l’imaginaire… »


Auteure de
La Bibliothérapie. Trésor d’imaginaires (Fides, 2018, 213 p.), Katy Roy a fondé il y a une dizaine d’années La Bibliothèque Apothicaire  qui utilise les outils de la bibliothérapie et de l’imagerie mentale. Elle nous fera part, entre autres, de la contribution de certains philosophes qui ont cherché à comprendre l’importance de l’imaginaire pour l’équilibre et l’épanouissement de la personne.**** 

Quatrième de couverture : « Un désir marqué d’aller à la rencontre de l’humain avec la littérature a mené Katy Roy à découvrir la bibliothérapie. Tout commença par une question qui, un jour, s’empara d’elle : « Comment l’être humain peut-il utiliser l’imaginaire pour poursuivre son développement et régler ses conflits intérieurs? » 

L’auteure nous convie ici dans l’univers foisonnant des imaginaires d’hommes et de femmes rencontrés au cours de sa pratique dans plusieurs lieux singuliers: centres de réadaptation, hôpitaux psychiatriques, prisons ou bibliothèques.

Le récit qu’elle fait de ces rencontres témoigne de l’extraordinaire fécondité de cette démarche qui ranime les images présentes en nous. « J’ai été fascinée de constater comment celles-ci synthétisent notre vécu en nous indiquant la voie à suivre pour résoudre certaines impasses et nous offrir une perception différente. »

« Katy Roy a complété des études universitaires en littérature et en cinéma et est candi-date au doctorat en psychologie. Après avoir œuvré plusieurs années comme libraire, elle a fondé il y a huit ans le projet de La Bibliothèque Apothicaire, lauréat du Concours québécois en entrepreneuriat. Sous la forme de rencontres individuelles, d’ateliers de groupe, de résidences et de retraites, elle utilise les outils de la bibliothérapie et de l’imagerie mentale. Son expérience et ses recherches suscitent de plus en plus l’intérêt des médias, des pédagogues et des professionnels du monde de la santé, tant en Europe qu’au Canada. »

Cf. Fides (Quatrième de couverture avec la présentation de l’auteure)


Dimanche 17 novembre 2019 [Affichette]

Conférenciers : Danièle Boulard et Benoit Duguay sur leur essai            

Que veut dire accompagner? Conseiller, soutenir, former… (Liber, 2018)          

« L’accompagnement compte mille et un visages et se présente sous une multitude d’aspects sous diverses appellations — mentorat, coaching, tutorat, jumelage, parrainage. Il se pratique dans de multiples champs d’activité, dans divers cadres et selon des modalités elles aussi distinctes : apprentissage, formation, enseignement, compassion (assistance aux malades et démunis) et bien d’autres. De nos jours il passe par les TIC et utilise même des robots. Cet ouvrage brosse le portrait de ses formes, de ses outils et de ses missions. Il s’adresse à toutes les personnes qui le pratiquent déjà, à celles qui désirent s’engager dans une démarche d’accompagnement et à celles qui veulent simplement en approfondir la compréhension. » 

Cf. Liber (Quatrième de couverture avec la présentation des auteurs)

Dimanche 3 novembre 2019 [Affichette]

Conférencière : Ginette Bureau – entretien sur son récit/essai 

Guérir la mère. Transmissions inconscientes (Fides, 2019) 

« Quand certains schèmes de comportement souffrants se répètent dans notre vie et dans celle de nos enfants ; quand, par loyauté familiale, les anniversaires réveillent dans notre corps un deuil non digéré, il faut s’interroger sur notre mémoire transgénérationnelle.

Sur le ton de la confidence, oscillant entre le récit et l’essai, Ginette Bureau raconte sa propre histoire et nous montre comment un blocage peut s’installer dans le corps et l’esprit et traverser les générations. Elle nous relate les effets dévastateurs des non-dits sur sa propre lignée familiale et le secret maternel que ses recherches lui ont permis de démasquer.

Pour l’auteure, c’est en intégrant et en digérant ce conditionnement reçu que l’on peut s’en dégager et lui faire perdre son pouvoir, et ainsi reprendre notre liberté, à la fois dans notre corps et dans notre âme. »        

Cf. Fides (Quatrième de couverture avec la présentation de l’auteure)

Dimanche 20 octobre 2019  [Affichette]

Conférencier : Réjean Bergeron – sur son essai

L’école amnésique ou les enfants de Rousseau (Poètes de brousse, 2018)

« Séances de massage en classe, apprentissage de l’empathie et de la méditation, développement de l’intelligence émotionnelle et des compétences transversales, sans oublier le fameux Lab-École… Il semble bien que notre système d’éducation ait décidé de privilégier le développement du pathos plutôt que du logos, de la forme du savoir au détriment du savoir véritable. Ce qui compte avant tout pour l’école québécoise, c’est de faire en sorte que les élèves deviennent de bonnes personnes, des êtres flexibles qui auront cette capacité de s’adapter à toute éventualité afin de répondre gentiment et dans l’ordre aux demandes fluctuantes du marché du travail.

L’école amnésique ou Les enfants de Rousseau dénonce vertement les dérives de notre système éducatif et condamne sans ambages l’emprise que les supposées sciences de l’éducation et le pédagogisme qui en émane ont fini par avoir sur les façons de faire et de penser du maître, c’est-à-dire de celui et de celle qui, il n’y a pas si longtemps, pouvait se présenter comme le véritable pédagogue. »

Cf. Poètes de Brousse et Brève notice biographique
S’inscrire

Dimanche 6 octobre 2019  [Affichette]

Conférencier : Yvon Rivard – un entretien sur son essai :                            

Les Chemins de l’école (Leméac, 2019, 127p.).

«Yvon Rivard poursuit ici sa réflexion entamée dans
Aimer, enseigner, et propose une vision de l’éducation qui va à contre-courant de la pédagogie contemporaine et de l’idéologie utilitariste du savoir : défense de l’école comme lieu privilégié à l’abri de la rumeur publique ; reconnaissance de l’autonomie du professeur ; apologie de la lenteur et de la gratuité ; éloge de la pensée en mouvement entre les mots et les choses, la parole et le silence. Le chemin de l’école souligne la finalité éthique de l’éducation, qui brise la solitude des êtres en les éveillant à la beauté du monde considéré comme un tout harmonieux, un work in progress auquel tous les vivants participent… S’appuyant constamment sur l’expérience de l’auteur, ce livre peut être lu comme une grammaire de l’enseignement de la littérature et de la création littéraire. »
Les libraires ~ 

À propos de l’auteur ~ 

Sur le site de l’éditeur

 ~ S’inscrire

Au plaisir de vous retrouver dès le 6 octobre 2019…

Jacques J. Perron, Ph. D., D.G.

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~ Dépliant de la dernière saison avec toutes les informations ~

14 avril 2019    [Affichette avec tous les détails]

Conférencier : Jean Bédard (philosophe, métaphysicien, travailleur social, paysan, romancier et essayiste)

Conférence : « Coup de coeur pour l’environnement »

En avril 2019, La Compagnie des philosophes fêtera son 20e anniversaire. Pour l’occasion, nous avons invité un ami de longue date, le philosophe québécois Jean Bédard, à nous préparer une réflexion de fond sur l’environnement, un sujet d’une importance capitale pour nous tous, aujourd’hui, et pour la suite du monde. Jean Bédard considère que nous n’arriverons jamais comme individus et comme société à régler nos problèmes environnementaux si nous en demeurons à la stricte rationalité.

Le dérèglement climatique, l’extinction des espèces, l’érosion de nos démocraties, la montée des gouvernements autoritaires et du radicalisme religieux ou laïc, tout cela nous inquiète à juste titre. Dès l’an 2000, le diagnostic était déjà clair : nos civilisations se gonflent en violence contre la nature et contre nous-mêmes et cela nous met en danger. Mais comment un diagnostic aussi clair peut-il se traduire en action efficace ? Que doit-il se passer pour qu’une information suffisante se transforme en changement d’habitude ?

La solution ne peut pas être purement rationnelle. Les interdictions et la morale négative ne marchent pas. Le diagnostic est important, mais insuffisant pour enclencher le changement d’attitude. Pour Jean Bédard, la solution se trouve du côté du coeur. Il faut d’abord apprendre à aimer la nature…

On prolongera la réflexion amorcée avec notre invité lors du Dimanche philo d’avril 2018 consacrée à son Journal d’un réfugié de campagne (Leméac, 2017) et qui faisait la part belle à… la beauté du monde !

Une « belle » façon d’amorcer les festivités du 20e anniversaire de notre organisme qui se consacre à la philosophie grand public depuis déjà deux décennies…

Au plaisir,

Jacques J. Perron, Ph. D., D.G.

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Événements de cette saison, déjà passés…

24 mars 2019 [Affichette avec tous les détails]

Entretien avec Jean-Paul Lafrance

Professeur-fondateur du département des communications de l’université du Québec à Montréal, Jean-Paul Lafrance a été titulaire de la chaire UNESCO-Bell en communication et développement international. Il a publié plusieurs ouvrages sur les médias et la civilisation numérique.

À propos de son ouvrage :

Promesses et mirages de la civilisation numérique, publié chez Liber en 2018 (173 pages)

« Parents, enseignants, intellectuels, citoyens, nous sommes nombreux à nous demander ce qu’apporte à l’être humain la civilisation numérique qui est la nôtre depuis quelques décennies déjà. Et d’abord en quoi elle consiste, quels en sont les principaux acteurs, quels en sont les effets — ceux déjà visibles comme ceux qui sont prévus et redoutés — et comment les affronter ou les éviter. Cet essai répond à ces questions en s’arrêtant en particulier aux conséquences socioéconomiques du numérique (disparition massive de métiers et de postes, robotisation, macdonaldisation et ubérisation du travail, etc.) ainsi qu’à la déstructuration de soi qui accompagne notre inscription dans des dispositifs techniques et informatiques dont nous sommes de plus en plus prisonniers. »

Il est question dans cet essai, entre autres, des maladies du numérique et de la philosophie comme thérapie de l’âme…

Sur le site de l’éditeur : http://www.editionsliber.com/catalogue.php?p=837

Consulter la Table des matières

« Jean-Paul Lafrance a écrit un texte essentiel pour quiconque veut comprendre les défis qui nous attendent dans les prochaines années. En plus, l’auteur y ajoute un très beau et encourageant plaidoyer pour la philosophie. » extrait de David Santarossa, « Le numérique ne serait-il qu’une illusion ? » Revue Argument

L’entretien sera mené par Jacques J. Perron, philosophe

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10 mars 2019 [Affichette avec tous les détails]

Nous serons en compagnie de Gilles Voyer,

professeur retraité de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, où il a été directeur du Bureau de développement de l’éthique et du Centre de formation continue. Gilles Voyer est détenteur d’une formation en médecine, en droit de la santé et en philosophie.

La rencontre portera sur son ouvrage :

Gabriel et le philosophe ou Comment réfléchir aux turbulences de notre temps ; suivi de Très, très courte histoire de la philosophie occidentale, publié chez Fides en 2018 (170 pages).

Un jeune homme qui se questionne rencontre un philosophe. « Cette rencontre a été au point de départ d’une série de lettres du philosophe, devenu un confident, abordant des questions auxquelles Gabriel n’avait pas de réponse satisfaisante. Des questions portant sur des réalités souvent malmenées du quotidien comme l’amour, le langage, l’art, le bonheur… Des questions aussi concernant les problèmes cruciaux auxquels la société contemporaine doit faire face, comme la question de la santé, de la fin de vie, du pétrole et de son transport, des accommodements raisonnables, des manipulations génétiques… » Extrait de la quatrième de couverture

http://www.editionsfides.com/fr/product/editions-fides/a-paraitre/gabriel-et-le-philosophe_772.aspx?unite=001

Le mot de Jacques Lanctôt, Le Journal de Québec, 17 février 2018 : « J’ai toujours eu un peu de difficulté avec la philosophie, elle m’apparaissait toujours un peu trop abstraite pour moi qui étais davantage porté sur l’analyse concrète et l’action concrète. Mais ces vingt-quatre lettres philosophiques de Gilles Voyer, si elles ne sont pas toutes « concrètes », ont le grand mérite d’être des plus claires et compréhensibles au commun des mortels. […] »

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17 février 2019 [Affichette]

Entretien avec Yvon Rivard

romancier, essayiste, scénariste, poète, professeur de littérature…

À propos de son dernier roman : 

Le Dernier chalet, publié en 2018 à Montréal chez Leméac (208 pages).

« […] Le roman [Le dernier chalet] répond ainsi à la question du sens. Y a-t-il même un sens ? ‘On ne peut qu’imaginer des choses, poursuit-il. Si la mort est un passage, si tu t’es entraîné à passer d’un état à un autre, penser à la mort est un exercice qui ne peut que nous aider à passer.’ Yvon Rivard

Tout le contraire, en somme, du fantasme d’immobilité que nourrit son narrateur. ‘Je suis très divisé, reconnaît Yvon Rivard. Dans tous mes livres, le grand dilemme c’est toujours la querelle entre Héraclite et Parménide. Si personnellement je suis surtout un sédentaire, la pensée représente pour moi le mouvement. Je suis du côté d’Héraclite. Ça se traduit même ici dans mes phrases, qui sont un peu longues et que j’ai du mal à ponctuer.’ […] »

Extrait de Christian Desmeules, « Yvon Rivard devant l?extrême fixité des choses », Le Devoir, 10 mars 2018.

Extrait de la 4e de couverture:

« Porté par une prose lumineuse et envoûtante, Le dernier chalet est une méditation romanesque dans laquelle le récit ne se distingue plus de la poésie et de l’essai. Un petit chemin de terre, un grand fleuve, un voyage prenant de bout en bout entre la fin et le commencement du monde. »

Site de l’éditeur : http://www.lemeac.com/catalogue/1685-le-dernier-chalet.html?page=1

L’entretien sera mené par Jacques J. Perron, philosophe

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27 janvier 2019 [affichette]

Invité :  René Bolduc

Ph. D. (philosophie – Université libre de Berlin), professeur au cégep Garneau de Québec.

La rencontre portait sur son ouvrage

Sincèrement vôtre. Petite introduction épistolaire aux philosophes, publié chez Poètes de brousse (Essai libre) en 2018 (238 pages)

« Dans cet essai ludique et habile, René Bolduc met en relation les philosophes les plus étudiés en Occident avec des personnalités de notre époque. Sous forme de lettres, l’exercice expose brillamment le fossé existant entre une pensée rationnelle et une pensée tordue. Épicure s’adresse à Michael Jackson, Machiavel offre ses conseils à Vladimir Poutine, Voltaire démonte l’idéologie animant la Meute, Rousseau s’entretient avec Kim Kardashian. George Orwell écrit une lettre à Donald Trump…

Vingt-sept philosophes sont ici conviés à mettre en lumière les égarements d’autant de personnages publics. Chaque lettre s’accompagne d’une biographie sommaire du philosophe ainsi que d’un choix de lectures afin de poursuivre la réflexion. »

Site de l’éditeur : https://poetesdebrousse.org/catalogue/sincerement-votre/

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Événements (déjà) passés

Les Dimanches philo de l’Automne 2018

Formulaire d’inscription et dépliant informatif

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Dimanche 2 décembre 2018 (09h30 à 13h) :

Affichette annonçant cet événement

Nous serons en compagnie de Simon Nadeau (essayiste et romancier)

Autour de son ouvrage : Simon Nadeau (2018) L’Art de rater sa vie, Éditions Boréal, 280p.

Quatrième de couverture : « Sous les apparences d’un roman (et c’en est tout de même un), voici un récit sur une expérience radicale, un renversement des valeurs, une échappée du monde contemporain tel qu’il va. Le lecteur découvrira qu’il est possible de rater sa vie avec art, qu’il n’y a pas qu’une seule façon de réussir et qu’une autre façon de vivre, de sentir et de penser peut être explorée. C’est ce que fait le personnage fantasque de Mèche-au-Vent, qui accomplit sa révolution à travers de petits gestes et une suite d’écarts. Simon Nadeau, après L’Autre Modernité, revient avec une histoire posée entre mythe et réalité, celle d’un déserteur de l’intérieur qui sacrifiera la réussite sociale sur l’autel de sa liberté, subversive et joyeuse.  »

Dimanche 18 novembre 2018 (09h30 à 13h) :

Affichette annonçant cet événement

Nous serons en compagnie de Éric Martin (essayiste et professeur de philosophie au Collège Édouard-Montpetit)

Autour de son ouvrage : Éric Martin (2017) Un pays en commun. Socialisme et indépendance au Québec, Écosociété (Polémos) 272 p.

Quatrième de couverture : « Loin d’être dépassée, l’idée de souveraineté est de retour à l’avant-scène. Mais plutôt que d’abandonner ce « retour » de la nation aux mains des populismes de droite, il est grand temps de réarticuler question sociale et question nationale dans une perspective émancipatrice. En revisitant les écrits des Aquin, Vadeboncoeur, Dumont, Rioux, du Front de libération des femmes et de Parti pris, Eric Martin réactualise le slogan des années 1960-1970 «Socialisme et indépendance». Socialisme au sens de démocratisation de l’économie, mais aussi d’une société orientée vers la justice et le bien commun. Indépendance parce qu’aucun projet à visée émancipatrice ne peut être mis en place tant que subsiste le carcan colonial et impérial du fédéralisme canadien sur les Québécois.es et les Autochtones. Un pays en commun propose de renouer avec un «socialisme d’ici», pour sortir du dialogue de sourds entre inclusifs et nationalistes conservateurs et enraciner au Québec un véritable projet de souveraineté républicain et écosocialiste. »

Dimanche 4 novembre 2018 (09h30 à 13h) :

Affichette annonçant cet événement

Nous serons en compagnie de Jérémie McEwen (professeur de philosophie au Collège Montmorency, chroniqueur philo à Radio-Canada, il contribue aussi à La Presse, au magazine Nouveau Projet et au site Voir.ca)

Autour de son ouvrage : Jérémie McEwen (2018) Avant je criais fort, Montréal, XYZ, 170p.

Quatrième de couverture : « Jérémie en a marre d’entendre, partout dans les médias, du monde s’énerver sur tout et n’importe quoi. Il nous invite donc à « philosopher », c’est-à-dire réfléchir calmement à tous les aspects d’une question, pour tenter d’en saisir la complexité, les contradictions éventuelles, et pour s’en faire une idée un peu plus nuancée que ce que nous proposent nombre de commentateurs, chroniqueurs, éditorialistes, ou finalement quiconque ayant accès à un porte-voix, ne serait-ce que Facebook.

Dans Avant je criais fort, Jérémie aborde le mensonge, l’ennui, la guerre, les accommodements religieux, l’intelligence artificielle, la pudeur et bien d’autres sujets, et convoque pour cela René Descartes, Mel Gibson, Gilles Latulippe, P.K.Subban, Simone Weil, Saint-Augustin, Serge Bouchard, et quelques autres… »

Dimanche 14 octobre 2018 (09h30 à 13h) :

Affichette annonçant cet événement

Nous serons en compagnie de Étienne Groleau (philosophe, essayiste, professeur au cégep Beauce-Appalaches)

Autour de son ouvrage : Étienne Groleau (2018) L’oubli de la vie, Montréal, Liber, 192p.

Quatrième de couverture : « On définit habituellement la modernité comme le règne de la raison individuelle. Cette raison voulant d’abord et avant tout la vérité, la modernité se présente donc comme une quête de vérité. Cette quête n’est pas nouvelle. On peut imaginer qu’elle a toujours habité le coeur de l’homme, ou peut-être même que l’homme n’est réellement apparu qu’avec elle. En quoi le questionnement de la modernité marque-t-il un changement ? Les présocratiques ne cherchaient-ils pas la vérité ? Sans doute. Mais leurs efforts restaient subordonnés à une autre quête, celle du Bien. Jamais, avant la modernité, la vérité du monde n’avait dicté aux hommes comment vivre ; cette tâche revenait au Bien. Une fois rabattue sur la seule vérité, la raison a engendré un homme étriqué, mutilé, version parodique de ce qu’il pourrait être, et qui aujourd’hui, à travers des doutes, des crises et des excès, ne fait que manifester les symptômes de la déchéance qui accompagne une raison déshumanisée. »

Dimanche 30 septembre 2018 (09h30 à 13h) :

Affichette annonçant cet événement

Nous serons en compagnie de Pierre Bertrand (philosophe, poète et essayiste)

Autour de son ouvrage : Pierre Bertrand (2018) Nous sommes vie, nous sommes mouvement, Liber, 248p.

Quatrième de couverture : « Selon la tradition, si Dieu crée, c’est pour extraire le cosmos du chaos. Pour nous, il n’y a pas d’un côté le créateur et, de l’autre, la création, mais un seul mouvement. Le chaos devient cosmos. C’est l’optique de l’immanence par opposition à celle de la transcendance. L’être humain n’est pas le maître de la création, mais appartient à son mouvement, est constitué par lui. Il s’agit moins pour lui de s’ouvrir au chaos que d’admettre qu’il se trouve d’emblée dedans. Ainsi, au lieu de s’en protéger par les formes déjà là, il s’en fera un allié. Concrètement, c’est à partir du malaise ou du mal-être, de tout ce qui se bouscule en lui, de ce qui se télescope et va dans toutes les directions, à partir de ses questions, de ses crises, de ses lacunes, de sa souffrance, de ce qu’il y a pour lui de plus terrible qu’il créera. Il créera par l’écriture, la peinture, la musique, la danse, la photographie, le cinéma, etc., également par la science, la littérature, la religion. Il créera aussi dans la vie quotidienne par ses relations, ses décisions, ses actions. Le mouvement de création consiste à partir de l’informe, de l’indéterminé, du non-sens et à l’épouser afin qu’il se transforme de lui-même en une forme et un sens qui permettent à la vie d’avancer. Le chaos n’est jamais dépassé une fois pour toutes; il continue de courir sous les formes, ne cessant de les menacer et finissant d’ailleurs, tôt ou tard, par les réabsorber, ce pourquoi l’être humain ne cesse jamais de créer. »

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La saison  : Hiver-printemps 2018
La programmation des Dimanches philo

Formulaire d’inscription et dépliant informatif

Dimanche 22 avril 2018

[Affichette avec les informations]

Conférencier invité : Jean Bédard

Philosophe, fermier, essayiste – Jean Bédard, qui s’était déjà réfugié parmi les philosophes oubliés (Maître Eckhart, Nicolas de Cues, Comenius, Marguerite Porète) et les cultures autochtones (Le chant de la terre innue, Le chant de la terre blanche, Le dernier chant des premiers peuples) poursuit ici la même quête. Ce Journal d’un réfugié de campagne, qui fait de l’écologie une aventure de la conscience, nous rappelle que nous n’échapperons pas à la destruction sans ces allers-retours entre la matière et l’esprit dont nous sommes issus.

La rencontre portera sur l’ouvrage de Jean Bédard publié en 2017 : Journal d’un réfugié de campagne…

Quatrième de couverture :

Que se passe-t-il quand un philosophe-romancier se réfugie à la campagne pour échapper à la folie des hommes, dont les guerres et le réchauffement climatique sont les symptômes ? Il devient fermier pour faire prendre l’air à ses idées et les enraciner. De cette « rencontre entre une pensée humaine et une pensée végétale » naît un art de vivre qui est aussi une exploration de l’univers. On suit pas à pas une intelligence intrépide qui emprunte tous les chemins pour essayer de comprendre quel est notre rôle dans cette histoire de la vie d’abord écrite par la lumière, les plantes, les animaux.

            À l’explication scientifique (biologique et physique) s’ajoutent des rêveries poétiques, souvent empreintes d’humour, qui traduisent la beauté et l’adhésion au mystère du monde. Les références aux œuvres littéraires, artistiques et philosophiques de même que les réflexions du moraliste surgissent toujours de l’expérience concrète du fermier, réalisant ainsi l’idéal de Thoreau, à savoir que « tout homme devrait entretenir deux fermes à la fois, celle sur cette Terre et celle qui se trouve dans son esprit ».

 Séance de signature : Jean Bédard (2017) Journal d’un réfugié de campagne, Montréal, Leméac, 152p.

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Dimanche 8 avril 2018

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Conférencier invité : Jacques Senécal

Jacques Senécal a enseigné la philosophie au collège, à Rimouski et à Montréal (Canada), et au Lycée français international de Hong Kong. Il anime maintenant des cafés philosophiques et des ateliers de philosophie. Aux éditions Liber, il a publié Le bonheur philosophe (2011), Le cerveau amoureux (2010), Manières de dire, manières de penser (2004). Il est également l’auteur de La philosophie et les femmes (Cornac, 2016).

La rencontre portera sur l’ouvrage :

Jacques Senécal (2017) Philosophies occidentales et sagesses orientales. Une approche amoureuse. Liber, 186 p.

« Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l’histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l’examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on « philosophies » occidentales mais « sagesses » orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d’approfondir cette distinction. À cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l’on compare dès lors à l’usage qui en est fait dans l’autre tradition : la substance, la connaissance, l’essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d’une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ? »

Table des matières

Séance de signature : Jacques Senécal (2017) Philosophies occidentales et sagesses orientales. Une approche amoureuse. Liber, 186 p.

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Dimanche 18 mars 2018

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Conférencier invité : Patrick Moreau

Patrick Moreau est professeur de littérature au CÉGEP Ahuntsic et rédacteur en chef de la revue Argument

La rencontre portera sur l’ouvrage :

Moreau, Patrick (2017) Ces mots qui pensent à notre place. Petits échantillons de cette novlangue qui nous aliène, Montréal, Liber, 278p.

Quatrième de couverture – « Si on a bien évidemment besoin des mots pour penser, on ne s’avise malheureusement pas toujours de ce qu’ils veulent dire vraiment lorsqu’on les utilise, des sous-entendus qui sont les leurs, des théories où ils puisent leur origine, ou encore de la vision du monde ou de la société qu’ils contribuent à mettre en avant. Nous nous laissons alors porter par ces termes indéfinis, ces concepts plus ou moins maîtrisés qui finissent par penser à notre place. Il en est ainsi par exemple de flexibilité, ouverture, responsabilité, solidarité, transparence, qui en disent bien plus long qu’on voudrait croire sur notre époque et sur le discours idéologique qu’ils traînent dans leur sillage. Cet essai est une réflexion sur le vocabulaire politique et médiatique qui a cours de nos jours, dans le but d’en tirer au clair la signification souvent implicite et d’en dévoiler les ambiguïtés. Il met de la sorte en garde contre des mots-vedettes dont on fait trop souvent usage par réflexe, suivisme ou bienpensance, et invite à se réapproprier un langage moins contraint pour une pensée plus libre. »

Table des matières

Séance de signature :  Moreau, Patrick (2017)  Ces mots qui pensent à notre place. Petits échantillons de cette novlangue qui nous aliène, Liber, 278p.

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Dimanche mars 2018

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Débat… « Immigrants : intégration à la culture commune ou multiculturalisme ? » 

Conférenciers invités à débattre :

Mathieu Bock-Côté (sociologue, chargé de cours à HEC, chroniqueur au Journal de Montréal et collaborateur au Figaro), et

François Boucher (chercheur postdoctoral en philosophie politique, UQÀM et U. Leuven)

Descriptif :

En démocratie, l’opinion publique doit être dûment informée et instruite afin de pouvoir faire des choix éclairés. Or, débattre, c’est essentiellement accepter de mettre à l’épreuve la pertinence et la cohérence de nos hypothèses et la solidité de nos arguments en les exposant au jugement d’autrui.

À l’occasion de son 20e anniversaire, la revue Argument présente un dossier « Savoir débattre » qui comprend 13 débats sur des problématiques importantes pour le  « vivre ensemble ». Pour célébrer cet anniversaire et faire connaître la revue, nous avons choisi d’inviter deux auteurs qui ont débattu  sur la question du multiculturalisme dans ce numéro. En nous partageant leurs poins de vue, ils alimenteront notre réflexion.

[Argument, 20 : 1, hiver 2017-2018, pp. 133-147]

Table des matières complète

Séance de signature : Argument, vol. 20, No 1, hiver 2017-2018, « Savoir débattre » [Éditions Liber]

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Dimanche 11 février 2018

[Affichette avec les informations]    Formulaire d’inscription

Conférencier invité : Pierre Mouterde

Sociologue (Ph. D.), philosophe (M. en philosophie; M. en sciences religieuses) et essayiste, Pierre Mouterde est spécialiste des mouvements sociaux en Amérique latine et des enjeux relatifs à la démocratie et aux droits humains.

La rencontre portera sur l’ouvrage :

Pierre Mouterde (2017) Les stratèges romantiques. Remédier aux désordres du monde contemporain, Montréal, Écosociété, 184p.

Extrait de la Quatrième de couverture :

« Écrit dans le sillage de penseurs du soupçon (Marx, Nietzsche, Freud) et de leurs contemporains, Les stratèges romantiques cherche à repenser les questions qui touchent l’existence (le temps, le désir, la religion, l’amour, la vie, la mort) afin de rouvrir les possibles d’une action politique authentiquement émancipatrice.

S’inscrivant dans la tradition du romantisme émancipateur qui entend prendre le contre-pied d’un monde utilitariste et marchand, Pierre Mouterde propose une approche renouvelée de l’intervention sociopolitique. Il cherche à redonner à la politique ses lettres de noblesse et à repenser cette dernière à l’aune des défis de l’ère néolibérale, en proposant de combiner à l’art d’une stratégie rassembleuse et unificatrice la réappropriation de toutes les aspirations existentielles que la modernité marchande a fait disparaître de nos vies. C’est l’originalité de cet essai : pour appréhender les désordres du monde contemporain et y remédier, l’auteur ne se contente pas des traditionnelles explications économiques, sociales et politiques. Il tente d’y combiner des facteurs culturels et plus généralement ceux touchant à l’horizon immédiat de l’existence humaine. Ceux-là même que le déploiement capitaliste néolibéral des dernières décennies tend à remodeler en profondeur, en favorisant les tendances à la fragmentation et à la massification dont l’auteur fait une clé d’interprétation pour comprendre notre époque. »

Table des matières (sur la page Écosociété, juste au dessus du titre, à droite, cliquer sur le petit cercle)

Séance de signature : Pierre Mouterde (2017) Les stratèges romantiques. Remédier aux désordres du monde contemporain, Montréal, Écosociété, 184p.

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La dernière saison… automne 2017

Nous remercions chaleureusement les auteurs qui ont accepté d’animer nos matinées philosophiques grand public de l’automne 2017 dans le Vieux-Longueuil à partir de leurs publications :

Pierre Mouterde – Les stratèges romantiques. Remédier aux désordres du monde contemporain (Écosociété, 2017)

Maurice Lagueux, Ph.D. (philosophie), M.A. (économie), auteur de Tout en même temps agnostique et croyant, Liber, 2017.

Bernard Émond, cinéaste et essayiste, auteur de Camarade, ferme ton poste, Lux Éditeur, 2017.

Philippe St-Germain, professeur de philosophie au Collège Ahuntsic et essayiste, auteur de La greffe de tête. Entre science et fiction, Montréal, Liber, 2017.

Mathieu Bélisle, professeur de littérature au collège Jean-de-Brébeuf et essayiste, auteur de Bienvenue au pays de la vie ordinaire, Montréal, Leméac, 2017.

Nous remercions aussi tous nos bénévoles : sans leur précieuse collaboration, nous ne pourrions tenir ces rencontres toutes aussi riches sur le plan culturel que sur le plan humain.

Naturellement, je remercie nos participantes et participants : sans leur assiduité et leur encouragement, notre engagement perdrait tout son sens.

Enfin, nos remerciements vont aussi au Bureau de la culture et de la vie communautaire de la ville de Longueuil pour son soutien aux organismes culturels comme le nôtre.

Au plaisir de vous retrouver à la saison Hiver-printemps 2018 pour les Dimanches philo qui se tiendront aux dates suivantes :

11 février 2018 ~ 4 mars 2018 ~ 18 mars 2018 ~ 8 avril 2018 ~ 22 avril 2018.

Nous publierons ici même le contenu de la nouvelle programmation dès qu’elle sera complétée.

Merci encore et… joyeux temps des Fêtes!

Jacques J. Perron, Ph. D., D.G.

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Les événements plus bas font déjà partie de l’histoire…

Ce qui était au programme à l’Automne 2017…


Les Dimanches philo

[Dépliant avec le formulaire d’inscription téléchargeable]

Premier Dimanche : 1 octobre 2017

[Affichette avec toutes les informations]

Conférencière : Joëlle Tremblay

M.A. (philosophie ~ U. Laval), professeure de philosophie

« Contre l’industrie du savoir ! Pour la
personne, le citoyen et la démocratie ! »

Réflexion critique sur le système d’éducation au Québec. Il sera naturellement question de l’importance de la formation générale dans le cursus des étudiants, mais aussi de l’importance de la vulgarisation de la philosophie dans la Cité. Joëlle Tremblay enseigne la philosophie au collégial, mais elle travaille aussi à sortir la philosophie de son enclave strictement scolaire (collégiale ou universitaire).

Séance de signature : Joëlle Tremblay (2017) L’inéducation : l’industrialisation du système d’éducation au Québec, Montréal, Éditions Somme Toute, 96p.
Quatrième de couverture

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Deuxième dimanche : 15 octobre 2017

[Affichette avec toutes les informations]

Invité : Maurice Lagueux

Ph.D. (philosophie), M.A. (économie)

Entretien : « Il n’est pas contradictoire
d’être tout à la fois agnostique et croyant »
 

Réflexions pour le croyant et pour l’athée. « Comment peut-on, ainsi que le suggère le titre du livre de Lagueux, se dire à la fois agnostique et croyant ? C’est que la croyance, explique le philosophe, n’est pas un savoir, mais l’expression d’une « confiance en un être inconnaissable ». Les croyants qui prétendent savoir que Dieu existe et les athées qui affirment savoir que cette existence est impossible font preuve de présomption. En ce domaine, l’honnêteté intellectuelle exige de reconnaître que seul l’agnosticisme s’impose. » Louis Cornellier, Le Devoir, 12 juin 2017.

Jacques J. Perron, Ph. D., mènera l’entretien.

Séance de signature : Maurice Lagueux (2017) Tout en même temps agnostique et croyant, Liber, 287p.
Quatrième de couverture

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Troisième dimanche : 5 novembre 2017

[Affichette avec toutes les informations]

Invité : Bernard Émond, cinéaste et essayiste

 Entretien avec Bernard Émond à partir de son ouvrage : Camarade, ferme ton poste (Lux, 2017)

L’époque est peut-être sombre, mais la beauté demeure. Fermons nos appareils et ouvrons les yeux… Il y a beaucoup à comprendre, il y a beaucoup à faire! « On dit souvent sans trop y penser que lire, c’est se réfugier hors du monde. Je pense exactement le contraire. Lire est un acte de liberté. Dans le silence, dans la solitude, nous allons librement à la rencontre d’une autre pensée, d’un autre regard sur le monde. » Bernard Émond

« [… Bernard Émond] préfère se dire socialiste, sur le plan socioéconomique, et conservateur, dans son combat national et culturel. Cette position, qui associe le désir de justice sociale au respect de notre tradition et de notre histoire, n’a jamais été aussi bien exprimée que dans ces essais admirables d’intelligence sensible. » Louis Cornelier, Le Devoir, 21 janvier 2017.

Jacques J. Perron, Ph. D., mènera l’entretien.

Séance de signature :  Bernard Émond (2017) Camarade, ferme ton poste,  Lux Éditeur, 158p.
Quatrième de couverture / Table des matières

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Quatrième dimanche : 19 novembre 2017

[Affichette avec toutes les informations]

Conférencier invité : Philippe St-Germain

professeur de philosophie   au Collège Ahuntsic, essayiste

« Greffe de la tête : enjeux éthiques et philosophiques  »

« En 2015, le neurochirurgien italien Sergio Canavero a provoqué une onde de choc en promettant une première greffe de tête humaine avant la fin 2017 […] » Scientifiques, journalistes, bioéthiciens, théologiens, etc., ont réagi… L’essai de St-Germain  approfondit les enjeux éthiques et philosophiques du projet. « Il se déploie ainsi entre la science et la fiction, suivant en cela le docteur Canavero lui-même qui, à certains égards, ressemble au savant fou d’un étrange feuilleton. »

Séance de signature : Philippe St-Germain (2017) La greffe de tête. Entre science et fiction, Montréal, Liber.
Quatrième de couverture

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Cinquième Dimanche philo : 3 décembre 2017

[Affichette avec toutes les informations]

Conférencier invité : Mathieu Bélisle

professeur de littérature au collège Jean-de-Brébeuf, essayiste

« Le survivant, une nouvelle figure sociale »

Le triomphe du capitalisme mondialisé et l’émergence d’une mythologie crépusculaire ont conduit à l’apparition d’une nouvelle figure qui traduit une mutation décisive du lien social: celle du survivant. Étranger à tout idéal et dépourvu d’horizon, le survivant ne défend aucune cause, sinon la sienne, suivant la logique de la lutte de tous contre tous. Car dans l’esprit du survivant, la fin du monde n’est pas à venir, elle a déjà eu lieu, ou alors elle est en train de se dérouler sous la forme d’une catastrophe silencieuse: le monde s’effondre, tout s’écroule sans qu’il y paraisse, et ce qui compte désormais, c’est de garder le peu qui reste, de sauver sa peau à défaut de sauver son âme.

« […] La recherche de simplicité, l’attention accordée à la présence sensible des êtres et des choses, l’amour pour les situations modestes et les minuscules destins, l’attachement au sens commun, telles sont les valeurs qui règnent au pays de la vie ordinaire. Il ne saurait être question d’y renoncer, mais bien de voir le danger d’insignifiance que court toute culture qui n’obéit pas aussi à des idéaux qui nous arrachent à nous-mêmes, qui ne cherche pas le supplément de sens que procure la contemplation d’un monde autre, perdu ou à venir. […] » Extrait de la quatrième de couverture de Mathieu Bélisle (2017)

Séance de signature : Mathieu Bélisle (2017) Bienvenue au pays de la vie ordinaire, Montréal, Leméac, 244p.
Quatrième de couverture complète

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Quelques activités récentes :

Hiver-printemps 2017
La programmation des Dimanches philo

Ouvert au grand public
Formulaire d’inscription et dépliant informatif

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Dimanche 29 janvier 2017

[affichette]

Conférencier invité : Pierre-Luc Brisson

À partir de l’ouvrage :

Chris Hedges, Pierre-Luc Brisson (2016) L’Âge des démagogues.
Entretiens avec Chris Hedges
, Montréal, Éditions Lux (Futur proche), 128p.

Propos – L’échec de l’élite progressiste nord-américaine se mesure sur de nombreux plans: dans le milieu universitaire où les impératifs économiques ont pris le dessus sur la nécessité de transmettre une solide culture générale et de former des citoyens libres et éclairés;  dans le milieu politique, où les intérêts financiers particuliers priment sur la nécessité de revitaliser nos institutions démocratiques, qui souffrent aujourd’hui d’une grave perte de crédibilité. Cet échec politique de l’élite libérale a laissé la voie libre aux populistes et démagogues de droite qui, aux États-Unis comme en Europe, ont su canaliser ces dernières années la colère légitime d’une population déclassée, qui voit ses conditions de vie et sa situation financière se dégrader. Dans cette conférence basée sur une série d’entretiens menés auprès du journaliste américain Chris Hedges (prix Pulitzer 2002), Pierre-Luc Brisson reviendra sur les conditions qui ont mené à l’émergence des nouveaux démagogues qui, tel Donald Trump, bousculent aujourd’hui nos systèmes politiques.

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Dimanche   19 février 2017

Conférencier invité : Réjean Bergeron

[Affichette avec toutes les informations]

À partir de l’ouvrage :

Réjean Bergeron (2016) Je veux être un esclave!, Montréal, Éditions Poètes de brousse (Essai libre), 236p.

Propos – Dans un monde qui se veut de plus en plus «branché», l’enseignant a-t-il encore sa place dans une salle de cours ? Devant la puissance de Google, vaut-il encore la peine d’acquérir des connaissances et une culture générale ? Face aux  besoins et aux exigences du marché du travail et de la grande entreprise, doit-on s’attendre à ce que nos institutions d’enseignement se concentrent strictement sur ce qui sera utile pour les futurs employés ? Inspiré par le Discours de la servitude volontaire de La Boétie, voilà le genre de thèmes qu’aborde Réjean Bergeron dans son livre Je veux être un esclave !

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Dimanche   5 mars 2017

Entretien avec Cajetan Larochelle autour de son carnet :

[Affichette avec toutes les informations]

Cajetan Larochelle (2016) Compagnon de la terre, Montréal, Leméac (Phares), 184p.

Extrait de la quatrième de couverture –  « Les travaux et les jours d’un philosophe-poète planteur d’arbres et maçon de murets en pierres sèches : tel pourrait être le sous-titre du carnet de Cajetan Larochelle. Celui-ci a acheté, il y a trente ans, une vieille maison au bord de la rivière Ouareau, sur un terrain dévasté par les porcs. Au fil des ans, un petit domaine est né des efforts de l’auteur qui, issu d’une famille paysanne, a renoué avec la terre sans pour autant s’éloigner des compagnons – Camus, Lao-Tseu, Rilke, Vadeboncœur, etc. – qui le soutiennent dans son combat contre la laideur et la violence. »

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Dimanche   2 avril 2017

Conférencier invité : Jean Bédard

[Affichette avec toutes les informations]

À partir de la trilogie… Le Cycle des chants de la terre :

Jean Bédard (2014) Le chant de la terre innue, Montréal, VLB éditeur, 272 p.
Jean Bédard (2015) Le chant de la terre blanche, Montréal, VLB Éditeur, 256p.
Jean Bédard (2016) Le dernier chant des premiers peuples, Montréal, VLB Éditeur, 240 p.

Propos : Les Chants de la terre première – Ces trois Chants rendent hommage aux Premiers Peuples, non seulement parce qu’ils sont notre plus ancienne racine, mais aussi, parce qu’il s’agit de grandes cultures qui présentent deux caractéristiques irremplaçables pour notre avenir : elles sont adaptatives et elles partagent une philosophie de la participation. Adaptatives, ces cultures ont réussi le tour de force de la survie sur des milliers d’années ; ayant une philosophie de la participation, elles se sentent embarquées dans une grande quête de la joie, c’est-à-dire du sentiment de faire partie d’un grand tout, d’une grande œuvre. Nous allons explorer et discuter comment leur philosophie peut nous ouvrir l’avenir.

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Dimanche   23 avril 2017

Entretien avec Pierre Bertrand autour de :

Pierre Bertrand (2016) La voie vivante. L’avancée du corps-esprit, Montréal, Liber, 186p.

[Affichette avec toutes les informations]

Quatrième de couverture – « L’ego est suicidaire. Il est d’ailleurs souvent déprimé, ne correspondant pas à ses images, à ses modèles ou à ses idéaux. Cherchant à être au-dessus de tout, il n’est jamais à la hauteur. Au-dessus ou en dessous, supérieur ou inférieur, mais jamais en sympathie, en complicité et à égalité. Tout le système économique est construit selon cette logique bipolaire de l’ego, passant de la croissance infinie à la crise, de l’enrichissement excessif à la faillite. Le corps-esprit est l’être humain entier alors que l’ego n’en est qu’une infime partie. Plus le corps-esprit s’approfondit, faisant appel à toutes les forces de la vie, les inconscientes et les conscientes, et s’ouvrant à toutes les relations, plus l’ego se résorbe. Certes, l’ego peut être habile, malin, rusé, retors, il manque néanmoins de sensibilité et d’intel­ligence. Celles-ci appartiennent au corps-esprit. » (P. B.)

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La programmation de l’Automne 2016 

27 novembre ~ Dimanche philo 5 ~ Conférencier : Mathieu Bock-Côté [ Affichette ]

Autour de l’essai :  Mathieu Bock-Côté (2016)
Le multiculturalisme comme religion politique, Paris Cerf (coll. Actualités), 368 p.
[ Voir : La quatrième de couverture ]

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13 novembre ~ Dimanche philo 4 ~ Entretien avec
Natasha Kanapé Fontaine [ Affichette ]

Autour de l’essai :  Deni Ellis Béchard et Natasha Kanapé Fontaine (2016)
Kuei, je te salue. Conversations sur le racisme, Montréal, Écosociété, 156p.
Jacques J. Perron (Ph. D.) mènera l’entretien.
[ Voir : La quatrième de couverture ]

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30 octobre ~ Dimanche philo 3 ~ Conférencier : Jacques Senécal [ Affichette ]

Autour de l’essai : Jacques Senécal (2016) La philosophie et les femmes,
Québec, Cornac, 172p. [ Voir : La quatrième de couverture ]

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16 octobre ~ Dimanche philo 2 ~ Conférencier : Ianik Marcil [ Affichette ]

Autour de l’essai : (Ianik Marcil (2016) Les passagers clandestins.
Métaphores et trompe-l’oeil de l’économie
, Somme toute, 194 p.
[ Voir : La quatrième de couverture ]

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25 septembre ~ Dimanche philo 1 ~ Conférencier : Yves Gingras  [Affichette]

Autour de l’essai : Yves Gingras (2016) L’impossible dialogue Sciences et Religions,
Boréal, Montréal, 2016, 352 pages  [ Voir : La quatrième de couverture ]

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Événements de la saison ~ Hiver 2016 ~

(Les ciné-philo sont des activités à part, mais apparaissent dans le calendrier qui suit.)

24 avril Ciné-philo :

[Affichette: Où? Quand? Comment? Combien?]

La Vague (Die Welle) film allemand de Dennis Gansel (2008) – Version française

Synopsis : La Vague raconte l’histoire d’un professeur de lycée allemand, Rainer Wenger, qui, face à la conviction de ses élèves qu’un régime autocratique ne pourrait plus voir le jour en Allemagne, décide de mettre en place une expérience d’une semaine dans le cadre d’un atelier. En reprenant chacun des attributs qui représentent une autocratie et plus précisément une dictature, on observe alors la mise en place d’une sorte de jeu de rôle grandeur nature. Construite en tant qu’une communauté, La Vague, rassemblée autour d’un symbole, un salut, un uniforme et des règles s’étend rapidement à l’extérieur de l’école. En quelques jours, ce qui n’était que de simples notions telles que l’esprit communautaire et la discipline se transforment en un réel parti politique. Les étudiants, alors motivés par ce qui leur semble être de vraies valeurs, vont s’investir beaucoup trop, et de manière extrême. Dès le troisième jour, les membres du mouvement commencent à exclure puis à persécuter tous ceux qui ne se rallient pas à leur cause. Ce qui n’était initialement qu’un jeu de rôle va échapper au contrôle de Rainer Wenger. Lors d’un match de water-polo, une dispute éclate et dégénère en conflit entre les membres de La Vague et les « non-membres ». C’est à la suite de cet événement que Rainer Wenger décide de mettre fin à l’expérience mais la vague est déjà incontrôlable.

Sourcee : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vague_(film)#Fiche_technique

Responsable du ciné-philo et du document d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher
Discussion animée par Jean-Roberge Boucher      ?  Présentation: Jacques J. Perron (philosophe)

Lieu : Université de Montréal (Campus Longueuil)
Édifice Port-de-mer
Rez-de-chaussée, Salle 016
101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil

Informations  (Coût : 20 $)

Réservations :  Tél.: 450.670.8775       Courriel: philosophes@me.com

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17 avril Dimanche philo : [Affichette]

Yvon R. Théroux (religiologue) et Jacques J. Perron (philosophe)

Thème : « Au secours de l’humain : la dimension méditative de la philosophie… »

Présentation des idées phares de l’essai de Fabrice Midal, Comment la philosophie peut nous sauver : 22 méditations décisives, publié chez Flammarion en 2015. Pour Midal, «la philosophie n’est pas une discipline abstraite et intellectuelle, réservée aux seuls spécialistes. Bien au contraire, depuis Socrate, elle vise à éclairer notre existence de manière aussi indispensable que salutaire, en s’adressant à chacun de nous, tels que nous sommes, avec nos engagements et nos aveuglements, nos désirs et nos peurs.»  Une invitation à retrouver la dimension proprement méditative de la philosophie.

On pourra se procurer l’ouvrage sur place : Midal, Fabrice (2015) Comment la philosophie peut nous sauver. 22 méditations décisives, Paris, Flammarion, 279p. (Voir la Table des matières abrégée : ici )
(On pourra se procurer l’ouvrage sur place.)

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3 avril Dimanche philo : [Affichette]

Conférencier : Louis Marion, philosophe et objecteur de croissance

Thème : « Comment exister encore ? De l’urgente nécessité des valeurs écosociales… »

Une invitation à bien identifier les obstacles politiques, économiques et techniques à l’émancipation sociale et écologique.  «Devant la catastrophe écologique en cours, l’édification d’une écosociété stable et conviviale apparaît la tâche politique essentielle de notre temps. » Dans Comment exister encore?,  Marion cherche à «Comprendre ce qui se cache dans les replis du langage et du savoir tronqué pour nous donner, collectivement, les outils pour résister à la barbarie qui vient.»

« Introduction aux valeurs écosociales, cet essai entend donc procéder à une description critique des ob-stacles politiques, économiques et techniques à l’émancipation sociale et écologique. Sans prétendre donner une réponse définitive aux différentes questions qui entravent la marche du monde, il s’agit plutôt d’aider à faire les distinctions philosophiques nécessaires pour se repérer dans la jungle idéologique du présent. S’appuyant sur un imposant corpus d’auteur.e.s luttant contre les formes de la domination du capitalisme techno-équipé, mais particulièrement sur la pensée du philosophe allemand Günther Anders, l’auteur veut secouer le cadre idéologique à l’intérieur duquel les problèmes sont généralement posés et définis, à gauche comme à droite. »

Séance de signature :  Comment exister encore? Capital, technoscience et domination, Montréal, Écosociété, 160p. (On pourra se procurer l’ouvrage sur place.)

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20 mars Ciné-philo

Persona, film d’Ingmar Bergman (1966) ~ Suédois, sous-titres français

[Affichette: Où? Quand? Comment? Combien?]

Synopsis : «L’actrice Elisabet Vogler, alors qu’elle est sur scène à interpréter Electre, se retrouve d’un seul coup sans voix. Son mutisme se poursuit après l’incident. Après un séjour à l’hôpital, elle part en compagnie de son infirmière Alma se reposer dans sa demeure de l’île de Fårö. Elisabet se mure dans le silence tandis qu’Alma ne cesse de parler, de se livrer. On retrouve comme dans Les Communiants un réceptacle vide, mutique, qui reçoit un flot ininterrompu de paroles. Les deux personnages se vampirisent, fusionnent, Elisabet allant jusqu’à boire le sang d’Alma. Un visage et une voix qui viennent de deux êtres distincts essayent de ne faire plus qu’un. Deux êtres qui essayent de se soigner et de se sauver en s’écoulant l’un dans l’autre. Une fusion ou un transfert, on ne sait trop. Un regard lancé par Elisabet à Alma semble provoquer un échange de personnalité. Elisabet voit alors, depuis Alma, son propre corps qui lui était devenu étranger. Alma n’était-il que le produit de son esprit en tourment ? Peu importe car ce qui compte c’est la capacité insurpassable de Bergman à embrasser plusieurs thèmes et plusieurs mouvements, à les enchevêtrer étroitement, à tisser une toile fascinante où le spectateur se perd et se noie. » Source : tvclassik
« Je sens aujourd’hui que dans Persona je suis arrivé aussi loin que je peux aller. Et que j’ai touché là, ?en toute liberté, à des secrets sans mots que seul le cinéma peut découvrir. » Ingmar Bergman
? Responsable du ciné-philo et du document d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher ?? Présentation: Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Lieu : Université de Montréal (Campus Longueuil)
Édifice Port-de-mer
Rez-de-chaussée, Salle 016
101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil

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6 mars Dimanche philo : [Affichette] [Mur Mitoyen]

Thème : « Du souci de soi au souci de l’autre, du monde et de la Nature »

Entretien avec Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de la revue Relations

À l’occasion du 75e anniversaire de Relations, nous présenterons de manière toute spéciale cette revue engagée et son rédacteur en chef, M. Jean-Claude Ravet. Depuis l’an 2000, M. Ravet a signé un très grand nombre d’éditoriaux et de textes ouvrant les différents dossiers abordés par la revue. Une belle occasion d’utiliser quelques-uns de ces textes pour réfléchir sur l’importance du vivre ensemble en considérant tout à la fois, le souci de soi, de l’autre et du bien commun, en n’oubliant pas d’interroger notre rapport à la Nature.

La revue Relations, fondée en 1941 par les jésuites, s’efforce toujours « d’incarner l’Évangile, son message de justice et de bonté ainsi que son parti pris pour les laissés-pour-compte. Certes, elle le fait aujourd’hui d’une manière différente, témoignant d’une profonde solidarité entre croyants et non-croyants dans le combat commun pour rendre notre monde plus humain. » J.-C. Ravet

Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie) mènera l’entretien.

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21 février Dimanche philo : [Affichette] [Mur Mitoyen]

Conférencier : Yves St-Arnaud, psychologue consultant, professeur retraité de l’Université de Sherbrooke, coauteur avec Jocelyn Giroux de L’Hypothèse Dieu. Débat avec les croyants, publié chez Liber en 2015.

Thème : «  L’hypothèse Dieu »

A-t-on besoin de l’hypothèse Dieu? Pour le non-croyant, elle est superflue. Pour le croyant, Dieu n’est pas une hypothèse. St-Arnaud, plaidant pour l’immanence contre la transcendance, présente le point de vue d’un mécréant en six énoncés : 1) les croyances viennent d’abord, les justifications suivent; 2) l’hypothèse Dieu a atteint ses limites dans une quête de vérité; 3) la foi chrétienne ne peut plus s’appuyer sur des faits historiques; 4) le cosmos n’a pas eu besoin d’un créateur; 5) l’exception humaine est remise en question; 6) la moralité se porte mieux sans loi divine. Le débat est ouvert. Quatrième de couverture : « […] Il y en a encore pour penser pourtant que l’avenir de la religion n’est pas menacé. Nous sommes pour notre part persuadés du contraire. Nous voulons dire pourquoi dans ce livre qui se présente comme un plaidoyer pour l’immanence. Transcendance ou immanence ? La réponse relève des convictions personnelles puisque nous sommes destinés à “vivre sans savoir”. La controverse est ouverte, elle permet à chacun de se situer. C’est la portée du débat auquel nous invitons nos lecteurs. »

Le coauteur, l’avocat et criminologue Jocelyn Giroux, avait d’abord réfléchi sur une cosmologie immanente dans le cadre de l’Encyclopédie de L’Agora. Cette réflexion a servi de bougie d’allumage. À la fin de l’ouvrage de Giroux et St-Arnaud, on peut lire la réplique du philosophe Jacques Dufresne.

Animation : Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Séance de signature : Giroux, Jocelyn et Yves St-Arnaud (2015) L’Hypothèse Dieu. Débat avec les croyants. Montréal, Liber, 394p. (On pourra se procurer l’ouvrage sur place.)

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7 février Dimanche philo :

Entretien avec Pierre Bertrand, philosophe     [Affichette]  [Mur mitoyen]

Thème : « Vivre mieux : l’acceptation de notre finitude »

Conférence-entretien avec Pierre Bertrand sur son dernier ouvrage paru chez Liber en 2015, Ouverts à ce qui nous dépasse.  Quatrième de couverture : « Notre défi à l’heure actuelle n’est pas tant d’augmenter notre puissance d’intervention, d’exploitation, de production et de destruction que d’accepter notre finitude. Notre capacité d’accepter de ne pas avoir de réponses à nos grandes questions constitue sans doute la part la plus noble de notre humanité. Cela n’est pas résignation, mais manière d’entrer autrement en relation avec le monde, avec les autres et avec nous-mêmes. La connaissance, telle que nous l’exerçons traditionnellement, est en grande partie liée à une volonté de maîtriser, de posséder, de dominer et d’exploiter. Nous pouvons être dans une autre relation, comme nous le sommes avec des êtres chers. Une part d’eux nous demeure obscure, mystérieuse, comme elle l’est pour eux-mêmes. Nous ne cherchons pas à les connaître ou à les expliquer de manière à pouvoir les utiliser, les manipuler et les exploiter. Nous apprenons plutôt à vivre avec eux dans le respect et l’affection mutuelle. Notre part d’inconnu épouse la leur. Tel peut être notre rapport à la nature, au monde, à l’univers. Plus nous sommes ouverts à la réalité, plus nous sommes propulsés par son énergie. »

Animation : Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Séance de signature : Bertrand, Pierre (2015) Ouverts à ce qui nous dépasse. Essai sur le présent vivant. Montréal, Liber, 130p. (On pourra se procurer l’ouvrage sur place.)

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Événements

Programmation de la saison ~ Automne 2015 ~

(Les ciné-philo sont des activités à part, mais apparaissent dans le calendrier qui suit.)

6 décembre 2015 (13h à 16h30) Ciné-philo                  [Affichette: Où? Quand?  Comment?  Combien?]

Le Hasardfilm de Krzysztof Kieslowski (1987)

N.B.  Film polonais avec sous-titres français

Synopsis : « Witek Dlugosz est un jeune homme de 24 ans. Il cherche sa voie, bien que celle-ci soit en partie imposée par le poids des traditions familiales et la volonté de son père. Il entreprend des études de médecine sans véritable conviction. À la mort de son père, il interrompt ses études, peut-être pour les reprendre par la suite, mais plus certainement pour connaître dans l’immédiat le hasard d’une autre vie. Il se rend à la gare, ignorant que son destin dépend peut-être du train après lequel il court. Trois possibilités sont présentées successivement : Trois versions du destin d’un jeune homme indécis suivant qu’il prend ou rate un train.» Wiki  – C’est le hasard qui décide du cours de la vie ? Le destin de chacun est-il inscrit d’avance?
                                                                  [Suite du descriptif du film]

– Responsable du ciné-philo et du document d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher
– Animation de la discussion : Jean-Roberge Boucher, Georges Beaulieu et Yves Vaillancourt (philosophe, auteur de Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. (2014), Québec, Les Presses de l’Université Laval.
– Présentateur : Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Lieu : Université de Montréal (Campus Longueuil)
Édifice Port-de-mer
Rez-de-chaussée, Salle 016
101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil

Réservations et informations  (Coût : 20 $)

 Tél.: 450.670.8775       Courriel: philosophes@me.com

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29 novembre 2015 (09h30 à 13h) Dimanche philo     [Affichette: Où? Quand?  Comment?  Combien?]

Conférencier : Nicolas Le Dévédec, Ph. D.

Nicolas Le Dévédec est docteur en sociologie et science politique et enseigne au département de sociologie de l’université de Montréal.

La rencontre (conférence, ateliers et plénière) portera sur l’essai de Nicolas Le Dévédec La société de l’amélioration. La perfectibilité humaine des Lumières au transhumanisme  publié en 2015 chez Liber à Montréal, 268p.

Quatrième de couverture

« Du dopage sportif à l’usage de psychotropes pour accroître les capacités intellectuelles ou mieux contrôler les émotions, du recours aux nouvelles technologies reproductives permettant une maîtrise croissante des naissances, au développement d’une médecine anti-âge qui oeuvre à l’effacement de toute trace du vieillissement, jamais il n’a été autant question d’améliorer l’être humain et ses performances par le biais des avancées technoscientifiques et biomédicales. L’enjeu de ce livre est de montrer que cette aspiration contemporaine à un humain amélioré marque le renversement complet de l’idéal humaniste et politique de la perfectibilité humaine formulé au dix-huitième siècle. Il ne s’agit en effet désormais plus tant d’améliorer l’être humain dans et par la société que de l’adapter en le modifiant techniquement, avec tout ce que cela implique de désinvestissement politique. Comment un tel renversement et une telle dépolitisation de la perfectibilité ont-ils pu avoir lieu ? C’est ce que tente d’éclairer cette étude à travers un vaste parcours socio-historique, des Lumières au transhumanisme. »

Table des matières

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15 novembre 2015 (09h30 à 13h) Dimanche philo [Affichette: Où? Quand?  Comment?  Combien?]

Entretien avec Yvon Rivard sur l’amitié…

Romancier, poète, essayiste et scénariste, Yvon Rivard a fait carrière comme professeur de création littéraire et de littérature française et québécoise à l’Université McGill. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont plusieurs lui ont mérité des prix d’excellence…

La rencontre (entretien, ateliers et plénière) portera sur le dernier essai d’Yvon Rivard Exercices d’amitié à paraître en septembre 2015 chez Leméac.

Quatrième de couverture :

« Les amis d’Yvon Rivard, les oeuvres et les êtres qu’il fréquente, ne se ressemblent pas tous, mais tous sont animés d’un même désir de vie et de vérité, qui les rapproche et les sépare, à l’image de la conscience tendue entre les contraires : poésie et prose, passé et avenir, croyance et incroyance, nature et culture, fini et infini. Cultiver l’amitié, c’est construire des ponts entre ces rives et s’y rencontrer en dehors de nous-mêmes, au milieu du monde qui jaillit de nous, entre nous. Dès que cesse ce mouvement qui permet aux amis de surmonter leurs désaccords, le monde commun, cohérent, que l’amitié crée, s’écroule dans la violence et le chaos des parties déconnectées du tout.

Que le romancier et essayiste s’attache à ses vieux amis disparus ou éloignés qu’il retrouve dans les plus jeunes, qu’il découvre des oeuvres qui l’enracinent encore plus profondément dans l’héritage québécois de la pauvreté et le désir de « réparer le monde », ses Exercices d’amitié nous donnent à voir des jours plus clairs. Car à travers ces figures familières de morts et de vivants, de personnages et d’auteurs, l’expérience du deuil s’ouvre sur la révélation « d’une vérité, d’un silence, qui leur répond enfin, les éclaire, les contient ». Comme si l’amitié nous redonnait ce que nous avons accepté de perdre, ce que nous aimons au risque de nous perdre.

Né en 1945 en Mauricie, Yvon Rivard est conseiller littéraire et cinématographique. Il a enseigné à l’Université McGill jusqu’en 2008, et a fait paraître plusieurs romans et essais qui ont marqué la littérature québécoise. »

Animation : Jacques J. Perron, Ph. D., D. G.

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1er novembre 2015 (09h30 à 13h) Dimanche philo. [Affichette]

Conférencier : Claude Vaillancourt 

Claude Vaillancourt est romancier, essayiste, professeur de littérature, militant altermondialiste…

La rencontre (conférence, ateliers et plénière) portera sur l’essai de Claude Vaillancourt L’empire du libre-échange publié en 2014 chez M Éditeur, 160p.

Le Canada et les grands pays occidentaux négocient et signent de plus en plus d’accords de libre-échange. Ces accords ont des effets considérables sur l’organisation de notre économie et sur nos choix de sociétés. Pourtant, ils sont négociés dans le plus grand secret et ne font pas l’objet d’un véritable débat démocratique. Cette conférence vise à faire la lumière sur des accords qui donnent d’abord et avant tout un pouvoir plus grand aux entreprises transnationales. Peut-on concilier « secret » et « démocratie » ?

Quatrième de couverture :

   « Le libre-échange nous est présenté comme nécessaire à la prospérité. Ses résultats sont pourtant douteux. Sous son règne, les inégalités sociales s’accentuent, l’environnement se détériore et les conditions de travail se dégradent. Pourtant, on continue à le considérer comme la solution pour résoudre les difficultés économiques et relancer la croissance.
Les accords de libre-échange ont un important dénominateur commun : ils favorisent les compagnies transnationales et affaiblissent la souveraineté des États. Ils libéralisent les marchés et les déréglementent en fonction des besoins des grandes entreprises. Ils protègent à leur avantage le droit de propriété intellectuelle. Si bien qu’ils ont peu à voir avec la liberté ou les échanges commerciaux, mais bien avec la domination d’une oligarchie qui s’est dotée d’instruments juridiques dont la fonction est de consolider et de pérenniser son pouvoir.
Écrit de façon concise et dans un langage accessible, ce livre fait la lumière sur le foisonnement d’accords qui transforment en profondeur et durablement le monde. Claude Vaillancourt nous permet de percer le secret qui entoure les accords de libre-échange. Il en démontre clairement les conséquences et donne des outils pour s’en défendre. Pour cela, il s’agit d’entrevoir autrement le commerce international. »

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18 octobre 2015 (09h30 à 13h) Dimanche philo [Affichette: Où? Quand?  Comment?  Combien?]

Conférencier : Danic Parenteau, Ph. D. (philosophie)

Danic Parenteau est professeur au Département des humanités et des sciences sociales au Collège militaire royal de Saint-Jean

Conférence : « Entre république et pratique républicaine : la souveraineté du peuple comme principe politique pour repenser le projet indépendantiste »

La rencontre (conférence, ateliers et plénière) portera sur l’essai de Danic Parenteau  L’indépendance par la république. De la souveraineté du peuple à celle de l’État publié en 2015 à Montréal chez Fides, 202p.

Une certaine pratique républicaine propre aux Québécois (tendance vers la laïcité dans l’espace public, conception républicaine de la citoyenneté, conception du peuple comme acteur politique…) permet de revoir le projet indépendantiste non pas comme la recherche d’un statut d’État souverain, mais plutôt comme l’atteinte de la souveraineté première et fondamentale du peuple québécois qui se donnera des institutions politiques bien à lui.

Quatrième de couverture

« Au Québec le mouvement indépendantiste est au plus bas dans les urnes et dans les esprits. Partagées entre l’impatience et un sentiment d’urgence, les forces indépendantistes peuvent se croire à la croisée des chemins, tout en se disant empêchées par la conjoncture, voire par l’ambivalence sempiternelle des Québécois. Comment sortir de l’impasse? Danic Parenteau montre une voie: la République. Une fin: la souveraineté du peuple. »

Il sera aussi question de l’essai de Danic Parenteau (2014) Précis républicain à l’usage des Québécois, Montréal, Fides, 152p.

Quatrième de couverture

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4 octobre 2015  (13h à 16h30) Ciné-philo [ne fait pas partie des Dimanches philo]

Le Décalogue 9 ~ Tu ne convoiteras pas la femme d’autrui, film de Krzysztof Kieslowski (1988)

N.B.  Film polonais avec sous-titres français

Synopsis : « Roman apprend de son médecin qu’il est impuissant et qu’il n’y a pas de traitement. Conscient des besoins sexuels de sa femme Hanka, il lui dit qu’elle devrait se trouver un amant. Hanka aime Roman mais elle a une relation avec Mariusz, un jeune étudiant en physique. Roman, craignant que Hanka ait suivi son conseil et pris un amant, devient excessivement jaloux. Il épie sa femme et réalise qu’elle a vraiment un amant sans comprendre qu’elle est en train de mettre fin à sa relation avec Mariusz. Roman tente, sans réussir, de se suicider. Lorsqu’elle l’apprend, Hanka se précipite au secours de Roman. »

[Une présentation plus élaborée du cinéaste et du film…]

– Responsable du ciné-philo et du document d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher
– Animation de la discussion : Jean-Roberge Boucher, Georges Beaulieu et Yves Vaillancourt (philosophe, auteur de Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. (2014), Québec, Les Presses de l’Université Laval.
– Présentateur : Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Lieu : Université de Montréal (Campus Longueuil)
Édifice Port-de-mer
Rez-de-chaussée, Salle 016
101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil

Réservations et informations  (Coût : 20 $)

 Tél.: 450.670.8775       Courriel: philosophes@me.com

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27 septembre 2015 (09h30 à 13h) Dimanche philo        [Affichette]

« Le sens de la vie : quelques repères pour y réfléchir et s’y engager. »

Conférencier : Simon Beaudoin (Ph. D.)

Simon Beaudoin est spécialisé en éthique et en philosophie du langage, professeur au cégep en l’Outaouais et chargé de cours à l’Université du Québec en Outaouais.

Cette rencontre sera l’occasion pour tous de réfléchir au sens de la vie. Appuyant sa réflexion sur des auteurs modernes et anciens, le conférencier, Simon Beaudoin, présentera certains repères qui peuvent nous aider à donner sens à notre vie. Ainsi, il montrera quelques voies possibles qui peuvent être empruntées dans la quête de sens de chacune et chacun. Cela permettra de dégager un certain nombre de conditions favorables et, parfois même nécessaires, pour rendre notre vie bien orientée, savoureuse, signifiante, bref, heureuse. Après la conférence, les participants pourront réagir entre eux en ateliers, puis, avec le conférencier en plénière à la fin de la rencontre.

La rencontre (conférence, ateliers et plénière) portera donc sur l’essai de Simon Beaudoin S’interroger sur le sens de la vie. Introduction à la philosophie publié en 2014 à Montréal chez Liber, 195p.

Quatrième de couverture

« Cet ouvrage porte sur l’homme et sur sa quête de sens. Dans une perspective philosophique, nous y examinons les grands types de discours qui organisent notre rapport au monde et qui contribuent ainsi à la recherche humaine d’une vie plus sensée : la philosophie, la mythologie, la religion et la science. Ces discours offrent à la conscience des peuples et des civilisations leurs repères culturels fondamentaux. Ils déterminent les croyances partagées, les savoirs admis et les valeurs sacrées, d’où l’intérêt de les examiner et de voir comment ils contribuent à nous guider. Cela nous permet bien sûr de circonscrire l’apport singulier de la philosophie à la question du sens de la vie. Nous nous arrêterons en particulier à cet égard à la contribution que nous ont léguée trois grands philosophes de l’Antiquité grecque, Platon, Aristote et Épicure. » ( S. B. )

Table des matières 

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~ Automne 2015 ~

Programmation Hiver-Printemps 2015 (Dépliants des Dimanches philo)

26 avril 2015 ~ Ciné-Philo        [Affichette avec tous les détails]

Film : Décalogue 6 : Tu ne seras pas luxurieux, film de Krzysztof Kieslowski (1988)
N. B. Film polonais avec sous-titres français

« Inspiré des dix Commandements [de La Bible] le Décalogue est la base de notre morale. Dans cette série de dix films moraux, les premiers concernent les rapports entre Dieu et l’homme, les suivants traitent de problèmes plus concrets et prosaïques. L’histoire du Décalogue 6  : Tu ne seras pas luxurieux :  « Tomek observe sa voisine, Magda, à l’aide d’une longue-vue. Il réussit à vaincre sa timidité et finit par la rencontrer. C’est un fiasco. Il tente de se suicider. Magda vient alors vers lui. “Le vrai sujet de ce film, c’est la solitude. Il y a beaucoup de vitres entre les personnages. Chacun souffre dans son coin, puis souffre encore pour parvenir à rencontrer l’autre vraiment. Avant d’être face à face, il y a un prix à payer: celui de la vitre cassée. »

Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5189.html

En la bonne compagnie de M. Yves Vaillancourt qui publiait en 2014 aux Presses de l’Université Laval, Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. L’auteur y analyse les films du Décalogue à partir de la théorie du désir mimétique de René Girard.  M. Vaillancourt nous suggère quelques questions fort intéressantes pour la période d’échanges qui suisuit la projection du film. Séance de signature : Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski.

13 h à 16 h 30 – Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil

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12 avril ~ Dimanche philo  : « Mots de passe pour grandir en humanité… »

Conférence-entretien avec Jean Proulx, philosophe et écrivain qui travaille au confluent de la philosophie, de la science et de la spiritualité. Jean Proulx présentera les idées phares de l’ouvrage qu’il a écrit en 2013 avec l’entrepreneur et directeur de La Maison des leaders, Rémi Tremblay, ancien PDG d’ADECCO Canada. Une invitation à revisiter des mots présentés comme essentiels au devenir humain. Quels mots ?

Silence / Contemplation / Discernement / Vocation / Dépouillement / Bien commun / Foi / Sacré / Gratitude
… Mots de passe, ou mots d’impasse ?

-> Animation : Jacques J. Perron, Ph. D. (philosophie)

Séance de signature :

Proulx, Jean et Rémi Tremblay (2013) Mots de passe. Petit lexique pour la joie de vivre. Montréal, Médiaspaul, 191p.

Proulx, Jean (2014) Écoute en toi cette sublime musique. Lettres sur l’art de vivre. (Préface de Benoît Lacroix), Montréal, Médiaspaul, 160p.

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29 mars ~ Dimanche philo : « Littérature et philosophie : entretien avec Hélène Dorion » [Affichette + informations]

Hélène Dorion est écrivaine et philosophe. Selon Jean-Claude Ravet, ses écrits permettent de : « Rester en éveil. Restituer le mystère, le pouvoir du rêve. Secouer les fondations du tel quel, l’indolence de l’âme, l’apathie du coeur. Faire ressentir la sensation d’exister, d’habiter cette terre fragilisée. Faire de nous des veilleurs du monde, des gardiens d’humanité, dans notre coin de planète qui nous est imparti. »

L’entretien, mené par Jacques J. Perron,  philosophe, portera sur le plus récent livre d’Hélène Dorion, Recommencements (Druide, 2014), et nous engagera vers son ouvrage  précédent, Sous l’arche du temps (Typo, 2013).

L’événement comprendra une séance de signature.

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15 mars 2015 ~ Ciné-philo

Film : Décalogue 1 : Un seul Dieu tu adoreras de Krzysztof Kieslowski (1988)
N. B. Film polonais avec sous-titres français

13 h à 16 h 30, dans les locaux de l’Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil, Rez-de-chaussée, Salle 016 – Coût de l’activité : 20 $ (projection , léger goûter, animation philosophique, document d’accompagnement, discussion en bonne compagnie)

« Inspiré des dix Commandements [de La Bible] le Décalogue est la base de notre morale. Dans cette série de dix films moraux, les premiers concernent les rapports entre Dieu et l’homme, les suivants traitent de problèmes plus concrets et prosaïques. L’histoire du Décalogue 1 : Un seul Dieu tu adoreras est celle de Pavel, onze ans, qui meurt brusquement. Sa tante, catholique fervente, prie tandis que son père, universitaire spécialiste d’informatique, fou de douleur, brise l’autel d’une église en construction. »
Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5189.html

« Dans ce premier moyen-métrage du gigantesque Décalogue, Krzysztof Kieslowski nous offre une vision douce, poétique et affreusement tragique des idoles. Un plateau d’acteurs extraordinaires, mention spéciale à Wojciech Klata, qui est vraiment magistral de sincérité et de justesse. Une expérience à vivre. »
Source : http://www.allocine.fr/membre-Z20130822231620260359358/movie/5189

-> Nous sommes heureux d’annoncer la participation de M. Yves Vaillancourt…

Pour ce ciné-philo (et pour celui du 26 avril) nous serons en la bonne compagnie de M. Yves Vaillancourt qui publiait en 2014 aux Presses de l’Université Laval, Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. L’auteur y analyse les films du Décalogue à partir de la théorie du désir mimétique de René Girard.  M. Vaillancourt nous suggère quelques questions fort intéressantes pour la période d’échanges qui suivra la projection du film. On pourra se procurer (et faire signer) l’ouvrage sur place.

Réservation obligatoire : 450.670.8775 ou philosophes@me.com

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1er mars 2015 ~ Dimanche philo  : « La nation québécoise et ses nombreux ‘orphelins politiques’… » [Affichette]

Invité : Paul St-Pierre Plamondon, avocat et chroniqueur

Paul St-Pierre Plamondon est avocat, vice-président de Delegatus services juridiques, cofondateur de Génération d’idées et chroniqueur politique dans les médias. En 2014, il publiait chez Boréal Les orphelins politiques. Plaidoyer pour un renouveau du paysage politique québécois. Dans le cadre de notre thème « Du souci de soi, au souci de l’autre et de la nature », il accepte de partager avec nous le fruit de ses réflexions pour un meilleur vivre ensemble au Québec.

Séance de signature : Paul St-Pierre Plamondon (2014) Les orphelins politiques. Plaidoyer pour un renouveau du paysage politique québécois. Montréal, Boréal, 256p.

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15 février 2015 ~ Dimanche philo : « Vol libre sur les ailes du désir. Initiation à la théorie du « désir mimétique » du philosophe français René Girard » [Affichette]

Invité : Yves Vaillancourt, philosophe

Yves Vaillancourt est écrivain, photographe, professeur de philosophie et auteur de romans et d’ouvrages philosophiques. En 2014, il publiait aux Presses de l’Université Laval, Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. La rencontre servira d’introduction à la pensée de René Girard (1923 – ), permettra d’aborder l’ouvrage de notre conférencier tout en préparant les ciné-philo de l’hiver 2015 où l’on présentera deux films de la série du Décalogue du cinéaste polonais, Kieslowski.

Thèmes développés -> Le fameux “système Girard” construit sur le désir mimétique. Le bouc-émissaire et la violence sacrificielle. La genèse du sacré et la singularité du christianisme. Monde moderne, sécularisation, égalité: voies ouvertes pour une concurrence effrénée des désirs de chacun? Girard et les réseaux sociaux. Autant de pistes de réflexion suscitées par la recherche pluridisciplinaire d’un des grands penseurs de notre temps.

Séance de signature : Vaillancourt, Yves (2014)  Jeux interdits. Essai sur le Décalogue de Kieslowski. Québec, PUL, 130p.

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1er février 2015 ~ Dimanche philo

« La philosophie et la liberté du regard… » [Affichette]

Invité : Pierre Bertrand, philosophe

Conférence-entretien avec Pierre Bertrand, philosophe québécois, ami de longue date de La Compagnie des philosophes. Il est écrivain, professeur de philosophie et conférencier. Ses thèmes de prédilection depuis toujours : la réalité, la vie et la création. L’entretien de ce dimanche philo portera sur son dernier ouvrage paru chez Liber en 2014 La liberté du regard.

Extrait de quatrième de couverture : « […] La philosophie entretient une prétention à l’universalité. Elle tente de s’ouvrir le plus largement possible à la réalité telle qu’elle est. Ce faisant, elle doit être consciente de ses limites. Si elle s’ouvre, c’est aussi en se fermant. Si elle voit certaines choses, elle est aveugle à d’autres. Ces limites se font sentir avec force quand il s’agit de mettre en parole la vision […] »

-> Animation : Jacques J. Perron, Ph. D. (Philosophie)

Séance de signature : Bertrand, Pierre (2014) La liberté du regard. Montréal, Liber, 128p.

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~ Automne 2014 ~

Programmation des Dimanches philo (Dépliants des Dimanches philo)

7 décembre 2014 ~ Ciné-philo       [Affichette]
[Événement #209, Université de Montréal (Campus Longueuil) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil]

Le Démantèlement, film de Sébastien Pilote (2013)

« Gaby élève depuis toujours des agneaux sur sa petite ferme familiale. Solitaire et indépendant, il aimerait que ses deux filles, qui habitent à Montréal, viennent le voir plus souvent. Lorsque sa fille aînée Marie lui annonce qu’elle souhaite divorcer de son mari et qu’elle a besoin d’argent pour conserver sa maison, Gaby cherche un moyen de l’aider. Il envisage alors de démanteler sa ferme, de tout vendre, du troupeau à la maison, et d’aller habiter dans un petit appartement, en ville. À la veille de la vente aux enchères, son autre fille, Frédérique, une actrice émergente, vient aussi le voir. »
Source : http://www.cinoche.com/films/le-demantlement/index.html

« Gaby a une ferme sur laquelle il élève des agneaux : la ferme Gagnon et fils. Il a deux filles qu’il a élevées comme des princesses et qui habitent loin dans la grande ville. Un jour, l’aînée lui demande de l’aider financièrement pour éviter de perdre sa maison. Gaby, chez qui le sentiment de paternité s’est développé jusqu’à la déraison, décide de démanteler la ferme. Il vend tout – la maison, le troupeau et la terre familiale – pour s’en aller vivre dans la petite ville d’à côté dans un petit appartement. »
«Le Démantèlement» a remporté l’un des trois prix décernés dans le cadre de la Semaine de la critique à Cannes. »
Source : http://www.acf-film.com/fr/index.php?page=accueil

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30 novembre 2014 ~ Cinquième dimanche philo        [Affichette]
[Événement #208b, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]
? En remplacement de l’événement 208a annulé pour cause de décès dans la famille de la conférencière.

 Jacques J. Perron, Ph. D. (Philosophie), D.G. de La Compagnie des philosophes

« Quête de sagesse et besoin d’une philosophie populaire »

   « Cette dernière rencontre de la saison se voudra le prolongement et le complément de la programmation de l’automne 2014. On se souviendra des différents thèmes abordés jusqu’ici: « Comment articuler le souci de soi au souci de l’autre? » (avec le mathématicien et philosophe Marco Bélanger); « S’indigner oui, mais agir! » (avec Serge Mongeau, pionnier de la simplicité volontaire); «La philosophie comme mode de vie! Prendre la philosophie au sérieux» (avec le philosophe Daniel Desroches); «L’humour comme outil de réflexion» (avec l’historien Robert Aird et le philosophe Yves Trottier, directeur pédagogique de L’École nationale de l’humour).

   Je propose de poursuivre le mouvement de ces réflexions en partant du philosopher de quelques Anciens, puis de classiques comme Descartes et Diderot, et de contemporains comme André Comte-Sponville, Luc Ferry et d’autres. J’examinerai la quête de sagesse et le besoin d’une philosophie populaire proposés par ces penseurs à la lumière de l’expérience conduite à La Compagnie des philosophes depuis maintenant 16 ans. Je poserai aussi la question de la pertinence de poursuivre cette expérience, tout en explorant, le cas échéant, la possibilité de sa bonification.

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30 novembre 2014 ~ Cinquième dimanche philo        [Affichette]
[Événement #208a, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]
? Événement annulé pour cause de décès dans la famille de la conférencière – Événement remplacé par 208b.

Hélène Dorion (poète, essayiste, romancière…)

« Littérature et philosophie : entretien avec Hélène Dorion »

Hélène Dorion est écrivaine et philosophe. Selon Jean-Claude Ravet, ses écrits permettent de : « Rester en éveil. Restituer le mystère, le pouvoir du rêve. Secouer les fondations du tel quel, l’indolence de l’âme, l’apathie du coeur. Faire ressentir la sensation d’exister, d’habiter cette terre fragilisée. Faire de nous des veilleurs du monde, des gardiens d’humanité, dans notre coin de planète qui nous est imparti. » [Extrait de la quatrième de couverture de Sous l’arche du temps (Typo, 2013)]

L’entretien, mené par Jacques J. Perron,  philosophe, portera sur le plus récent livre d’Hélène Dorion, Recommencements (Druide, 2014), et nous engagera vers son ouvrage précédent, Sous l’arche du temps (Typo, 2013).

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16 novembre 2014 ~ Quatrième dimanche philo         [Affichette]
[Événement #207, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Robert Aird (historien, professeur à l’École nationale de l’humour, chercheur) et Yves Trottier (M.A. sciences politiques et philosophie)

« L’humour comme outil de réflexion »

Dans notre ouvrage Qu’en dis-tu, Socrate?, l’ironie socratique sert de point d’ancrage et de méthode à notre réflexion. Nous reprenons la forme des dialogues platoniciens pour plonger dans les débats qui ont marqué la vie politique québécoise des dernières années. Par conséquent, nous prenons un malin plaisir à démonter les arguments fallacieux de nos rhéteurs contemporains.

L’humour nous apparaît à la fois comme un objet et un outil de réflexion. De fait, la philosophie entretient un lien étroit avec l’humour. Au cœur de toute réflexion philosophique réside le désir de l’être humain de comprendre sa condition. L’humoriste, à sa manière, se pose les mêmes questions que le philosophe, mais plutôt que d’emprunter la voie de la rationalité, il préfère le chemin de la dérision et du rire.

Dans cette conférence, nous remonterons jusqu’à l’Antiquité afin d’examiner la place que les philosophes accordaient au rire. Nous nous attaquerons également à l’origine du préjugé dont souffre l’humour et qui en fait un soi-disant art mineur.

Enfin, nous aborderons la fonction du rire comme arme politique et sociale. Est-ce que le rire permet de changer les choses? Comme pourrait dire Yvon Deschamps : le rire, quossa donne?

Séance de signature : Robert Aird et Yves Trottier Qu’en dis-tu, socrate ? (VLB éditeur, 2014)

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2 novembre 2014 ~ Troisième dimanche philo      [Affichette]
[Événement #206, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Daniel Desroches (professeur au collège Lionel-Groulx et conférencier aux Belles soirées de l’Université de Montréal)

« Prendre la philosophie au sérieux »

La philosophie antique n’était pas une théorie abstraite ni une matière scolaire… Et si la philosophie avait été un jeu beaucoup plus sérieux ? Cette formule aurait le mérite de nous rappeler que la philosophie, du moins dans l’Antiquité, ne se trouvait pas dans les livres ! Dans cette conférence, il s’agira plutôt de mettre l’accent sur les pratiques qui faisaient de la philosophie un mode de vie à part entière, un style de vie distinct de celui du commun des mortels. Nous verrons, pour tout dire, que la philosophie fut d’abord une manière de vivre. Daniel Desroches animera cette matinée philosophique grand public en présentant quelques idées phares de son ouvrage La philosophie comme mode de vie (PUL, 2014).

Séance de signature : Daniel Desroches, La philosophie comme mode de vie (PUL, 2014)

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19 octobre 2014 ~ Deuxième dimanche philo       [Affichette]
[Événement #205, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Serge Mongeau (auteur engagé…)

« S’indigner, oui, mais agir! »                    

Serge Mongeau a étudié la médecine, l’organisation communautaire et les sciences politiques. Il est connu pour ses écrits sur la simplicité volontaire. Pour lui, nous sommes tous de plus en plus conscients que l’avenir de l’humanité est menacé: crise financière majeure, bouleversements climatiques, guerres… Mais l’ampleur des problèmes nous écrase, nous ne savons que faire pour empêcher les désastres annoncés, alors nous continuons à nous contenter de vivre. Or nous pourrions agir; nous devons même le faire. Chacun de son côté, mais aussi collectivement. Dès aujourd’hui!

Séance de signature : Serge Mongeau,  S’indigner, oui, mais agir (Écosociété, 2014)

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5 octobre 2014 ~ Ciné-philo       [Affichette]
[Événement #204, Université de Montréal (Campus Longueuil) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil]

Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines), film de Arnaud Desplechin (2013)

« Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition… En l’absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s’impose est la schizophrénie. La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux.
  JIMMY P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) est le récit de la rencontre et de l’amitié entre ces deux hommes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, et qui n’ont apparemment rien en commun. L’exploration des souvenirs et des rêves de Jimmy est une expérience qu’ils mènent ensemble, avec une complicité grandissante, à la manière d’un couple d’enquêteurs. »
Source : Allocine

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28 septembre 2014 ~ Premier dimanche philo         [Affichette]
[Événement #203, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Marco Bélanger (mathématicien et philosophe)

« Exister et coexister : comment articuler le souci de soi au souci d’autrui ? »

Comme l’on reconnaît à chacun la liberté de trouver sa propre voie, ses propres sources d’épanouissement, il importe de s’approprier une éthique véritablement compatible avec des existences faites sur mesure. Autrement dit, il s’agit de trouver des réponses aux questions suivantes : Où est le droit chemin quand tant de parcours différents sont possibles ? Comment juger moralement ses semblables quand ils se comportent de manière si dissemblable ? Quelles valeurs transmettre à ses enfants quand le rythme de changement dépasse celui des générations?

Séance de signature : Marco Bélanger, Pour une éthique de la coexistence (Liber, 2013)

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~ Hiver 2014 ~

DÉPLIANT COMPLET DES DIMANCHES PHILO [ HIVER-PRINTEMPS 2014 ] AVEC LES DESCRIPTIFS OFFICIELS, LES FORMULAIRES, FRAIS D’INSCRIPTION ET LES ADRESSES EXACTES OÙ SE TENAIENT LES ACTIVITÉS DANS LE VIEUX-LONGUEUIL (QUÉBEC, CANADA). BONNE VISITE…

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27 avril 2014 ~ Dimanche philo        [Affichette]

Conférencier : Christian Nadeau (professeur de philosophie à l’Université de Montréal)

  « La solidarité et l’action collective. Quel rôle pour les corps intermédiaires ?» (*c.-à-d., les groupes sociaux indépendants et autonomes situés entre l’individu et l’État : partis politiques, entreprises et syndicats, associations, groupes de pression… )

Pour une partie de la classe politique, tout comme pour la nomenklatura des affaires, les prérogatives du pouvoir appartiennent aux seuls élus. Ces deux élites, politique et économique, ont toutefois un ennemi commun: les corps intermédiaires. Les corps intermédiaires forment un ensemble d’organisations officielles, et aussi non officielles, qui agissent comme des contre-pouvoirs, c’est-à-dire comme des instances permettant d’équilibrer les forces en présence et d’empêcher une hypertrophie artificielle d’une partie de la société au détriment des autres. En ce sens, les corps intermédiaires incarnent les garants de la vitalité démocratique et les gardiens de la solidarité.

(Séance de signature : Christian Nadeau, Liberté, égalité, solidarité. Refonder la démocratie et la justice sociale.Boréal, 2013, 272p.)

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13 avril 2014 ~ Ciné-philo        [Affichette avec synopsis]

Michael Kohlhaas, film de Arnaud des Pallières (2013)

Dans les locaux de l’Université de Montréal (Campus Longueuil) :
Édifice Port-de-mer (rez-de-chaussée, Salle 016) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil de 13h à 16h30

Attention – Attention – Attention! Arriver tôt…
1. Remarque importante pour les gens qui voudraient se rendre en empruntant le métro :
La ligne jaune du métro (Longueuil-Montréal) sera fermée du 8 mars au 25 mai, les samedis et les dimanches.  Pour le service de navettes, prière de consulter :
http://www.stm.info/fr/infos/etat-du-service/travaux/ligne-jaune
2. Stationnement :
(a) parfois payant, parfois gratuit à l’arrière de l’édifice Port-de-mer, accessible par la rue D’Assigny;
(b) stationnement intérieur payant à proximité sous l’édifice de l’Université de Sherbrooke (campus Longueuil) – accessible par la rue Saint-Charles Ouest;
(c) Stationnement gratuit sur la rue De la Barre et la rue D’Assigny.
Le coût de l’activité «Ciné-philo» (20 $) comprend : la projection du film, un léger goûter, une animation philosophique de qualité, un document d’accompagnement substantiel permettant de discuter du film sur place, en bonne compagnie, et de continuer la réflexion une fois l’événement terminé.
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30 mars 2014        [Affichette]

Conférencier : Jacques T. Godbout (sociologue, professeur émérite à l’INRS)

« L’appât du don : de l’homo oeconomicus à l’homo donator »

Le don est une des façons de faire circuler les choses entre nous. Comment se distingue-t-il? Le don est-il vraiment gratuit ? Qu’y a-t-il de commun entre la philanthropie et le cadeau de Noël ? « Qu’avons-nous que nous n’ayons pas reçu ? » (St-Augustin) : le don comme système de dette qui affecte l’identité des partenaires. Le côté sombre du don. Le don peut-il être une solution à la crise actuelle, crise économique, mais aussi crise des valeurs ? L’expérience du don : être dépassé par ce qui passe par nous.

(Séance de signature : Ce qui circule entre nous : donner, recevoir, rendre. Seuil, 2007; et, Le don, la dette et l’identité. Homo donator vs. Homo oeconomicus, Le Bord de l’eau, 2013, 160 p., éd. revue et augmentée.)

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 16 mars 2014 ~ Ciné-philo        [Affichette avec synopsis]

Hannah Arendt, film de Margarethe von Trotta (2013) ~ (Sous-titres français)

Dans les locaux de l’Université de Montréal (Campus Longueuil) : Édifice Port-de-mer (rez-de-chaussée, Salle 016) 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil de 13h à 16h30 [Accessible par le métro. Accessible aux personnes à mobilité réduite. Stationnement payant à l’arrière de l’édifice. Stationnement gratuit à proximité pour les gens qui veulent marcher un peu…]
Le coût de l’activité (20 $) comprend : la projection du film, un léger goûter, une animation philosophique de qualité, un document d’accompagnement substantiel permettant de discuter du film sur place, en bonne compagnie, et de continuer la réflexion une fois l’événement terminé.

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2 mars 2014 ~ Dimanche philo         [Affichette]

Conférencier : Claude Vaillancourt (romancier, essayiste, professeur de littérature, militant altermondialiste) « 

L’uniformisation du monde. Pourquoi n’aime-t-on pas la différence? »

Alors que nous sommes partagés entre l’envie de nous distinguer et le désir de nous conformer, il devient souvent plus convenable de nous mouler aux autres. Les individus trop dissemblables sont vus tantôt comme des menaces, tantôt comme des êtres dont il ne faut pas tenir compte. Les pouvoirs politique et économique ont toujours bien compris les avantages à contrôler les différences.

(Séance de signature : Claude Vaillancourt, Différence et contrôle social. Le syndrome de Procuste. Tryptique, 2013, 235p. )
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16 février 2014 ~ Dimanche philo      [Affichette]

Conférencier : Mathieu Scraire (professeur de philosophie au Collège Édouard-Montpetit)

«Le monde est un miracle : pour une philosophie du réenchantement du monde »

Il s’agira ici de penser une philosophie du réenchantement du monde, ses promesses et ses écueils possibles. Nous porterons un regard privilégié sur l’enfance, « terre de l’humain » (T. De Koninck), comme sur une manière d’idéal, et par là sur la question du sens de l’existence. Une philosophie du réenchantement ouvre sur la vie comme aventure exaltante, passionnante, sensée et donc remplie d’espoir, comme dans ces contes pour enfants qui jadis faisaient notre joie.

(Séance de signature : Mathieu Scraire (dir.), Le Monde est un miracle. Enfance, réenchantement du monde et sens de la vie, Liber, 2013, 190p.)
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2 février 2014 ~ Dimanche philo      [Affichette]

Conférencier : Michel Métayer, philosophe et auteur « Ces paradoxes qui nous habitent »                   

Dans son ouvrage Ces paradoxes qui nous habitent (PUL, 2013), Michel Métayer cherche à nous faire prendre con-science du caractère profondément paradoxal de l’être humain. L’humain bute en effet sur des paradoxes tenaces dans toutes les sphères importantes de son existence : dans sa manière de penser et d’agir, dans son rapport avec lui-même et avec autrui, dans sa quête du bonheur, dans sa vie morale, dans ses idéaux politiques et religieux. L’analyse de ces paradoxes mène à une série de conclusions provocantes qui mettent en cause certaines de nos convictions les plus profondes: il serait impossible d’agir de manière irrationnelle, pour trouver le bonheur il ne faudrait pas le chercher, la liberté de choix serait une fiction, la démocratie serait une forme de tyrannie, Dieu serait incompréhensible pour l’humain. Ces paradoxes découlent de traits inhérents à l’expérience humaine, notamment la coexistence de tendances rationnelles et irrationnelles, l’aptitude à la réflexivité et la tendance à idéaliser. L’auteur voit en eux une occasion d’explorer, sur un mode ludique, la difficulté d’être humain.

(Séance de signature : Michel Métayer, Ces paradoxes qui nous habitent.  PUL, 2013, 290p.)

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~ Automne 2013 ~

29 septembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : André Beauchamp, théologien, ex-président du BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement)

Titre : Pour une conversion écologique des mentalités…

André Beauchamp considère que nous vivons actuellement une grande crise écologique qui résulte de la convergence de quatre bombes » : la démographie, la pollution, la consommation abusive et les injustices concomitantes. Dans Regards critiques sur la consommation (Novalis, 2012) il se penche essentiellement sur les deux derniers enjeux dans une perspective philosophique et spirituelle. Dans son essai Changer la société, Essai sur l’échec en cours (Novalis, 2013), il présente la crise écologique comme le défi éthique de notre époque et cherche des avenues possibles pour une conversion des mentalités. (Séance de signature pour les deux ouvrages mentionnés)

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6 octobre ~ Ciné-philo (13h à 16h30)

Présentation de Sarabande, film de Bergman (2003).

Sarabande, sorti en 2004, est le dernier grand film d’Ingmar Bergman. Dans cette œuvre, le cinéaste livre un constat lucide sur ses thèmes préférés que sont la difficulté des rapports humains et surtout familiaux, ainsi que l’extrême complexité de l’univers des passions humaines. Le film est en version originale avec sous-titres français et en couleur. Il dure 107 minutes.

Lieu: Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil dans la salle 016

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20 octobre 2013 Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : Stéphane Bastien, Ph. D. (philosophie), professeur de philosophie au collège de l’Outaouais.

Titre : Poétique de l’expérience : esthétique, éthique et qualité de vie…

Stéphane Bastien s’intéresse particulièrement aux questions de la nature de l’expérience et des finalités de la vie humaine. Il présentera certaines des idées maîtresses de son ouvrage Poétique de l’expérience. Variations sur l’esthétique, l’éthique et la qualité de vie (Liber, 2013). Il développera principalement le thème de la relation entre l’expérience esthétique et l’éthique, de même que la question de l’application de l’éthique à l’art. Il abordera aussi la problématique du soi et d’autrui.

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3 novembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)           

Conférencière : Julie Tremblay, M. A (philosophie), formation en philosophie pour les enfants

Titre : La philosophie face au mal de vivre…

La souffrance fait partie de la vie, mais elle prend tout son sens quand elle invite à l’éveil. C’est le constat de Julie Tremblay, une jeune femme qui revient de loin et dont la vie a été transformée par la philosophie. Dans son livre La philosophie comme solution au mal de vivre (Presses de l’Université Laval,  2013), elle raconte sa quête de bonheur. « Citant les philosophes, elle éclaire les conditions essentielles qui mènent à la liberté et au sentiment de plénitude : intériorité, connaissance de soi, acceptation des limites et des possibles, relations authentiques à l’Autre.» Le Fil (Le journal de la communauté universitaire, Université Laval)

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17 novembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)  

Conférencier : Jean Bédard, Ph. D. (philosophie), écrivain, fondateur de Sageterre

Titre : L’écologie de la conscience

Le mouvement  de la société civile en faveur de l’écologie n’est pas un simple effet de mode, mais l’effet d’une conscience en marche qui constitue la vie même. Jean Bédard, présentera les idées maîtresses de son essai L’écologie de la conscience (Liber, 2013). L’auteur s’appuie sur la science contemporaine et l’histoire de la pensée pour construire une métaphysique qui ouvre sur l’espérance en invitant à un changement des mentalités et à l’adoption d’un mode de vie participatif en accord avec la vie elle-même.  (Séance de signature)

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1er décembre 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)      

Conférenciers : Yvon R. Théroux (religiologue) et Jacques J. Perron (philosophe)

Titre: Philosopher avec les Évangiles

Dans un monde où la spiritualité se cherche des voies de plus en plus laïques, l’inculture religieuse risque de nous couper de nos racines intellectuelles et spirituelles. Comprendre, par exemple, que nos Chartes des droits et libertés prennent leurs racines dans la plus humaine des traditions religieuses, le christianisme, nous invite à revisiter les fondements judéo-chrétiens de l’Occident pour mieux nous connaître comme individus et comme civilisation.

Réflexions à partir de l’ouvrage d’Éric Oudin Philosopher avec les Évangiles (Préface d’André Comte-Sponville), Eyrolles, 2013. (On peut consulter la table des matières de l’ouvrage en ligne.)

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8 décembre ~ Ciné-philo

Présentation de Voyage à Tokyo, film de Yasujiro Ozu (1953)

Un couple âgé vivant loin de Tokyo rend visite à ses enfants. À partir de ce fait banal, le cinéaste construit avec minutie et lenteur, à l’aide d’une mise en scène soignée, une histoire ou il fait ressentir à travers l’évolution des parents et des enfants, les effets de la vieillesse, de l’éloignement, et de la perte des repères traditionnels. Il termine avec une réflexion sur la mort.

Le film en noir et blanc est en version originale avec sous-titre français. La durée est de 135 minutes.

Ozu est avec Kurosawa (Rashomon) et Mizoguchi (Les contes de la lune vague après la pluie) un très important réalisateur japonais du milieu du vingtième siècle. Il a contribué avec les deux autres à la réputation d’excellence du cinéma japonais.

Lieu : Université de Montréal (Campus Longueuil) Édifice Port-de-mer, 101, Place Charles-Le Moyne, Longueuil dans la salle 016

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~ Hiver-printemps 2013 ~

27 janvier 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : Alain Deneault

Communication: Lire la Philosophie de l’argent de Georg Simmel à l’ère des paradis fiscaux

Titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII, spécialiste de la pensée du philosophe Georg Simmel, Alain Deneault enseigne la « pensée critique » au département de science politique de l’Université de Montréal. Il a publié chez Écosociété Noir Canada. Pillage , corruption et criminalité en Afrique (2008), de Offshore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010), Faire l’économie de la haine. Douze essai pour une pensée politique (2011), Paradis sous terre. Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale (2012) et chez Lux, en 2013, «Gouvernance» ou le management totalitaire.

Le résumé : Qu’est-ce que la Philosophie de l’argent de Georg Simmel peut nous apprendre sur notre organisation économique ? La pensée de Simmel consiste à rappeler que l’économie n’est en rien l’apanage des sciences éponymes, soit « l’économie politique », mais qu’elle concerne toutes les sphères de la pensée, du savoir et de la culture. Elle propose de surcroît une réflexion sur les perversions relatives au champ économique en raison de l’ascendant que le symbole de l’argent acquiert sur les esprits. Situons-la dans le monde contemporain. Aujourd’hui, 50% des flux financiers mondiaux circulent dans les paradis fiscaux. Ces fonds ne sont pas seulement dissimulés aux autorités des États traditionnels aux fins de l’évitement fiscal. Ils sont à l’origine d’opérations industrielles et commerciales menées hors la loi. Nous faisons collectivement les frais, à l’échelle mondiale, de ces pratiques dites « offshore ». En vertu d’une approche philosophique du phénomène, on en vient à mesurer à quel point les mots mêmes de notre lexique politique se trouvent désormais altérés par le phénomène. Des termes aussi usités que ceux d’État, de droit, de frontière, de loi, de souveraineté ou de crime perdent le sens qu’on leur connaît. La pensée de Simmel favorise un éclaircissement de tous ces enjeux.

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10 février 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier: Yvon Rivard

Titre : Entretien sur Aimer, enseigner (publié par Yvon Rivard chez Boréal en 2012)
[prix du Gouverneur général, 2013]

Romancier, poète, essayiste et scénariste, Yvon Rivard a été professeur de création littéraire, de littérature française et québécoise à l’Université McGill et est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages.

Quatrième de couverture de cet essai: Après trente-cinq ans d’enseignement de la littérature, Yvon Rivard réfléchit sur ce métier, qui est idéalement un métier de partage et d’éveil du désir. Si l’enseignement est une histoire d’amour, c’est que la connaissance et l’amour obéissent au même désir inconscient d’échapper à la mort en laissant le mystère du monde, la beauté et l’étrangeté des êtres et des choses, élargir le regard et la pensée : « Plus le professeur éveille ce désir, plus il s’expose à être pris et à se prendre pour Dieu. » L’auteur aborde ici la question risquée de l’éros pédagogique en s’appuyant sur des œuvres qui, toutes, se posent, au fond, la question du bien et du mal.

[Dans cet essai, Yvon Rivard se réfère aux romanciers Woolf, Roth, Coetzee, Huston et Gabrielle Roy, et à des penseurs  comme Nietzsche, Rilke, Bataille, Steiner, Broch, et Pierre Vadeboncoeur.]

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24 février 2013 ~ Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Conférencier : Pierre Bertrand

Titre : Entretien sur Cette vie en nous (publié par Pierre Bertrand chez Liber en 2012)  

Pierre Bertrand enseigne la philosophie au collège Édouard-Montpetit. Il est l’auteur d’une œuvre philosophique considérable, qui ne cesse d’approfondir et de reformuler les thèmes de la «vie» et de la «création».

Quatrième de couverture de cet essai: «Nous sommes des êtres fragiles et la réalité sociale dans laquelle nous nous trouvons en tient fort peu compte, nous proposant au contraire un idéal de performance ou d’excellence. Une part de ce qu’il y a en nous d’humain est oubliée, comme si nous avions honte de notre humanité et des imperfections qui lui sont inhérentes, et que nous nous rêvions surhumains, dieu ou machine. Il en a d’ailleurs toujours été ainsi sur le plan collectif. L’idéal de sainteté puis celui de sagesse ont précédé l’idéal d’excellence, l’idéal d’aujourd’hui. Toujours l’humanité de l’humain est déniée, telle une tare. Ces idéaux détruisent l’être humain, loin de l’aider à se développer et à réaliser la puissance de son être vivant. En fait, il s’agit d’abord et avant tout de voir la réalité telle qu’elle est. C’est grâce à la vision qu’une solution allant dans le sens de la puissance de vivre peut concrètement se trouver ou  s’inventer au sein de la réalité telle qu’elle est. L’important est que la vision, même au sein de la répression, que celle-ci soit brutale ou douce, absurde ou  argumentée, demeure intacte, que, mieux encore, elle soit rendue plus vive, plus aiguisée par le défi ou l’épreuve. La vision de la réalité est plus puissante que toute injonction émanant de l’idéal.» P. B.

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10 mars 2013 (9 h 30 à 13 h) ~ Ciné-philo

Film: Rois et reine ~ un film d’Arnaud Desplechin (2004)

« Soit l’itinéraire croisé et entremêlé d’Ismael et de Nora. Le premier, altiste de profession, a vécu longtemps avec la seconde, et a élevé l’enfant, Élias, qu’elle a eu d’une première union. Ismael existe en un rapport distendu et volage au réel : interné en hôpital psychiatrique, il semble y trouver une forme d’équilibre, et y rencontrera peut-être même l’amour, en la personne de « la chinoise », jeune femme aussi névrosée que lui. Face à ce bouillonnement de vitalité désordonnée, Nora opaque, paraissant en permanence lutter contre une douleur rentrée, elle tente de reconstruire sa vie, à la veille d’épouser Jean-Jacques, un homme riche qu’elle n’est pas sure d’aimer. Portant encore la douleur et la culpabilité de la mort de Pierre, le père d’Élias, elle va devoir affronter tout à la fois la maladie puis la mort de son père, et la rancoeur tenace de celui-ci à son égard, révélée en une lettre d’amour et de haine, d’amour haineux. Nora demande à Ismael d’adopter Élias, il refuse, et l’explique au garçon, en un long monologue final. Ismael est libéré, Nora est peut-être née pour de bon, le film laissant les deux personnages, antagoniques en leur manière d’être au monde, à la fois guéris et confortés dans leur opposition. » Source: Olivier Dekens (2007) La philosophie sur grand écran publié aux Éditions Ellipses.

Ce film a reçu au neuf récompenses majeures dont le prix Louis-Delluc 2004 du meilleur film, quatre Étoiles d’or du cinéma français dans différentes catégories et le César du meilleur acteur 2005 pour Mathieu Amalric.

Lieu : Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30
Grand public (20 $) Comprend : Film – Discussion – Goûter – Documentation
Réservations : Tél.:450-670-8775 Courriel : philosophes@me.com
Affichette avec itinéraire :Ici

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24 mars 2013 (9 h 30 à 13 h) ~ Dimanche philo

Conférencier: Richard Bergeron

Titre  «Le couple comme nouveau lieu spirituel »

Richard Bergeron a été professeur à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal pendant de nombreuses années. Spécialiste des nouvelles religions, il a publié dernièrement plusieurs ouvrages portant sur les façons de redécouvrir une spiritualité authentique dans une société séculière.

Quatrième de couverture de l’essai de Richard Bergeron Le couple comme nouveau lieu spirituel (Novalis, 2012):

«Si le couple humain est la plus vieille institution du monde, comment se fait-il que l’Église ait tardé si longtemps à le considérer comme un lieu spirituel à l’instar des deux lieux spirituels traditionnels qu’elle a tant valorisés, à savoir le célibat consacré et la communauté religieuse? De fait, le couple humain comme tel a pratiquement été oublié, d’une part, au profit de l’institution familiale considérée comme le moyen de propager la vie, d’accroître le patrimoine et d’augmenter le membership de l’Église; et, d’autre part, au profit du sacrement de mariage compris comme source de grâce et signe de l’union du Christ et de l’Église. La valorisation de la famille et du sacrement de mariage a eu comme effet de voiler la réalité du couple et d’en taire les potentialités spirituelles. On a pratiquement perdu de vue le couple comme grandeur autonome distincte de la famille et du mariage. Alors qu’on ne pouvait imaginer cette cellule sans union civile et/ou religieuse, la modernité a mis le couple lui-même en évidence. Autrefois, on se mariait principalement pour des raisons familiale, économique, sociale, politique; aujourd’hui on se met davantage en couple par amour. Et c’est cette évolution que ce livre cherche à retracer à travers l’exploration de diverses pistes.»

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14 avril 2013 (13 h  à 16 h 45) ~ Ciné-philo

 Tout ce que tu possèdes ~ un film de Bernard Émond (2012) 

« Dans Tout ce que tu possèdes, Pierre Leduc fait une chose devenue presque incompréhensible en ce début de XXIe : il refuse par sens moral la fortune mal acquise léguée en héritage par son père. Mais on découvre vite qu’il n’est pas si vertueux : c’est un homme qui a abandonné une femme enceinte, qui refuse de reconnaître sa paternité et qui cherche à s’isoler du monde. Puis un jour, Pierre voit cogner à sa porte sa fille adolescente. Paradoxalement, ce film qui part des idées de renonciation et de dépouillement abouti à celles de charge et de lien. C’est en portant le poids de ses origines et en assumant sa paternité que Pierre reviendra à l’humanité. Fable du bon et du mauvais héritage, Tout ce que tu possèdes est une méditation sur l’isolement contemporain et la nécessité de la transmission. » Bernard Émond poursuit ainsi la réflexion amorcée avec sa trilogie des vertus théologales : La neuvaineContre toute espérance et La donation. Source : Tout ce que tu possèdes, Scénario et regards croisés. Bernard Émond, Lux Éditeur, 2012

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8 avril 2013 (9 h 30 à 13 h) ~ Dimanche philo

Conférencier : Mathieu Gagnon

Titre : « De la philosophie pour enfants, à la philosophie pour tous : la communauté de recherche philosophique »

Le professeur et chercheur Mathieu Gagnon (U. de Sherbrooke), qui a codirigé avec Michel Sasseville la publication de l’ouvrage collectif La communauté de recherche philosophique. Applications et enjeux (Presses de l’Université Laval, 2011), nous présentera l’approche de la «communauté de recherche philosophique», son apparition avec la philosophie pour enfants, différents contextes dans lesquelles elle a été utilisée et finalement, quelques voies d’avenir prometteuses…

Quatrième de couverture de La communauté de recherche philosophique. Applications et enjeux:

Ce livre présente, dans un premier temps, quelques-unes des applications de la communauté de recherche philosophique (CRP) dans des contextes différents de celui qu’avait imaginé M. Lipman, créateur du programme Philosophie pour les enfants, à la fin des années 1960. Ces applications sont l’œuvre de 24 créateurs soucieux d’utiliser la CRP de manière novatrice en étant guidés par les particularités contextuelles avec lesquelles ils devaient composer. Il y est notamment question de l’utilisation de la CRP en milieu carcéral, dans la formation à distance, dans la formation des maîtres, en alphabétisation populaire, en maison de retraite, dans l’enseignement religieux et l’éducation éthique… Dans un deuxième temps, quelques enjeux de la CRP sont examinés : son éventuelle utilisation dans le programme d’éthique et culture religieuse au Québec, les rapports entre la CRP et l’éveil à la dignité humaine, la promotion de la santé, l’éducation du citoyen, la CRP et le développement de la pensée critique des adolescents, l’apprentissage du jugement et la dimension esthétique de la CRP. Chaque chapitre pose une série de questions touchant les fondements de la CRP.
Ce livre devrait amener le lecteur à entrevoir l’énorme potentiel de la CRP, à l’intérieur d’une grande variété de contextes. De plus, le caractère émergent de ces applications pave la voie à un large éventail de projets de recherche impliquant non seulement des philosophes, mais aussi des psychologues, des pédagogues, des sociologues, des intervenants en milieu communautaire, des linguistes, des artistes, des littéraires, des scientifiques… Autant de perspectives nouvelles qui, au demeurant, s’inscrivent tout à fait dans les axes de la CRP : rencontre de la diversité, questionnement, recherche, collaboration…

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~ Automne 2012 ~

 30 septembre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Yves St-Arnaud (Professeur émérite – Psychologie, Faculté des lettres et sciences humaines – Université de Sherbrooke) 

« Vivre sans savoir. Invitation au dialogue entre croyants et non-croyants »

Un dialogue fécond entre croyants et non-croyants, bien que difficile, est possible et souhaitable, car au-delà des différends, chacun à sa façon œuvre à la progression de l’humanité. L’expérience montre néanmoins que ce dialogue présuppose quelques conditions préalables et quelques balises que l’auteur, en écho à son credo athée  – Je crois sans Dieu (Fides, 2010) -, examine dans son ouvrage Vivre sans savoir, en invitant chacun à « apporter ses convictions ».

Séance de signature : Y. St-Arnaud (2012) Vivre sans savoir. Invitation au dialogue entre croyants et non-croyants, Fides.

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14 octobre  – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Guy Durand (Juriste, théologien spécialisé en éthique biomédicale)

«Pour une éthique de la dissidence»

M. Guy Durand, professeur émérite de l’Université de Montréal, présentera, dans le contexte actuel, les idées maîtresses de son ouvrage Pour une éthique de la dissidence. Liberté de conscience, objection de conscience et désobéissance civile, Liber (2004). « En son fond, l’objection de conscience [y compris dans sa forme radicale de désobéissance civile] n’est pas négative; elle n’est ni abstention ni passivité; elle doit, par sa force d’interpellation, témoigner des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu’il est, l’objecteur devient ainsi un éveilleur de conscience. » (G. Durand)

On pourra se procurer et faire dédicacer : G. Durand (2004) Pour une éthique de la dissidence. Liberté de conscience, objection de conscience et désobéissance civile, 160p.

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28 octobre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Daniel D. Jacques  (Ph.D. – Université de Montréal, professeur de philosophie, membre fondateur de la revue Argument)

« La mesure de l’Homme – Quelle humanité pour l’avenir? »

«Trop d’information, trop de technologie, des activités et des masses humaines toujours plus imposantes font que notre monde nous paraît «démesuré». Mais à quelle aune jaugeons-nous cette démesure? Quelle est donc cette «mesure» de l’être humain qui est à l’origine de ce sentiment?» Daniel D. Jacques présentera les idées maîtresses de son dernier ouvrage qui parcoure les différents systèmes de mesure que l’Occident a successivement mis en place dans l’histoire pour définir ce qui constitue au fond l’être humain. Nos sociétés modernes sont-elles vraiment en perte d’humanité? Une mesure optimiste est-elle encore envisageable?

Plus précisément, « Il s’agira, lors de cette rencontre, d’examiner quelle conception de l’humanité nous permettra d’assumer les défis qui se profilent devant nous, notamment ceux que suscitent les développements de la technique. J’entends montrer que l’examen d’une telle question, ouverte sur l’avenir, nécessite paradoxalement un retour sur le passé, plus spécifiquement sur l’histoire de l’humanisme. » Daniel D. Jacques

Séance de signature : D. D. Jacques (2012) La Mesure de l’homme. Montréal, Boréal, 720 pages

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Ciné-philo (dimanche 4 novembre)

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11 novembre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Claude Vaillancourt (Romancier, essayiste, conférencier, musicien, professeur de littérature, militant altermondialiste et cinéphile…)

« Cinéma américain et esprit critique »

En illustrant ses propos à l’aide du multimédia, Claude Vaillancourt présentera son essai Hollywood et la politique comme une méthode d’autodéfense intellectuelle à la Normand Baillargeon, mais appliquée au cinéma. « En proposant une sorte de guide pour interpréter les films et leurs messages politiques, l’essayiste ne veut pas détourner ses lecteurs du cinéma hollywoodien, mais les inviter à combiner le plaisir avec l’esprit critique. » (L. Cornellier, Le Devoir)

Séance de signature : C. Vaillancourt (2012) Hollywood et la politique, Montréal, Écosociété, 164p.

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25 novembre – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Martine Béland (Ph.D. Philosophie, professeure)

« Deviens celui que tu es! » Ou comment, selon Nietzsche, quitter son métier par vocation

Deux espaces marquent l’œuvre de Friedrich Nietzsche (1844-1900) : l’université (il fut professeur de philologie classique à l’Université de Bâle, en Suisse, pendant dix ans) et l’itinérance (après sa retraite très anticipée, il a voyagé dix ans sur les routes de l’Europe). De professeur universitaire, il est devenu volontairement un philosophe « itinérant ». En soutenant une conception de la philosophie qui exclut d’emblée la possibilité d’une pratique philosophique professionnelle, Nietzsche a incarné l’idée de la philosophie comme mode de vie. Son parcours intellectuel se présente ainsi comme une illustration de la tension entre le métier de savant et la vocation de penseur.

Séance de signature : M. Béland (2012) Kulturkritik et philosophie thérapeutique chez le jeune Nietzsche, PUM.

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 9 décembre ~ Ciné-philo

Paris, Texas (un film de Wim Wenders)

Palme d’Or du Festival de Cannes en 1984 ( Langue de projection: français )

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~ Hiver-printemps 2012 ~

20 mai – Dimanche philo (9 h 30 à 13 h)

Jean Bédard (philosophe, romancier)

« Professeurs d’espérance »

Le 19 février 2012, Jean Bédard publiait Marguerite Porète, l’inspiration de Maître Eckhart,
chez VLB.  Le 20 mai nous lancerons du même auteur : Professeurs d’espérance :
1. Maître Eckhart, le mystique  2. Nicolas de Cues, l’homme de paix
3. Komensky, l’éducateur
(Typo poche)
(réécriture des trois romans en 160 pages chacun).

Alors, en quatre romans, nous traverserons le Moyen Âge, la Renaissance et le Baroque, occasion unique de voir naître une espérance qui illumine encore aujourd’hui nos racines. L’aventure de Marguerite Porète révèle un féminisme célébrant la vie et amorce la démarche de la liberté. Maître Eckhart  fonde notre conscience personnelle, Nicolas de Cues éclaire les fondements de notre fraternité, Komensky nous appelle à la démocratie universelle (plutôt que seulement nationale).

Nous suivrons avec eux le parcours qui pointe vers la société de l’avenir, libre, universelle et véritablement démocratique pour un devenir écologique et sensé. (Séance de signature) 

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil
Grand public (25 $) – Étudiants avec carte (15 $)
Comprend : Conférence – Ateliers – Échanges – Goûter – Documentation (+/- 20 pages) Réservations : Tél.:450-670-8775 Courriel : philosophes@me.com

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15 AVRIL – CINÉ-CLUB PHILOSOPHIQUE (13 H À 16 H 30)


TROIS TEMPS APRÈS LA MORT D’ANNA

Un film québécois de Catherine Martin sorti en août 2010.  (Affichette donnant tous les détails)

Comment vivre après cela ? C’est la fin de l’hiver. Une jeune violoniste est assassinée par un inconnu dans son appartement. Dévastée par la mort violente d’Anna, sa fille unique, Françoise quitte Montréal et se réfugie seule, en Kamouraska, dans la maison héritée de ses ancêtres maternels. Là-bas, elle tente de reconstruire sa vie intérieure en reprenant contact avec le fleuve, la nature, la maison et quelques objets qui lui rappellent sa fille. Mais son deuil est profond : elle ne veut plus vivre. Dans la forêt, elle est sauvée par un homme alors qu’elle se laissait mourir de froid. Ils se reconnaissent : ils se sont connus adolescents. Édouard est peintre et, depuis quelque temps, il est revenu habiter la maison où il a grandi.

Peu à peu, le sentiment amoureux de leur jeunesse refait surface, malgré eux. La présence de cet homme et celles, bienveillantes, de sa grand-mère, de sa mère et de sa fille, toutes trois disparues, aident Françoise à retrouver le désir de vivre.

Lieu : Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30
Grand public (20 $) Comprend : Film – Discussion – Goûter – Documentation
Réservations : Tél.:450-670-8775 Courriel : philosophes@me.com

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25 MARS – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)


JEAN PROULX
 (PHILOSOPHE INTÉRESSÉ AUX SCIENCES,  THÉOLOGIEN, PHOTOGRAPHE…)


« Nos sciences montrent un univers dont la beauté et l’harmonie pointent vers une transcendance porteuse de sens »

Entretien autour de son ouvrage En Quête de sens. Sur les traces du dieu cosmique. (2011) Montréal, Le Jour, 297 p. (Préface de Jacques Languirand)

«Réconciliant science, philosophie et spiritualité, cet ouvrage propose une vision du Divin qui transcende les représentations religieuses traditionnelles. L’existence du Dieu cosmique se révèle dans l’harmonie du cosmos, dans les créations de la vie, dans la grandeur de l’esprit humain, dans la profondeur des détresses et des enchantements. Tous ces signes de sens et de beauté sont autant d’invitations à éveiller sa conscience, à développer ses talents d’artiste de la vie et à se forger artisan de la beauté du monde. Voici un livre qui s’aventure bien au-delà des apparences pour ouvrir la voie d’une spiritualité nouvelle.» [Quatrième de couverture]

Séance de signature : Jean Proulx (2011) En Quête de sens. Sur les traces du dieu cosmique. Montréal, Le Jour, 297 p.

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil

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11 MARS – CINÉ-CLUB PHILOSOPHIQUE (13 H À 16 H 30)

RASHÔMON

…un film d’Akira Kurosawa de 1950, en japonais avec des sous-titres en français.

« Kyoto au 11ème siècle. Sous le portique d’un vieux temple en ruines, Rashômon, trois hommes s’abritent de la pluie. Les guerres et les famines font rage. Pourtant un jeune moine et un vieux bûcheron sont plus terrifiés encore par le procès auquel ils viennent d’assister. Ils sont si troublés qu’ils vont obliger le troisième voyageur à écouter le récit de ce procès : celui d’un célèbre bandit accusé d’avoir violé une jeune femme et tué son mari, un samouraï. Le drame a eu lieu dans la forêt à l’orée de laquelle est situé le portique de Rashômon.

L’histoire est simple : Qui a tué le mari ? Le bandit Tajomaru, la femme, un bûcheron qui passait ou le mari lui-même qui se serait suicidé ? Autant d’hypothèses vraisemblables. Mais les dépositions des témoins devant le tribunal apportent à chaque fois une version différente du drame, et la vérité ne percera qu’après de nouvelles révélations surprenantes…

Lion d’Or au Festival de Venise, Oscar du Meilleur Film étranger, Rashômon est le film qui révéla Akira Kurosawa et le cinéma japonais au monde entier. Bénéficiant d’un montage novateur et d’une interprétation hors pair, le récit labyrinthique de Rashômon, illustré par une caméra virtuose, entraîne le spectateur dans un dédale d’ombre et de lumière où témoignages et suspicions, informations contradictoires et vérités partielles font vaciller la réalité toute entière. Face aux ténèbres de l’âme humaine, Kurosawa garde cependant une foi inébranlable en l’homme et conclut son film d’une lueur d’espoir qui baignera toute son œuvre.

Film phare du cinéma japonais qui a révolutionné le langage cinématographique, Rashômon demeure l’un des rares chefs-d’oeuvre incontestables du 7ème Art. »

Source : http://www.films-sans-frontieres.fr/rashomon/

Lieu : Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30

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26 FÉVRIER – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)

CHANTALE PROULX (MP S PSYCHOLOGIE CLINIQUE)

« APHRODITE ET L’HYPERSEXUALISATION
QUI EST À LA SOURCE DE LA SEXUALISATION MASSIVE DE NOTRE SOCIÉTÉ ? »

L’épopée féministe de la deuxième moitié du XXe siècle montre un triste constat avec l’hypersexualisation et les conduites sexuelles excessives.  La banalisation de ces souffrances vécues en lien avec la sexualité montre bien la crise des valeurs actuelles qui entourent Éros, et notre difficulté à émerger du relativisme pour pointer et comprendre ces comportements extrêmes. S’indigner équivaut à se faire traiter de moralisateur.

Pourtant, la vie sexuelle ne peut se priver du développement des valeurs. Celles qui sont liées à l’ouverture sensuelle et à la quête d’intimité ont été perçues comme faisant partie d’une « religion » féminine qui est difficile à mettre en scène dans une société où l’Être n’existe à peu près pas. À ce manque de vie intérieure, en l’absence d’une réelle éducation, et en réaction au féminisme, s’opposent la consommation sexuelle et l’objectivation des rapports humains.

Comment peut-on offrir une riposte à cette aliénation et sacraliser Éros? Une partie de la solution se trouve dans la compréhension et l’accueil des besoins des hommes et des femmes. Nous sommes peut-être victimes de l’Ombre d’un archétype. De qui s’agit-il? Je vous propose de poursuivre la réflexion dans le but de cerner les motivations d’une telle exagération du plaire à l’autre qui se trouve dans l’hypersexualisation.

Chantale Proulx a publiés aux Éditions GGC :  Filles de Déméter : le pouvoir initiatique de la maternité (2005) et Un monde sans enfance (2009)

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil

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12 FÉVRIER – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)

Jonathan Durand Folco (doctorant en philosophie à l’Université Laval)
[Événement #168, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

« Pourquoi  André Gorz (philosophe cofondateur du Nouvel Observateur) militerait-il contre les gaz de schiste ?  »

Jonathan Durand Folco, doctorant en philosophie à l’Université Laval, s’intéresse aux connexions entre l’ontologie sociale, l’écologie politique et l’économie solidaire. Il explicitera la réflexion entamée dans son article du Devoir du 7 janvier 2012 (Devoir de philo  : « André Gorz militerait contre les gaz de schiste »). Il alimentera notre réflexion en présentant le personnage et la pensée de Gorz, les rapports que celui-ci analyse entre science et société, notamment à travers le prisme de l’écologie politique et sa critique des stratégies de consultation publique. Une réflexion incontournable menée dans le cadre de la problématique actuelle des gaz de schistes. 

Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil

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29 JANVIER 2012 – DIMANCHE PHILO (9 H 30 À 13 H)

Yvon R. Théroux (Religiologue) Et Jacques J. Perron (Philosophe)
[Événement #168, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

« De la philosophie du christianisme à la spiritualité laïque… »

Se comprendre et se connaître soi-même comme occidentaux nécessitent qu’on examine nos racines culturelles profondément ancrées dans le christianisme. À partir des écrits du philosophe et historien des religions Frédéric Lenoir, Yvon R.Théroux (religiologue) et Jacques J. Perron (philosophe) nous invitent à revisiter ces racines qui sont, dès l’origine, tout à la fois religieuses et philosophiques. Le déploiement philosophique de ces racines explique l’Occident d’aujourd’hui.

Référence
 principale : Lenoir, Frédéric (2007). Le Christ philosophe. Paris, Plon, 306p.
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Lieu : La Maison Gisèle-Auprix-St-Germain – 150 rue Grant, Vieux-Longueuil
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~ Saison Automne 2011 ~

Ciné-club philosophique – 4 décembre 2011 (13 h à 16 h 30)
[Événement #167, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Film : Cris et chuchotements        Cinéaste : Ingmar Bergman (1972)

À la fin du XIXe siècle, Agnès se meurt d’un cancer dans le manoir familial. Ses deux sœurs, Karin et Maria, sont venues l’assister, mais seule la chambrière Anna parvient à l’aider. Karin, l’aînée, est mariée à un homme rigide qu’elle n’aime pas. Elle va même jusqu’à se mutiler pour éviter tout rapport. Maria aussi est mariée à un homme sans importance. Elle avoue elle-même être superficielle et insouciante. Les sœurs se succèdent au chevet de la malade. Après le décès de celle-ci, outre les problèmes de la succession, Karin et Maria essaient de se parler, de se connaître, difficilement, les non-dits masquent la haine. Anna, la chambrière, est autorisée à prendre un objet ayant appartenu à la défunte avant de partir. Elle choisit de ne rien prendre, mais dérobe son journal intime.
(Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30)

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Dimanche philo – 27 novembre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #166, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Jean-François Lessard, Docteur (Science politique – École des hautes études en sciences sociales de Paris – Professeur de philosophie – Cégep André-Laurendeau; chargé de cours en pensée politique – Université du Québec à Montréal)

« Le nazisme et nous. La modernité et ses dérapages »

« Le régime nazi et la solution finale ne peuvent être réduits à une explication nationale. Nous soutiendrons pour notre part que le nazisme constitue une clé importante pour comprendre la modernité. Loin d’être en opposition avec les forces du progrès et les grandes dynamiques de la civilisation dans laquelle nous nous situons, le nazisme est un aboutissement de la modernité elle-même. L’inclure dans l’étude de la modernité ne peut dès lors qu’être bénéfique, non seulement pour la compréhension du passé, mais également pour la lumière que cela jette sur cette période qui est encore la nôtre. »
Lessard, Jean-François (2010) Le Nazisme et nous. La modernité et ses dérapages. Montréal, Liber, 212p.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière + séance de signature)

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Dimanche philo – 13 novembre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #165, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Alexandra Pleshoyano
(Professeure associée au département de théologie de l’Université de Sherbrooke, auteure)

« Etty Hillesum : « Quand on n’a que l’amour à offrir en prière » (Brel) »

Sans entrer ici dans tous les débats autour de l’éthique en temps de guerre, nous évoquerons la « seule solution » qui a permis à Etty Hillesum – cette jeune femme juive décédée à Auschwitz en 1943 – de résister au mal au coeur de la Shoah. Le combat d’Hillesum ne se limitait pas seulement à contrer la haine, mais à la transformer en amour. Selon Tzvetan Todorov: « Tout se passe comme si, pour Hillesum, la lutte contre le mal intérieur venait à la place de celle contre le mal extérieur, au lieu que l’une serve de préparation à l’autre » D’autres comme André Comte-Sponville perçoivent plutôt chez Hillesum une intégration du processus de deuil selon Sigmund Freud qui consiste à accepter l’inéluctable afin de s’en libérer. Il ne s’agit pas d’un renoncement à la vie, mais d’une acceptation de la finitude. Comment Hillesum justifie-t-elle son comportement? Qu’entend-elle par l’amour comme « seule solution »? Comment cette jeune femme qui semblait si égocentrique dans les débuts de son journal en est-elle arrivée à un amour aussi altruiste, voire déraisonnable, à un amour qui s’offre pour unique prière? Ce ne sont là que quelques-unes des questions auxquelles nous réfléchirons ensemble. Un cheminement inspirant pour les quêtes spirituelles du XXIe siècle.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière)

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Ciné-club philosophique – 6 novembre 2011 (13 h à 16 h 30)
[Événement #164, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Film : Contre toute espérance – Cinéaste : Bernard Émond (2007)

Téléphoniste depuis vingt ans, Réjeanne perd son travail lorsque la multinationale qui l’emploie effectue un licenciement massif. Cette année-là, le président de l’entreprise se verse un salaire de treize millions de dollars. Peu de temps après, le mari de Réjeanne est victime d’un AVC qui le laisse invalide et aphasique. Gilles et Réjeanne n’arrivent plus à joindre les deux bouts et doivent vendre leur jolie maison de banlieue. Ils reviennent en ville et s’installent dans un petit logement d’un quartier populaire. Réjeanne doit faire vivre son mari et accepte des emplois précaires et mal payés. Malgré l’amour et le dévouement de Réjeanne, Gilles s’isole et sombre peu à peu dans la dépression. Et puis un jour, tout bascule.
(Longueuil, Bibliothèque Georges-Dor, Salle Jean-Marc-Desgent – 13 h à 16 h 30

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Dimanche philo – 30 octobre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #163, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Daniel Desroches, Ph.D. (Philosophie – Université Laval)
(professeur au collège Lionel-Groulx, conférencier aux Belles soirées de l’Université de Montréal)

« Qu’est-ce que le réel de la philosophie ? La réponse de la philosophie comme mode de vie. »

Qu’est-ce que «la philosophie comme mode de vie»? Une façon ancienne de concevoir la philosophie ou une tâche inédite qui se présente à nous aujourd’hui?  Dans la perspective ouverte par l’helléniste Pierre Hadot et reprise par le philosophe Foucault, nous aborderons les questions suivantes : quel est le sens premier du mot «philosophie»? Comment étudier les écoles antiques? Existe-t-il un réel de la philosophie? Nous examinerons ces questions à l’aide des témoignages et des actes se rapportant à Socrate, Diogène le cynique, Platon et les stoïciens. Finalement, nous interrogerons l’actualité de la philosophie comme mode de vie.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière)

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Dimanche philo – 16 octobre 2011  (9 h 30 à 13 h)
[Événement #162, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Yvon Rivard (professeur, romancier, essayiste, poète, scénariste)

« Entretien avec Yvon Rivard sur son essai de 2010 Une Idée simple (Boréal) »

Extrait de la quatrième de couverture : « A l’entrée de son livre, Yvon Rivard inscrit cette phrase de Camus: «J’ai toujours pensé que l’art n’était rien si finalement il ne faisait pas de bien, s’il n’aidait pas.» Aider, porter assistance à autrui, se soucier de la réalité de l’être et du bonheur des hommes, telles sont aujourd’hui, à ses yeux, la vocation ultime et l’unique justification de l’art, de la littérature, de la pensée. »

Cette idée simple implique que « […] l’artiste ou le penseur accepte en quelque sorte d’ordonner, voire d’immoler son art ou sa pensée au «souci de l’autre », c’est-à-dire à l’écoute et à la consolation de sa souffrance. »

Rivard, Yvon (2010). Une Idée simple. Montréal, Boréal (Papiers collés), 243p.
(Entretien + ateliers de discussion + retour en plénière + séance de signature)

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Café-philo dans le cadre des Journées de la culture – 2 octobre 2011
[Événement #161, Bibliothèque Georges-Dor, salle Jean-Marc-Desgent]

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Dimanche philo – 25 septembre 2011 (9 h 30 à 13 h)
[Événement #160, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Michel Métayer (philosophe et auteur)

« Pour une éthique de la discussion éthique »

Le but essentiel de toute discussion se résume en un mot : convaincre. Pour atteindre ce but, nous employons une variété de moyens qui prennent la forme de stratégies et de procédés argumentatifs. Certains de ces moyens peuvent être fallacieux et poser problème sur le plan éthique. Tout dépend de l’objectif ultime qui anime les interlocuteurs : défendre sa position avec acharnement, remporter la victoire, arriver à une entente ou à une meilleure compréhension mutuelle ? Ce problème éthique prend encore plus d’acuité lorsque l’objet de la discussion est lui-même de nature éthique, car l’éthique est un domaine où les désaccords sont particuliè-rement profonds et intenses. En définitive, qu’est-il permis d’espérer de nos discussions éthiques?

Michel Métayer  (2011) Guide d’argumentation éthique. (2e éd.), Presses de l’Université Laval (Coll. Quand la philosophie fait pop!), 155p.
(Conférence + ateliers de discussion + retour en plénière + séance de signature)

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~ Hiver 2011 ~

Dimanche philo (17 avril 2011, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #159, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Jean Laberge (professeur, auteur)

« Plaidoyer pour une éthique de la vertu »

Jean Laberge soutient que le malaise moral et social de l’Occident libéral (dont fait partie le Québec) a sa source dans une éthique «libérale» (au sens philosophique du terme) qui repose sur les «droits de la personne». Sans rejeter ces derniers, il voudra rappeler qu’un droit n’est pas une vertu, mais une protection ou une assurance qui vise au mieux la coexistence et la cohésion sociale. L’éthique des droits, en d’autres termes, ne vise pas le bonheur ou le bien-vivre ensemble. De là découle ce que le Québec connaît comme débats lancinants de société: accommodements raisonnables, laïcité de l’État, euthanasie, etc. Dans tous ces débats, l’enjeu se résume à la portée et la limite des droits.

Il nous faut impérativement sortir du cadre libéral de l’éthique des droits et opter courageusement pour une éthique de la vertu, déjà mise de l’avant il y a fort longtemps par le philosophe grec Aristote qui n’a rien perdu de sa pertinence aujourd’hui. Si la liberté est la valeur suprême de l’éthique libérale, le courage est toutefois préalable à la liberté, car les timorés ne seront jamais libres même si la Charte leur attribue d’office le droit à cette liberté. On ne naît pas libre, on le devient, en apprenant à être courageux. Il ne suffit pas d’être «bon» citoyen; il faut surtout devenir des hommes et des femmes excellents.

L’ouvrage de Jean Laberge, Plaidoyer pour une morale du bien (Liber, printemps 2011) servira de guide dans cet appel à une éthique de la vertu. Séance de signature.

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Ciné-club philosophique (10 avril 2011)
[Événement #158, Bibliothèque Georges-Dor, Longueuil]

Mort à Venise – Un film de Luchino Visconti (1971)

Ce film raconte l’histoire de la déchéance et de la mort d’un homme obsédé par la recherche de la beauté idéale. Cet homme, le musicien Gustav Von Aschenbach, vieillissant et malade, venu se reposer dans un hôtel de grand luxe à Venise, est fasciné et troublé par la grâce et la  beauté d’un jeune adolescent polonais.  Mais la beauté de Tadzio trouble le musicien, qui voit peu à peu ses certitudes morales et esthétiques de même que son existence toute entière remises en question par le désir qu’il ressent. Il tente de fuir ce désir en quittant Venise, mais un événement fortuit lui sert de prétexte pour revenir à son hôtel. Il refuse de quitter Venise malgré l’épidémie de choléra et il meurt seul sur la plage en contemplant une dernière fois l’inaccessible objet d’un amour impossible.

« Un compositeur vieillissant vient chercher à Venise une atmosphère propice à l’épanouissement de son art. N’y trouvant aucune inspiration, sa passion se réveille à la vue d’un jeune adolescent.  Adaptation austère et contemplative de la grandiose nouvelle « la Mort à Venise » de Thomas Mann, Mort à Venise (Prix du 25ème Anniversaire du Festival de Cannes) figure bien souvent comme le testament de Luchino Visconti puisqu’il laisse transparaître toutes les obsessions et préoccupations, développées de façon très aboutie, de ce cinéaste, véritable artiste de génie, personnage de fascination et de scandale pour ses moeurs et son goût raffiné de la décadence. […]»

http://critiquescinema.canalblog.com/archives/2007/03/04/4197990.html

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo (27 mars 2011 , de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #157, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Alain Noël, Ph. D.
(professeur titulaire en Science politique – Université de Montréal, spécialiste de la politique comparée)

 La « Gauche » et la « Droite » : des catégories politiques dépassées ? »

Alain Noël et Jean-Philippe Thérien publiaient aux Presses de l’Université de Montréal, en 2010, La gauche et la droite. Un débat sans frontières. Alain Noël présentera cet ouvrage qui cherche à démontrer que le clivage gauche-droite « est universel et parfaitement contemporain » et qu’il « aide les citoyens partout dans le monde à articuler leurs opinions en fonction de leurs valeurs et, ce faisant, à penser et à agir de façon cohérente dans un environnement politique complexe ».

Séance de signature.

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Dimanche philo (13 mars 2011 , de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #156, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Thomas de Koninck,
(Ph. D., professeur de philosophie à l’Université Laval, titulaire de la Chaire La philosophie dans le monde actuel)

Entretien sur deux ouvrages de Thomas de Koninck. Le premier, Aristote, l’intelligence et Dieu, a été publié en 2008 chez PUF (Chaire Etienne Gilson). Le second, Philosophie de l’éducation pour l’avenir, paraissait aux Presses de l’Université Laval (Kairos) en 2010.

Entretien avec  Jacques J. Perron, Ph.D.
Séance de signature.

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Ciné-club philosophique (27 février  2011)
[Événement #155, Bibliothèque Georges-Dor, Longueuil]

Nocturne indien – Un film d’Alain Corneau (1989)

Nocturne Indien, un parcours initiatique très particulier. Un homme part à la recherche d’un ami d’enfance qui ne tient pas vraiment à ce qu’on le trouve. L’action se situe en Inde, un pays étrange et fascinant pour un Occidental. Un pays fait expressément pour se perdre et … finalement se retrouver. Dans ce décor, tout est contraste : l’ombre et la lumière, l’illusion et la réalité, l’infinie diversité des dieux, la vie dont on rêve et celle que l’on vit. On accompagne le personnage principal qui suit un long chemin non balisé, où il convient de laisser sur le bord de la route beaucoup de certitudes, d’évidences et d’idées préconçues. On se donne beaucoup de mal pour atteindre un objectif et lorsqu’on y est presque arrivé, on réalise que c’est devenu sans intérêt parce que le cheminement nous a changés et qu’il est temps de passer à une autre étape de sa vie.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo (13 février 2011, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #154, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Georges Leroux, Ph. D.
(philosophe, professeur émérite de l’Université du Québec à Montréal, auteur de
Éthique, culture religieuse, dialogue. Arguments en faveur d’un programme, Fides, 2007)

« L’éducation au pluralisme dans le Québec actuel: enjeux et défis »

Après une brève présentation du programme éthique et culture religieuse (ÉCR), le philosophe discutera des enjeux de l’éducation au pluralisme dans le nouveau contexte de la déconfessionnalisation. Il poursuivra la réflexion en ouvrant sur les trois grands débats: liberté de conscience, laïcité et nationalisme.

Séance de signature.

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Dimanche philo (30 janvier 2011, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #153, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Pierre Bertrand, Ph. D.
(philosophe, professeur, président de la NAPAC, et auteur) 

Entretien sur son dernier essai La part d’ombre. publié chez Liber en 2010.

« Qu’est-ce donc que la réalité ?  […] Nous pouvons modifier notre perception et notre connaissance des autres et de nous-mêmes, mais une part irréductible de la réalité demeure intrinsèquement hors de portée. C’est la part d’ombre… »

Entretien avec Jacques J. Perron, Ph. D. (Philosophie).
Séance de signature.

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~ Hiver-printemps 2010 ~

Ciné-club philosophique (2 mai 2010)
[Événement #144, Bibliothèque Georges-Dor, Longueuil]

Ma Nuit chez Maud– Un film d’Éric Rohmer (1969)

Catholique pratiquant âgé d’une trentaine d’années, Jean-Louis mène une existence paisible à Clermont-Ferrand. Il pense être amoureux d’une jolie blonde, Françoise,  qu’il croise à l’église, mais est trop réservé pour l’aborder. Rencontrant par hasard Vidal, un ancien ami de lycée, Jean-Louis est invité à dîner chez Maud, maîtresse occasionnelle et amie de Vidal. La soirée se passe en longues discussions sur le mariage, sur la morale, sur la religion, sur Pascal, à trois, puis à deux, mariant également sincérité et séduction. Quelque temps après, Maud va travailler à Toulouse et Jean-Louis épouse Françoise. Cinq ans plus tard, sur la plage, Maud, Françoise et l’ingénieur se croisent, échangent des banalités avant que quelques vérités ne se mettent en place.

Troisième volet des Six Contes moraux, Ma nuit chez Maudest un grand Rohmer, une subtile comédie de caractères qui joue de l’opposition entre l’ascétisme de Jean-Louis et la légèreté contagieuse de la sensuelle Maud.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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~ Automne 2010 ~

Ciné-club philosophique (5 décembre 2010)
[Événement #152, Bibliothèque Georges-Dor, salle Jean-Marc- Desgent Longueuil]

Agora – Un film de Alejandro Amenábar (2009)
(Film à grand déploiement dont l’histoire se déroule dans l’Antiquité)

Ce film raconte la vie et la fin tragique d’Hypatie une philosophe, astronome et mathématicienne. Elle est un personnage historique qui a vécu à Alexandrie entre 355 et 415. Le cinéaste veut montrer que le monde actuel n’est pas à l’abri des perturbations qui ont profondément marqué l’époque ou se déroule l’action. Avec de très belles images et un scénario bien construit, le film présente plusieurs thèses pour exposer les dangers qui, selon Amenabar, menacent la civilisation. Afin de résister à tout groupe qui essaie d’imposer ses idées par la force en laissant la raison de côte, il faut utiliser, entre autres, la raison contre l’aveuglement idéologique, l’ouverture et la tolérance contre les intégrismes de toutes sortes, la passion pour la connaissance contre l’obscurantisme, la philosophie pour éviter de sombrer dans la barbarie et que s’éteignent les lumières de la civilisation.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo (28 novembre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #151, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Pierre Mouterde
(Sociologue, professeur de philosophie au Cégep de Limoilou et auteur)

«À la recherche d’une philosophie pour les vivants des temps présents…»

À l’encontre d’une philosophie bien à la mode, mais sans grandeur, débarrassée de toute perspective émancipatrice, ne pensant pas l’action pratique ou alors seulement en termes étroitement individuels, il s’agira de chercher à esquisser les bases d’une philosophie s’adressant aux vivants des temps présents, «holistique», prométhéenne, enlacée à la vie,  soucieuse d’être à la hauteur des grands défis contemporains…

Séance de signature :
Mouterde, P. (2009). Pour une philosophie de l’action et de l’émancipationMontréal, Écosociété.

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Dimanche philo (14 novembre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #150, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Yvon Gauthier, Ph. D.
(Professeur émérite en psychiatrie, Université de Montréal, Hôpital Sainte-Justine, auteur)

« L’avenir de l’enfant. Génétique et pharmacologie ou sécurité de l’attachement »

« Le message est très clair et diffusé de façon souvent implicite: le développement de l’enfant est contrôlé par un programme génétique inscrit dès sa naissance dans son être, et la pharmacolo-gie est la solution aux problèmes qui peuvent survenir tout au long de son devenir. On parle beaucoup moins des connaissances que nous avons maintenant sur le rôle de l’environnement, et particulièrement de l’attachement, dans la construction du psychisme de l’enfant. L’importance du « relationnel » aussi bien dans le développement précoce de l’enfant que dans son devenir ultérieur, particulièrement dans les milieux à haut risque, sera un élément essentiel de ma discussion de la polarisation actuelle entre l’organique et le psychique. » Le Dr Yvon Gauthier travaille avec les enfants depuis 1960. Aujourd’hui, il se dit inquiet devant l’évolution de la psy-chiatrie de l’enfant, où l’on privilégie maintenant le courant pharmacologique au détriment du rôle que joue l’environnement et la famille dans le développement de l’enfant.

Séance de signature :
Gauthier, Y. (2009). L’Avenir de la psychiatrie de l’enfant. Le parcours d’un psychiatre d’enfant. Toulouse, Erès.
Gauthier, Y., G. Fortin, et al. (2009). L’attachement, un départ pour la vie. Montréal. Editions de l’Hôpital Sainte-Justine.

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Ciné-club philosophique (7 novembre 2010)
[Événement #149, Bibliothèque Georges-Dor, salle Jean-Marc- Desgent Longueuil]

La Donation– Un film de Bernard Émond (2009)

Du questionnement sur le sens de l’existence et du souci de l’autre…

« Le docteur Rainville, un médecin de campagne âgé en fin de carrière cherchant un remplaçant, publie une annonce afin de trouver quelqu’un qui s’occuperait de ses malades pendant un mois et peut-être prendrait la relève. Jeanne, médecin de la grande ville, qui tente de retrouver l’aspect humain de la médecine, accepte de venir passer un mois en Abitibi dans le village de Normétal. Elle se retrouve au bout du monde. Ce grand film d’auteur, soutenu par un jeu très sobre et très juste des comédiens, est tourné dans des paysages abitibiens austères, mais pas arides, qu’il faut apprendre à connaître et à aimer. L’atmosphère d’austérité et de retenue contribue à mettre en valeur les thèmes suivants : le devoir universel du don de soi, la création de liens avec les autres, l’importance du lien avec le territoire, du lien entre le passé et l’avenir ainsi que du besoin d’être utile et d’être à sa place. Le film se termine sur une séquence qui représente, selon Bernard Émond, «…La plus forte image d’espoir que j’ai jamais filmée».

Ce film est le dernier volet de la trilogie (La NeuvaineContre toute espéranceLa Donation) illustrant  les vertus théologales la Foi, l’Espérance et la Charité.

Présentation et documentation d’accompagnement : Jean-Roberge Boucher.
Animation : Jean-Roberge Boucher et Jacques J. Perron

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Dimanche philo 31 octobre  2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #148, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Jean Bédard, Ph. D.

(Philosophe, essayiste, romancier, fondateur avec Marie-Hélène Langlais de la ferme Sageterre)

Voir : http://www.jeanbedard.com et http://www.sageterre.com

« Marguerite Porète, source de Maître Eckhart »

L’aventure de Marguerite Porète révèle un féminisme célébrant la vie, sans doute le premier féminisme organisé et militant d’Occident. Cette femme du Moyen Âge a été l’inspiration directe de Maître Eckhart. Si elle est peu con-nue (Christian Bobin en fait la louange dans Le Très-Bas), elle ne peut laisser indifférent: sa pensée et surtout ses actions nous aiguisent et nous poussent à des changements qui pourraient bien contribuer à rendre notre monde « durable ».

Séance de signature

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Dimanche philo (17 octobre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #147, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Mathieu Bock-Côté
(Diplômé en philosophie, doctorant en sociologie)

« De la caricature du passé au fantasme de l’avenir: retour sur la crise du ‘nous’ québécois »

Mathieu Bock Côté est un commentateur critique de la vie politique québécoise qui réfléchit de manière critique sur le conservatisme occidental, le progressisme con-temporain et le multiculturalisme. L’auteur engagé prolongera la réflexion entreprise dans son ouvrage Bock-Côté, M. (2007). La dénationalisation tranquille. Mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire publié chez Boréal en 2007.

Séance de signature

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Café-philo (26 septembre 2010, de 13 h 30 à 14 h 30)
[Événement #146, Bibliothèque Georges-Dor]

Animation : Jacques J. Perron, Ph. D.
Directeur général de La Compagnie des philosophes

Thème : « Philosophie et humour… »

Dans le cadre des Journées de la culture – Une invitation à rencontrer des gens qui veulent réfléchir et échanger sur des questions de sens en compagnie d’un animateur philosophe.

On présentera La Compagnie des philosophes et les activités qu’elle organise dans le Vieux-Longueuil.  On expliquera comment la  philosophie peut être vue comme l’effort de mieux penser pour vivre mieux, individuellement et collectivement, grâce à la réflexion et au dialogue.

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Dimanche philo (19 septembre 2010, de 9 h 30 à 13 h)
[Événement #145, Maison Gisèle-Auprix-Saint-Germain, Vieux-Longueuil]

Conférencier : Loyola Leroux
(Professeur de philosophie, responsable de la présentation et des notes de l’Éthique à Nicomaque. Aristote, publié aux Éditions CEC en 2010)

« Le bonheur selon les anciens Grecs et Aristote »

Les Grecs ont inventé la philosophie qui consiste surtout à réfléchir sur le bonheur ou la vie bonne.Pour celui que Saint Thomas d’Aquin appelait « le philosophe », les humains désirent connaître les moyens pour vivre heureux. « Tous les humains ont par nature le désir de savoir ». Pour Dante, Aristote est « Le maître de ceux qui savent ». Pour les philosophes actuels comme Charles Taylor ou pour Karl Marx, Aristote est « un génie ».

Aristote se pose les questions suivantes : quelle est la place de l’amitié, du plaisir, de l’argent, de la responsabilité individuelle, de la justice dans la recherche du bonheur. Il suggère des pistes pour nous aider à être heureux au XXIe siècle. Il est traduit dans plusieurs langues et est l’outil privilégié des gentilshommes qui depuis 2000 ans s’en servent pour réfléchir au bonheur. »

Séance de signature :
Éthique à Nicomaque.  Aristote (2010) Les Éditions CEC. D’après la traduction de Soeur Pascale-Dominique Nau, OP (2007)Présentation et notes : Loyola Leroux

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